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Am de la Catacoua.
Mylords, dans le triple royaume, Il n'est domaines ni terrains ; Ilaufs manoirs, cabanes de chaume Dont vous ne soyez suzerains.
Envers vos pauvres leudataires Soyez donc justes à la fin.
Mylords, la faim
Rend inhumain, Le peuple vous laisse vos terres, Laissez-lui son morceau de pain !
Mylords, votre noblesse brille De la gloire de vos aïeux; A voire livre de famille Si rempli de faits merveilleux,
Ajoutez donc quelques chapitres Que puisse admirer le vilain;
M y lords, la faim
Rend inhumain, Le peuple vous laisse vos litres, Laissez-rai son morceau de pain.
Mylords, sur vos chevaux de race Qui galopent, l'écume aux dents, Du renard vous suivez la trace Aux cris de vos limiers ardens; Les pauvres traînant leurs besaces Ont beau vous prier en chemin ;
Mylords, la faim
Rend inhumain.
Le peuple vous laisse vos chasses, Laissez- lui son morceau de pain.
Dans vos parcs aux ombres profondes Où chantent des milliers d'oiseaux.
Vos belles miss aux tètes blondes Viennent rêver au bord des eau.\ :
Que Dieu fasse pousser les sèves De la charité dans leur sein;
Mylords, la faim
Rend inhumain, Le peuple vous laisse vos rêves, Laissez-lui son morceau de pain.
Chefs dans nos camps et sur nos rades, Galans cavaliers à Windsor, Vous vous pavanez sous vos grades, Bravement acquis à prix d'or ;
Nos enfans, plèbe dérisoire, S 'us le fouel se tordent en vain ;
AI y lords, la faim
Rend inhumain, Le peuple vous laisse la gloire, Laissez-lui son morceau de pa:n.
Mylords, avec vos belles femmes, Si blanches sous leur voile noir.
Le jour vous courez à Spinl-James Et puis, lorsqu'arrive le soir, Drury-Lane sur ses banquettes Voit briller vos airs de dédain ;
M y lords, la faim
Rend inhumain, Le peuple vous laisse vos fûtes, Laissez-lui son morceau de pain.
Mylords, le peuple est débonnaire ; Mais vous l'avez tant pressuré, D'une espérance imaginaire, Vous l'avez tant de fuis leurré; Lorsque ebacun de vous est ivre, Hélas! il jeûne et tend la main ;
Que diable ! enfin
Le peuple a faim
Puisqu'il daigne vous laisser vivre, Laissez-lui son morceau de pain.
\k mai is*i
&& ^éi^aiâ m^-tf^iiia^,
Air : Un Chanoine de l'Auxerrois.
L'autre nuit, un rêve infernal A mas yeux évoque le bal,
Musard passe et sa suite ; Et sur le parquet à l'instant, Une troupe noire en chantant
Roule et se précipite ; Et se trémoussant, un vieillard Crie : En avant 1 vive Chicard!
Chaud ! Musard, chaud !
Et va donc, maraud,
C'est la danse maudite !
« A votre chef cédez le pas, » Dit Guizot, en tendant le bras ;
» Robert Peel, je t'invite.
» Mais dansons de bonne amitié, » Et de mes orteils prends pitié;
» Que diable I un rien t'irrite! o — Chaîne anglaise ! « Je sais, féal, » Qu'elle est de mise en carnaval. . .
Chaud ! Musard, chaud !
Et va donc, maraud,
C'est la danse maudite !