PARTIE I
matin, et tirant des fleurs aromatiques les essences les plus exquises (1).
La fable improbable des têtes de l’hydre n’a-t-elle pas depuis longtemps été vériliée, — que dis-je? dépassée, hors des limites de la fiction la plus extravagante, parce qu’elle était en contradiction absolue avec le cours des choses connu, — par le pnlype qui se reproduit par section? — Les analogies de la Nature indiquent suffisamment les voies de la Providence.
Tout ce que notre insuffisance ne peut expliquer doit-il être nécessairement impossible? N’existe-t-il pas dans l’Univers des mystères innombrables qiuî chaque jour un accident nous révèle ou que la philosophie expérimentale nous démontre? Oserons-nous encore poser des limites à la puissance du grand Auteur des Mondes?
Qui a créé la matière? Qui l’a douée de mouvement? Qui a ajouté la sensation à la matière et au mouvement, et a la matière, au mouvement et a la sensation, la conscience, l’intelligence et la réflexion? Qui,* grand Dieu! qui? — Répomlez-moi, incrédules; qui? — jusque-fa, taisez-vous. — O misérable folie!
i . Lewenhoeck, a l’aide de ses lentilles, vous
(1) Psyclu', en grec, signilie à la fois «n papillon et l'ânif. (\oie de Sterne.)
montre dans lo corps d’un liomme fait certaines libres si ténues, que six cents d’entre elles, réunies, n’wiuivaleut pas en épaisseur à un seul cheveu de la tête.
2. 11 vous démontre aussi, avec le même instrument, qu’un jtrain de sable est assez gros pour couvrir cent vingt-cinq mille des pores par lesquels nous transpirons journellement.
3. L’eau peut se congeler au milieu de l’été, pourvu qu’on l’approche près du feu.