LA CULOTTIÈRE
De plus, en vérité, — j’espère ne m’adresser ici qu’a des philosophes, il y a pour une femme tant ide manières de se perdre, sans qu’on puisse attribuer sa faute au vice ou a l’impudicité ; — une femme / peut, pendant le cours de sa vie, rencontrer tant ' d’accidents, d’incidents, de hasards et de svnchro- I nismes, qu’a moins de pouvoir exposer exactement et peser justement toutes les circonstances de la cause, — ainsi qu’on procédera au jour duj»//cvunl dernier, — il est moralement impossible a tout homme, hors d'elle, de décider si la belle coupable a mérité l’infamie plutôt que la pitié.
J’ai connu moi-même plusieurs de ces cas douteux. — Je crois utile d’en livrer deux ici a la cul'iosité de mes lecteurs, simplement comme preuves a l’appui de mon raisonnement.
Le premier exemple est celui d’une très-jolie et modeste jeune femme, tille du clerc de la première paroisse que j’aie desservie. — Elle avait été éle-