‹ Strophes et chansons politiquesChapitre 24 sur 56 · DU MINISTÈRE A LA CA'JCKS. I · texte numérisé non relu

DU MINISTÈRE A LA CA'JCKS. I

UR : Bonjour, mon ,,iui \ inccnl

Messieurs, le trône a perdu Son appui, son espérance ; Et chacun songe, éperdu, A l'avenir de la France.

Que l'accord, en un tel moment, Soit notre unique sentiment!

Pour adoucir notre souffrance, Députés, votez sans lâcher un mot.

Le prince n'est plus, embrassons Guizot ! —Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

La gauche, allons, je le vois, N'est qu'à moitié pervertie ; Nous la tançons quelquefois, Mais quand on aime, on châtie !

Elle va, nous n'en doutons pas, Se précipiter dans nos bras; Certe ! à l'appel de la patrie

i Après la mori du duc d'Orléans

Toujours on a vu répondre Barrot.

Le prince n'est plus, embrassons Guizot !

— Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

Laissant là les plus têtus, Ralliez-vous, le temps presse ; On chantera vos vertus Dans les Débals et la Presse, Nous attaquer sur un tombeau, Vroh pudor ! ce serait du beau !

Au moins, en traversant l'adresse, Pour quatre grands mois nous sommes à flot. Le prince n'est plus, embrassons Guizot ! — Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

Voyez-vous bien quels dangers Menacent la monarchie ?

Songez-vous aux étrangers, A Goritz, à l'anarchie?

Parez à d'affreux accidens En vous montrant accommodans ; Par une ardeur irréfléchie On" se heurte aux murs, puis on est tout sot. Le prince n'est plus, embrassons Guizot ! — Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

L'un de nos bras, je le sais, Vous flatte, et l'autre vous fouette ; Tout en vous offrant la paix, Nous assommons la Gazelle.

Le trait est peu digne, en effet ; Mais fermez les yeux sur ce fait ; L'habitude parfois nous jette En certains écarts qu'on blâme bientôt.

Le prince n'est plus, embrassons Guizot! —Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

Les électeurs mal appris Nous tournent partout casaque On a traité dans Paris Notre chef en vrai Cosaque.

Sans lui le pays, s'il vous plaît, Serait-il mené comme il l'est?

Puis, sait-on que dans chaque attaque L'Angleterre a droit de voir un complot? Le prince n'est plus, embrassons Guizot ! — Nous n'embrassons rien, dit-on aussitôt.

C'est par trop d'entêtement; lit, quoi qu'on dise et qu'on fasse, Chacun de nous bravement Saura défendre sa place.

Nous avons deux cents bons venlrus ; Mon Dieu ! que nous faut-il de plus?

Vous serez broyés sous leur masse, Songez-y ; voilà notre dernier mot, Le prince n'est plus, embrassons Guizot! — Nous n'embrassons rien, dit on aussitôt.

3 août 18'»2.

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2,3 52&2ÎES S>® Sa^Sîâ»

Ain : C'est le sultan Saladin.

Qu'on blâme les argumens Du digne maire du Mans ; Que la cour comme la ville Trouve sa conduite vile , Et ses conseils assommans....

C'est bien! très bien!

S'en plaindre n'avance à rien.

Pourtant je pense, en cette affaire,

Comme le maire [bis).

Lorsqu'on prouve que l'encens Charme, mais corrompt les gens, Chaque pied-plat se récrie Et traite d'effronterie Ce discours plein de bon sens...

C'est bien! très bien!

S'en plaindre n'avance à rien. Pourtant je pense, en cette affaire,

Comme le maire [bis).

\ Au pa^ajte du duc do Nemours, ce magistrat avaii oié faire entendre au prince quelques dures vérités.

Déclare-t-on sans façon Que le système est gascon...

—C'est le comble de l'audace!

S'exclame le père Bas9e; Ce propos n'a pas de nom!.

C'est bien! très bien!

Se plaindre n'avance à rien.

Pourtant je pense, en cette affaire,

Comme le maire [bis).

Dit-on au futur régent Qu'on gaspille notre argent, Qu'on frise la banqueroute..

—Ça, vous radotez sans doute, Répond un juif arrogant.

C'est bien! très bien!

Se plaindre n'avance à rien.

Pourtant je pense, en cette affaire, Comme le maire [bis).

Du jury rendu suspect Parle t-on sans grand respect; Cite-t-on certaines listes...

—Ce sont propos d'anarchistes, Dit un ventru circonspect.

C'est bien! très bienl S'en plaindre n'avance rien.

Pourtant je pense, en cette affaire, Comme le maire (bis).

Si l'on dit à monseigneur Que du soin de notre honneur Le Pouvoir est responsable; — Bah! répond d'un air capable Quelqu'officier joli-cœur.

C'est bien! très bien!

Se plaindre n'avance à rien.

Pointant je pense, en cette affaire, Comme le maire (bis).

Bref, qu'on trouve, si l'on veut, Qu'il fait beau temps quand il pleut ; Que l'on accorde au Système Vertu, loyauté', quand même; Tout bon courtisan le peut!...

C'est bien! très bien !

Se plaindre n'avance à rien.

Pourtant je pense, en cette affaire,

Comme le maire (bis).

20 aoiU 1845.

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