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un excellent milieu de culture pour les microorganismes, ER x n . Q , = . grâce à la forte proportion de phosphate qu'ils contiennent.
Ils ont, d’ailleurs, été irrémédiablement condamnés par M.
le docteur Jacquemin, directeur du Service de Santé au corps
expéditionnaire de Chine: « Ces voitures Lefèvre, dit-il, sont encombrantes el lourdes; leur filtre au charbon ne donne qu'une sécurité trompeuse, qui devient par là même un grave danger ».
Nous ne saurions passer sous silence le filtre Chamberland, dont le pouvoir est universellement reconnu, et qui a donné des résultats satisfaisants en garnison; étudions-le maintenant au point de vue de son utilité pour des troupes en marche aux colonies.
C’est un appareil comprenant un ou plusieurs cylindres en
porcelaine dégrossie; l’eau à stériliser traverse la bougie de dehors en dedans, soit sous pression, produite à l’aide d’une pompe, soit par aspiration, produite par courant continu, avec tube d'évacuation faisant siphon. ‘
Il en existe différents modèles. Le type 1, est un filtre de 25 bougies, pesant en moyenne 75 kilogrammes, et nécessitant, en plus, un nettoyeur spécial, le nettoyeur André. Ce dernier, qui complique singulièrement l'appareil, est constitué par un certain nombre de tubes verticaux percés de trous, “et possédant de petits frottoirs en caoutchouc, en contact avec les bougies. Ces frottoirs, mis en mouvement par un mécanisme spécial, agissent sur toute la surface des bougies, que lavent en même temps des courants d’eau s’échappant des orifices du nettoyeur.
Or, aux colonies, sous l'influence d’une température élevée, le caoutchouc se raccornit, n'entre plus en contact avec les bougies et devient totalement inutile. Joignez à eelà le poids excessif de l'appareil, son démontage extrêmement long, sa fragilité. défauts qui, véritablement, doivent le faire rejeter du matériel d'une troupe en marche.
Le filtre du type 2 est de 15 bougies et peut être porté par un seul homme, c’est évidemmient pour nous un avantage
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sur le précédent, mais, comme le précédent aussi, il possède
un nettoyeur que nous avons vu se détériorer rapidement aux colonies, noffrant plus, alors, aucune sécurité.
Le filtre du type 3 a été construit spécialement pour les troupes en marche, et a, sur les deux autres, l’avantage
qu'il ne possède pas de nettoyeur André; plus robuste, on
le nettoie directement au moyen d’une brosse. À côté de celà, c’est un appareil qui pèse 50 kilogrammes, qui se place
sur un brancard porté par deux hommes, qui, comme les premiers, a besoin, pour fonctionner d’une pompe à piston, fort simple sans doute, mais il n’en est pas moins vrai qu’elle complique l'appareil.
Les filtres Chamberland sont lourds, compliqués, fragiles, difficiles à nettoyer; ce sont là de graves inconvénients. I en est d’autres: leur débit diminue très rapidement et même parfois cesse complètement, si, par exemple, l’eau à stériliser est particulièrement souillée; ils s’encrassent facilement et deviennent hors d'usage. M. Danguy des Déserts écrit dans la thèse de M. d’Auber de Peyrelongue: « Après avoir passé dans l’eau bouillante des filtres Chamberland venant de servir, on reçoit encore de l’eau contaminée; les filtres cassés, montrent, dans leurs parois, des vacuoles de colonies, Ceei explique que, parfois, Peau qui traverse ces filtres en sort plus souillée qu’en y entrant; le bacille typhique, en raison de sa grande mobilité, traverse les bougies filtrantes plus rapidement qu'aucune espèce banale. Pendant lexpédition du Dahomey, les troupes étaient munies de filtres Chamberland portatifs. Tant que l’on remonta l'Ouémé, tant que l’eau claire du fleuve put être filtrée, l'on constata très peu d’aecidents fébriles et surtout peu de dysenterie, Mais, dans la marche sur Abomey, les filtres devinrent inutilisables, car l’eau boueuse rencontrée les obstruait immédiatement; aussi, les accidents dysentériques éclatèrent-ils bientôt.
L'expérience du Dahomey suffit à démontrer le peu d'utilité que les filtres Chamberland peuvent présenter pour une troupe en marche qui ne saurait se charger de cet impedimentum,
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Le filtre Berkefeld, employé en Allemagne et aux Etats-Unis,
est basé sur le même principe que le filtre Chamberland, il comporte une bougie en terre d’infusoires, comprise dans
un cylindre en métal, une tubulure latérale permet l’amenée de l’eau qui filtre, de dehors en dedans, et sort par la partie supérieure de l'appareil. Ce filtre, qui a un débit assez rapide, 20 litres en dix minutes environ, est passible dés mêmes reproches que le précédent. Au bout de quelque temps, il laisse passer les germes el s'encrasse rapidement, surtout s’il doit filtrer une eau boueuse; il est aussi extrêmement fragile. Un article du journal anglais The Lancet, pourra nous édifier Sur sa valeur: «On discute énormément, dit l’article, dans les cercles d'hygiène publique, sur les mérites des filtres dont
ont été pourvus nos soidats. Il est établi que les filtres four-
nis par le Ministère de la Guerre, sont insuffisants et perméables au bacille typhoïdique ». Or, ces filtres employés parmi les troupes de l'Afrique du Sud, étaient des filtres Berkefeld.
D’autres appareils, fabriqués en porcelaine d'amiante (bougies de M. Garros, aérifiltre Maillé) et en porcelaine de cellulose (filtre Grandjean), permettent aussi la purification de l’eau; ils sont moins fragiles, mais présentent les mêmes inconvénients que le Chamberland.
Il existe encore une série de filtres simples qui utilisent comme masse filtrante, l'amiante, et qui sont de différents modèles.
Le filtre Breyer, qui se compose d’une toile tendue sur une armature métallique, et sur laquelle on dépose de la poudre d'amiante très fine; il est difficile à nettoyer et possède un faible débit. LA EAS
Le «Schrdarm-Filtre », ou filtre de Kuhn, décrit par le docteur P. Schucking au Congrès de Médecine, en 1900: « Un seau ordinaire de campement, en double toile à voile, est muni, dans son fond, de deux tamis métalliques et d’un tuyau d'écoulement. Chaque filtre comporte 3 doses de 80 grammes de poudre d'amiante, Pour l'usage, le filtre est suspendu.
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on ferme le tuyau d'écoulement par un bouchon à vis, et on
enlève le tamis supérieur. Le récipient est rempli au tiers avec l’eau à filtrer, et on y verse une dose d'amiante, en ayant soin d’agiter avec un bâton: le tamis supérieur est ensuite mis en place, alors le seau est complètement rempli, l’orifice d'écoulement ouvert et, à mesure que le filtre débite, on le remplit à nouveau, Quand le filtre a cessé de fonctionner, l'amiante est lavée, exprimée, séchée et replacée entre les deux tamis, de. temps à autre, on la purifie simplement par l’ébullition ». C'est, on le voit, un procédé excessivement simple, L'appareil est robuste, de volume réduit, de poids léger, facile à nettoyer. Il semblerait donc que ce fut le système idéal pour une colonne ‘en marche aux colonies, mais, lui aussi clarifie l’eau sans la stériliser, il laisse passer les germes.
= Nous devons enfin insister/sur un autre filtre à amiante, le filtre Maignen, très connu en Angleterre surtout, où ül parut pour la première fois en 1884 La surface filtrante comprend un tissu d'amiante sur léquel vient s'appliquer une poudre spéciale de charbonh, dite carbo-calcis, mélange d'hydrate de chaux et de charbon animal, traité par l'acide chlorydrique. De nombreux modèles sont en usage.
Le filtre à baquet comprend une caisse elliptique en ferblanc étamé, le fond recouvert de tissu d'amiante, est percé d'un trou que traverse un tuyau de sortie. Deux baquets en fer-blanc s’emboîtent autour du filtre et servent, l’un à puiser l’eau, l’autre, à recevoir l’eau filtrée. Cet appareil pèse 8 kil. et débite environ 40 litres à Fheure.
Le filtre cylindrique se compose d'un cylindre en fonte de 44 centimètres de long sur 22 cent. de diamètre, à l’intérieur se trouve un cylindre plus petit percé de trous et garni d'amiante, un couvercle sans orifices, un autre avec deux tubulures, l’une conduisant l’eau impure dans le cylindre intérieur. l’autre donnant accès dans l’espace compris entre les deux cylindres évacuant l’eau filtrée. Le tout pèse 23 kilogrammes.
Il existe, enfin, tout une série de filtres Maignen individuels, dont l’un, dit filtre Touriste, est formé par deux gobelets
boitant lun dans l'autre, un deuxième Afiet une forme
: Signalons encore ie bidon-filtre Maignen: spirale métallique