‹ Stendhal diplomateChapitre 16 sur 59 · Correspondance, t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p

ne parvenaient à remplacera ses yeux les relations excellentes et les amis qu'il avait laissés à Paris. Il regrettait sa société habituelle, V. Jacquemont, Mérimée, M. Victor de Tracy et sa charmante femme. Il se disait réduit à ne lire que la Gazette de France et la Quotidienne dont il dévorait jusqu'aux annonces. Vahominahle Bora lui donnait déjà ces maux d'entrailles dont il devait tant souffrir à Cività-Vecchia. Il écrivait, le 28 janvier 1831 : « Je n'ai pas eu deux jours absolument sans douleur depuis le 26 novembre » * : et dans une telle situation il était obligé d'écrire à Paris pour faire venir un fauteuil. Il n'y en avait pas à Trieste î Pour se désennuyer un peu, Beyle, dès qu'il le pouvait, courait en grande hâte à Venise retrouver son ami le poète Buratti. Ils allaient ensemble entendre Velutti et le divin Peruchini ; puis le poète vénitien amenail son ami aux soirées de la comtesse Polcastro dont » ses vers nouveaux faisaient le charme» -. Mais il fallait toujours revenir à Trieste et là l'ennui et le froid ressaisissaient Beyle. «Je suis comme Auguste, écrivait-il, le 4

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