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été préconisé antérieurement par M. Lapeyrère, il est léger à la fois et solide, peu coûteux, facile à nettoyer, enfin, ül fonctionne aisément. 7%
» Son débit est très suffisant pour un filtre d’escouade, c'est-à-dire pour un filtre destiné à procurer de leau de boisson à seize hommes au plus.
» L’eau sort du filtre bien décolorée, à condition qu'on n'ait pas dépassé notablement la dose de permanganate: quand il y a excès de permanganate, l’eau prend une teinte jaunâtre, qui est due à la présence d’une petite quantité d'oxyde de manganèse; la présence de l’oxyde de manganèse en faible quantité n’est pas nuisible, mfais la teinte jaunâtre de l’eau est évidemment désagréable. Avec un peu d'habitude, en ne dépassant pas les doses nécessaires de permanganate, on évite cet inconvénient.
» Le nouveau modèle de filtre, proposé par M. Lapeyrère, paraît devoir donner de bons résultats, notamment pour la purification de l’eau du soldat en campagne, mais On ne pourra formuler un avis définitif sur ce filtre que quand il aura été mis en expérience, non plus dans un laboratoire, fais en campagne, entre les mains des soldats; en pareille matière, c’est, en effet, à la pratique, qu’il faut laisser le dernier mot.»
Ce dernier mot, nous l’avons, le filtre Lapeyrère a été mis entre les mains des soldats et a donné d'excellents résultats.
M. le docteur Jacquemin, directeur de FEcole du Service de Santé de la Marine, écrit, dans les Archives de Médecine navale, après la campagne de Chine : « Les filtres Lapeyrère nous ont été très utiles quand Iés troupes se sont remises en marche ».
M. le médecin major Lapasset, juge le procédé Lapeyrère «pratiquement supérieur aux autres pour les troupes en marche ».
M. Malméjac dit: « Le procédé le plus recommandable aux petites collectivités, semble être celui du pharmacien principal de la Marine, Lapeyrère ».