‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 52 sur 178 · LK FOU PAR AMOIJK · texte numérisé non relu

LK FOU PAR AMOIJK

— Ou bien, je puis me rappeler quelques scènes de folie dont j'ai été le témoin, — sans le vouloir. — entre autres, celle d'un étudiant de Cambridge, qui, malheureusement, était devenu amoureux de sa propre sœur. — Sa passion et son désespoir avaient vaincu sa vertu ou sa raison.

« Junon n'était-elle pas a la fois femme et sœur dé Jupiter ? Adam et Eve étaient certainement plus proches parents que nous ne le sommes. — Leurs enfants, du moins, étaient frères et sœurs, — et cependant ils se sont mariés entre eux. — Amnon et Thamar ne se sont-ils pas épousés, — ou peu s'en faut? — A cette époque, on jugeait utile de permettre de telles unions. — La mode, a la vérité, a changé depuis. — Et pourquoi ? -— Il serait impie de dire que la Toute-Puissance était obligée, au commencement, de dispenser des formes nécessaires, — Elle

iOO LE KORÂN.

aurait créé un prêtre, plutôt qu'elle n'aurait permis un crime. — Si Sarah n'était pas la sœur d'Abraham, ce patriarche a certainement avancé un damnable mensonge à Âbimelech. »

Lorsqu'on lui disait, pour le calmer, que sa soeur était morte, il jurait que c'était impossible, puisque lui vivait encore. — a Nous sommes une même chair, disait-il, et la sympathie qui existe entre nous est si forte, que je sais quand elle a faim, quand elle

s'éveille, quand elle éiemne, ou quand elle

11 y a six mois, à peu près, elle a eu un diabète, et cette maladie a failli me tuer, — mais j'-ai bu une grande quantité d'infusion de guimauve, et cette boisson /'-a guérie. — Elle dort mal la nuit, et cela trouble mon sommeil. — Elle a quelquefois des rêves impurs, — et je lui en veux. — J'ai fait tout ce que j'ai pu, continuait-il, par le jeûne et ia prière, pour me guérir de ce vice ; mais son impudicité est plus forte que moi. »

La plupart des auditeurs éclataient de rire h ces extravagances. — J'en pleurai. — Quelqu'un, voyant mon émotion, me dit : Je présume, monsieur, que vous connaissez ce pauvre jeune homme ? — Oui, répondis-je, en me remettant de mon trouble, mieux qu'il ne se connaît lui-même.

Je sortis immédiatement de l'appartement. — J'ai conscience, dans ma propre nature, d'une sympathie plus forte encore que la sienne, — Je ressens

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