‹ Sterne inédit Le Koran traduitChapitre 71 sur 157 · LK KO U A. N · texte numérisé non relu

LK KO U A. N

liO

aisée a atteindre. — Permettez-moi de les détromper. —

Jusqu’à l’âge de vingt-deux ans, j’ai ressemblé aux autres hommes. — J’ai ressenti la douleur, la maladie, les désappointements et le malheur tout aussi naturellement que la chaleur et le froid, la faim et la soif. — J’ai toujours été porté à la méditation. / — Un matin je gisais étendu et agité dans mon lit, I luttant contre les attaques d’un ou de plusieurs des maux dont je viens de donner la liste, et songeant à la supériorité incontestable déployée en de telles épreuves par les philosophes de l’antiquité.

J’enviai, j’admirai cette heureuse force d’esprit. Tout à coup je me sentis touché par la grâce; et, ' faisant claipier mes doigts, je m’écriai : Et moi aussi je serai philosophe! Je me levai immédiate* ment, — bien décidé à ne pas me rendormir, de y peur, d’oublier ma résolution. — Je passai les culottes d’un philosopK^ ^ péïït-être bien alors celles I d’un païen, — et je devins philosophe pour la vie. — Et moi aussi je suis peintre. —

Voila, croye/,-le bien, me.'^sieurs, la seule leçon ou le seul grade que j’aie jamais pris dans cette noble science de l’escrime, — et j’ai trouvé cela trèssuflisant. —

Dans une entreprise de ce genre, comme dans nos luttes contre nos passions, les difUcultés que nous appréhendons, bien plus que celles que nous

Page 1