‹ Stirner et NietzscheChapitre 21 sur 55 · Nietzsche, Menschliches Allzumenschliches, II · texte numérisé non relu

Nietzsche, Menschliches Allzumenschliches, II

c'est précisément la roncluite l'igoiireusenient personnelle qui répond le mieux à noire conception actiicllo (le la moralité fondée sur Tintérél «ïéncral'. Il y a (Tailleurs dans VUniqne et sa propriclé une deuxième définition de l'égoïsme qui est plus originale que la première. Ma conduite ne doit pas seulement être égoïste en ce sens que tous mes actes doivent se rapporter consciemment à mes fins personnelles; elle doit encore être vraiment mon œuvre, en ce sens qu'elle doit manifester l'autonomie du moi créateur. Slirner considère que c'est l'autonomie [Selbstbestimmung] qui fait la dignité de riiomme ; il ne doit subir linfluence ni d'un objet, ni d'iuie personne, il doit être le créateur de luimême". L'homme égoïste au sens vulgaire du mol [der SelbslsucJitige) veut posséder l'objet de son désir; il ne cherche pas à se donner à lui-même une certaine forme, à se modifier lui-même ; il reste tel qu'il est. L'homme qui aime est souvent ti-ansformé par son amour, car il efface en lui tout ce qui ne convient pas à l'objet aimé ; il est donc en un sens son propre créateur, mais il dépend encore d'autrui ; il s'adapte à autrui, il est encore passif. L'homme libre, au contraire, ne réalise que sa propre volonté. L'homme égoïste n'est qu'une créature, un objet naturel ; l'homme qui aime est déjà une œuvre,

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