‹ Sterne et MackenzieChapitre 23 sur 41 · ENTR' ACTES · texte numérisé non relu

ENTR' ACTES

Si cet ouvrage était une farce, ce qu'à Dieu ne plaise î à moins qu'on ne veuille dire avec Rousseau :

Ce monde-ci n'est qu'une œuvre comique,

Si cet ouvrage, dis-je, était une farce, ce serait le cas de faire disparaître les acteurs pour un moment, et de faire jouer les violons.

Tous les regards, toutes les oreilles se portent vers l'orchestre. Chacun y déploie ses talents. On s'accorde , on n'est pas d'accord. On part, on va sans mesure. Le

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maître de musique frappe du pied , marque les temps. Peu à peu les traîneurs arrivent, et les petits défauts, comme les petits agréments de l'exécution totale, sont couverts par le bruit du parterre. Le parterre î descendons y pour un moment, je vous prie.

ier interlocuteur. Que dites-vous de ce dernier acte.

2e Pitoyable!

1er * Vous avez bien raison; on n'y

comprend rien.

2e Bon ! est-ce que l'auteur s'est

compris lui-même.

ier ■ Aucun plan, aucune méthode.

2e Nulle connaissance de l'art dramatique.

1er Que dites-vous des caractères ?

3e — — Pour moi , j'aimerais assez celui de l'oncle Tobie.

2e — — Fi donc ! un vieux fou , et puis si bète; j'aimerais mieux le père , au moins il est instruit, et il parle bien.

Ier - Vous moquez-vous? la plupart

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du temps il ne sait ce qu'il dit; quant au eaporal Trim,

2e et 3e —Oh! nous vous l'abandonnons.

i** Eh bien, je l'abandonne aussi !

Ier Sifflons les tous à mesure qu'ils

paraîtront.

2e et 3e — — De tout mon cœur.

Eh bien , Messieurs , il faut vous en donner le plaisir; en voilà deux qui reviennent.

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