MORI IL XXIII MARZO
M. D. CGC. XLII.
STENKHAL
... Beyle avait toujours conservé pour Milan une vive affection, mais ce fut un motif politique qui le détermina à abdiquer (c'était son expression) sa qualité de Français. Ce fut en 1840, lors du dénoùment de la première crise de la question d'Orient, qu'il prit cette résolution. La France, seule devant l'Europe, dut abandonner des prétentions, fondées certainement, mais qui pouvaient faire éclater la guerre et devenir ainsi la cause de malheurs incalculables. Beylc blâma, en termes très vifs, le traité du 15 juillet 1840, et, devant les employés de son consulat à Civita- Vecchia, il déclara que le g-ouvernement déshonorait le pays par une telle lâcheté, et que, dès ce moment, cessant d'être Français, il adoptait pour patrie la ville où s'étaient écoulés les moments les plus heureux de sa vie.