‹ Sterne inédit Le Koran traduitChapitre 127 sur 157 · PARTIE · texte numérisé non relu

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r>0. — Uiio nioiitrc ou une pentlulo marclic d’autant plus vite qu’elle est sale.

57. — La fameuse princesse Catherine Sforce, assiégée par des rebelles, fut sommée de se rendre ou de voir massacrer ses enfants. — « Agissez-cn à votre guise, répondit-elle, car j’ai un moule pour en faire d’autres. » — Et, ce disant, elle monta sur la muraille. — Je laisse a l’historien le soin de vous raconter la suite. Histoire des femmes illustres.

Je trouve qu’elle a autant de droit a être louée de son immodestie que Jahel à être bénie par-dessus les femmes qui demeurent dans les tentes (1) pour sa trahison.

58. — 31. 3Iénage, poêle français distingué, im médiatement après la publication d’une de ses œuvres, en faisait toujours imprimer une critique dans laquelle il s’efforçait de prouver qu’il ne possédait aucune des qualités d’un poète, et qu’il ne composait ses vers qu’a force de travail, invitû Minervû. — Quel étrange caprice !

59. — Virgile compare Alceto soufflant la rage au cœur d’Amata a un gamin foueltaiit son sabot.

GO. — Demandez au docteur Smollett ce qu’il veut

(t) Le Livre de.ç Juges, cliap. v, ver.s. 24. (A’o/e du Trad.)

(lire dans ses voyages par les Génois, par l’impératrice (le Russie, par le ciel rendu responsable de la mort de Pierre III, — par Jacqueline — et la prédestination de son fils?

G1 . — 11 existe certains poissons dits abdominaux qui ont des nageoires placées sous le ventre, — ce qui, au dire de vos philosophes piscicoles, les emp(;che de s’étendre sur le dos.

Cette remarque, vraie, dit-on, pour les poissons, ne l’est pas pour les autres animaux, qui desinuut in pisrem .

62. — C’est Diotime, une femme philosophe, qui initia Socrate a la philosophia amatoria, si vantée depuis par les platoniciens.

63. — Une autre philosophe, Tliéano, conseillait aux femmes mariées de quitter toute honte arec leurs vêtements.

t]ette maxime de lupanar est admirablement i(‘levée par le chaste Plutarque. « Les femmes, dit-il, se doivent de ne jamais se mettre nues et de se couvrir de leur pudeur en se déshabillant.

64. — La même Théano disait a Timéonide, qui l’avait souvent injuriée, que malgré ses outrages elle avait toujours fait son éloge : — mais qu’elle avait eu le malheur de voir ses louanges traitées comme ses

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médisances, — c’est-a-dire n’obtenir aucun crédit.

Prior et d'autres poètes ont traduit ces paroles en épigrammes :

« Vous médisez toujoui’s de moi, je ne cesse de vous prôner; — mais, en dépit de notre vacarme, le monde ne nous croit ni Tuii ni l’autre. » Piuoit.

65 . — J’ai connu un homme qui n’obéissait qu’a un sentiment, la peur. — Il n’avait (pi’un motif qui l’empêchât d’aller â l’église, la crainte que le diable 7 ne s’en fâchât.

66. — Les savants ne sont pas encore d’accord sur ce point, si l’olympiade se composait de quatre ou cinq années. — Heureusement le lustre est hors de discussion et fixé â cinq ans.

67 . —La philosophie ne peut expliquer comment certains enfants apportent en naissant tel ou tel signe résultant d’une impression éprouvée par la mère pendant la grossesse. — Elle nie même le fait, mais la contingence n’en demeure que plus mystérieuse.

68. — Les femmes étaient primitivement admises aux jeux olympiciiies; — mais, leur présence ayant occasionné des troubles, il leur fut défendu d’y paraître, même déguisées, sous peine de mort.

Une femme uomm(*e Hérenicé s’y aventura cepen-

dant, au itéril de sa vie, |toui' avoir le plaisir de luKer et de boxer. — Elle gagna le prix.

Elle ne put cacher son triomphe, et les juges avertis ordonnèrent qu’a l’avenir les athlètes lutteraient nus.

Mon auteur, qui est un plaisant, ajoute que cet ordre empêcha, a la vérité, les femmes de pénétrer dans le cirque, mais les amena en foule autour de Venceinte.

69. — Solon enlevait aux parents toute autorité paternelle sur leurs bâtards. — La raison qu’il eu donne est curieuse : — puisqu’ils n’ont été pères que pour leur plaisir, que ce soit là leur seule récompense.

Solon me fait l’effet d’assimiler ici les hommes mariés — a de simples vignerons. — Je suppose qu’il avait une femme laide.

70. — Huchcson, dans son Traité philosophique sur la beauté, l’harmonie et l’ordre, vous envoie au ciel par des plus et des moins, et par un système d’équations algébriques tel, — qu’un habile mathématicien pourrait seul régler ses comptes avec saint Pierre, et encore faudrait-il peut-être appeler pour \qs vérifier saint Mathieu, ex-employé des douanes.

71. — Le Pseudomenos, problème pour les stoïciens, — n’est qu’un simple jeu de mots. ^

l'AKTIE Fil.

72. — L’ Auacampsei'ote — est une ravine — (jiii réconcilie, dit-on, les amants.

73. — C’est Lycurgue qui recueillit en .Asie Mineure toutes les œuvres d’Homère et les apporta en Grèce.

Platon chassait les poètes de sa communauté. — Voyez la différence entre un homme qui avait fondé un véritable État et celui qui en avait rêvé un idéal.

74. — Harmonide, disciple de Timothée, lui demanda un jour comment il devait s’y prendre pour obtenir le prix de musique dans un opéra qu’on devait représenter. „

« Si le théâtre est petit, répondit le vieillard, joue le mieux que tu pourras, — car l’auditoire sera choi.'^i et éclairé. — Mais dans une grande salle comhle chante le plus mal possible, — la foule a les oreilles de 31idas. »

Harmonide, comme bien des jeunes gens, réclamait un conseil qu’il n’avait pas l’intention de suivre. — Il déploya tout son talent, — l'emporta sur ses compétiteurs, — perdit le prix, — et mourut, la nuit même, de l’affront qu’il venait de subir pour n’avoir pas écouté les avis du vieux sage.

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