V. aux annexes
l'armée, sous les ordres de M. le comte Mathieu- Dumas. J'ai été intendant à Brunswick et à Sagan. J'ai fait toutes les campagnes depuis 1801, Vienne, Berlin, etc. Depuis'1830, j'ai été nommé consul à Trieste et à Cività-Yecchia. M. le comte de Sainte- Aulaire, ambassadeur du roi à Rome, a demandé plusieurs fois la croix pour moi. »
Stendhal voulait-il ainsi montrer que ses services administratifs à eux seuls lui méritaient la croix ? ou bien, jugeant de la valeur de ses travaux d'après les soins qu'ils exigeaient, plaçait-il sa besogne de consu/ au-dessus de ses compositions littéraires? Il est difficile de le dire, et, là encore, peut-être l'explication^du fait se trouve-t-elle dans un souvenir de jeunesse. Comme nous lavons dit, Beyle avait assisté à la création de la Légion d'honneur. Elle était, à cette époque, elle était restée, à ses yeux, un ordre presque exclusivement militaire. Dès lors, ce qui, dans sa vie, lui paraissait le plus la mériter, devait être à coup sûr les campagnes qu'il avait faites, comme soldat d'abord, puis comme administrateur militaire, à la suite de la Grande Armée.
Mauvaise santé de Stendhal. — Son séjour à Paris de 1836 à 1839.
Depuis longtemps déjà la santé de Beyle s'était altérée. A Trieste, la hora. lui avait causé des maux d'entrailles ; à Cività-Vecchia, Varia cattiva des Marais-Pontins lui donnait les fièvres. A l'influence du mauvais air, il fallait joindre la goutte et la gravelle, dont Beyle avait ressenti, encore jeune, les premières atteintes. De plus, il se sentait vieillir, il regrettait Paris ; et ces regrets, l'isolement dans lequel il se trouvait à Cività-Vecchia, le laissaient sans beaucoup de force en face de la maladie. Aussi au printemps de 1835 son état subit-il une aggravation profonde. On peut voir dans deux lettres écrites l'une au docteur Prévost à Genève S l'autre au ministre des affaires étrangères ^ quel était à cette époque le mauvais état