DU MEURTRE
Pour ma part, je ne puis comprendre qu’un liomme, — ou une femme — puisse en arriver a commettre un meurtre, — a moins toutefois que ce j ne soit sur la personne d’un frère, d’un ami, d’une i maîtresse ou de tout autre être aussi tendrement | aimé.
La nature humaine se révolte tellement à la seule idée de l’homicide, que je ne connais pas de tentation capable de pousser un individu ’a s’en rendre coupable. — La tentation vient de la nature, dont la tendance la plus forte est Y antipode même de ce crime. — 11 doit donc naître uniquement de la provocation, — parce que la provocation procède du Diable.
Ainsi , lecteur, vous pouvez reconnaître, — en supposant que vous ayez prêté attention a ce que je viens de dire, que j’ai établi une distincfion délicate entre la chair et le Diable. — Veuillez maintenant, je vous prie, en suivre la conséquence.
provocation, dès lors, doit être suprême. — Elle ne peut donc sortir d’une personne indifférente, qui jamai.s n’arrivera a nous provoquer d’une manière eflicace. — Un homme — ou une femme — mérite d’être pendu s’il a tué un individu dont il .S(‘ soucie peu. — Non. — Un frère, un ami, un enfant, une femme, ou une maîtresse, seuls, |)euvent devenir pour nous les objets d’un ress(‘utiment mortel. — Donc...
A un autre chapitre l’application de cet arfjumeul.