‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 58 sur 178 · PARTIE I · texte numérisé non relu

PARTIE I

hani ont si justement conseillé aux adeptes de la science.

Pour ma part, j'ai grandement a me plaindre de cette scandaleuse négligence des parents. — J'en ai souifert sévèrement moi-même. — quant à mon caractère et a mon avancement. — Car, bien que je sois un moraliste très-rigide dans mes principes, et il mille sept cent et je ne sais plus combien d'années* près un chrétien primitif, — complètement armé sur tous les points cardinaux, — j'ignore cependant comment cela se fait, mais je ne me sens pas suffisamment pourvu, contre les femmes d'une chasteté fragile, de cette dureté vertueuse qu'il convient a la véritable piété moderne d'exprimer et d'appliquer.

Or, cette imbécillité naturelle, cette fragilité morale, ce relâchement de vertu chez moi, appelez cela comme vous voudrez, — j'avoue ma faiblesse et m'inquiète peu du nom qu'elle mérite, — je l'attribue très-philosophiquement et entièrement a la qualité du lait de ma nourrice, — qui, malheureusement pour moi, était la bonne du ministre de la paroisse — et s'appelait Dorothée.

Non, non, — l'influence de certains noms sur la destinée des enfants, a propos de laquelle mon pauvre père faisait tant de tapage, est un point, croyezmoi, qui n'a pas la moitié de l'importance de l'autre . — Si on m'avait baptisé du nom de Tristram, de

Triglyph on de Tria, cela, très-probablement, n'eût en rien influé sur le cours de mon existence. — Non, — ce fut, hélas! le lait de Dorothée qui posa des limites infranchissables a mon avancement.

Vous allez apprendre comment.

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