I.ES VERTUS f.ARRINAIF.S
Et bien! lecteur, — mâle ou femelle, — je pense maintenant m’être montré assez- homme pour vous; (jue pourriez-vous demander de plus? Vous n’avez ^ pas le droit d’exiger des aventures extraordinaires ou des situations critiques dans la vie d’un prêtre de campagne, malade, simple et marié.
J’ai eu connaissance, il est vrai, de quelques — avouons-le, de plusieurs — anecdotes ou mémoires intimes, relatifs ’a d’autres, qui vous amuseraient extraordinairement; et il me semble que Je n’ai jamais été de ma vie en meilleure disposition, pour raconter une histoire, que je ne le suis en ce moment. — Mais le cœur me manque. — Riez de moi tant que vous voudrez je vous le permets, — jamais je ne vous divertirai aux dépens de mes amis.
Quant ’a ce qui m’est personnel, j’ai toujours été, — qui voudra le croire? — plutôt un être pensant ^ qu’un être actif. — Mon esprit a été un véritable ’ chevalier errant, mais mon corps un simple écuyer,