CHAPITRE XXIX
RÉFLEXION sut MÜ1-.MÈ.ME.
Quelle cruelle destinée que la niieuue ! Avoir Par- i deur, la gaieté, la joie, les tendres affections du i jeune âge, et pas de nerfs qui répondent a mes sen- j tiinentsî — Je le regrette, non pour mes jouissances personnelles, — mais je voudrais posséder activité et vigueur pour les consacrer aux autres.
Souvent je regarde lixement les jeunes femmes.
— C’est l'a une des choses qui ont été mal interprétées chez moi. — Le monde ne possède que de mauvais (jrammaineus de mes principes et de mon caractère. — Ce n’est point leur beauté que je convoite, c’est leur jeunesse que j’envie. — Je contemple les hommes avec autant de tendresse , — et
je ne suis pas un — J’embrasse les petits
enfants que je rencontre dans les rues, — et je ne suis pas un voleur d’enfants. — J’aimerais, si je le pouvais, â vivre au milieu d’eux, comme le vieil
ll.S
LE K OU AN
/lennippu.s (1;, — non par amour de la vie, — mais par tendresse.
Mais dire tout ce que je voudrais faire ou souffrir pour l'amour de riminanité ressemblerait trop a un blasphème.
fl) On assure qu’il parvlnl à attuimli'c un âge très-aTancé, cii jouant coiistnimnrnt avec des pciils garrons et des pelites tilles, — et en nourrissant scs vieux poumons des cflluves balsamiques de leurs jeunes baleines. [Note de Sterne.]
PAirriE I.