‹ Stendhal diplomateChapitre 17 sur 59 · Cité par R. Colomb, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Cité par R. Colomb, loc. cit., p

décembre 1830, j'ai souhaité l'empire, mais en le souhaitant, je ne l'ai pas connu... Il faut tâcher de s'accoutumer à ce manque absolu de communication de la pensée. J'ai cherché à ne pas faire une seule plaisanterie depuis mon arrivée dans cette île ; je n'ai pas dit une chose cherchant à être amusante ; je n'ai pas vu la sœur d'un homme; enfin j'ai été modéré et prudent et je crève d'ennui *. »

M. de Metternich se chargea de mettre fin à cette pénible situation. Le 24 décembre, Beyle recevait une lettre du maréchal marquis Maison, notre ambassadeur à Vienne, datée du 19, annonçant que l'exéquatur lui était refusé par la cour autrichienne. M. de Metternich avait même donné l'ordre à l'ambassadeur d'Autriche en France de protester contre la nomination de Stendhal.

Les causes avouées de cette décision étaient les idées libérales que Beyle avait professées dans ses ouvrages, notamment dans Rome, Naples et Florence et dans les Promenades dans Rome qui venaient de paraître (1829). Il y en avait peut-être d'autres. Si l'on ne parlait pas encore de Yltalia

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