‹ Strophes et chansons politiquesChapitre 44 sur 56 · AU SUJET · texte numérisé non relu

AU SUJET

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Vik : On parlera de sa gloire.

Guizot disait : « L'Angleterre, Je le sais, se rit do moi ; Mais je ne suis pas, je croi, Le seul qu'elle berne sur terre.

Il n'est îlot si lointain Que son trident ne harponne; Peuple puissant et hautain Qu'elle ne Irompe et rançonne ; Se taire ou crier : Holà!

Pour le volé c'est tout comme. »

— Vous croyez cela, brave homme, . , \ ous croyez celii ?

Parbleu! quand il faut se plaindre Vous tombez à deux, genoux :

En prenant un air moins doux, Monseigneur, on se fait plus craindre.

\ Par ce traité, l'Anglctei rr a i êdé j«i Élals-Unis le lerriloire conteste du Maine

— ."iW —

Allez ! John-Hull se souvient De ceux qui lui tiennent tête ; Mais au malheureux qui vient Tremblant oll'rir sa requête, Il dit : « Mon cher, je ne sais Ce que vous voulez, en somme ; Laissez-moi la paix, brave homme, Laissez-moi la paix. »

L'Anglais contre l'Amérique Lançait des regards ardens; L'Union montra les dents...

Soudain l'Anglais eut la colique.

Quand, las de se voir léser, Le peuple chez nous éclate, Guizot pour nous excuser Vite envoie un diplomate :

Peel à l'agent tout confus Dit : « C'est toujours même psaume; JN'y revenez plus, brave homme, N'y revenez plus. »

D'un joug dont le nom irrite, Le congrès s'est affranchi ; 11 a, prenant son parti, Refusé net toute visite- L'Anglelerre n'a dit mot; Mais que ce trait de courage Enhardisse un peu Guizot, Londres fera beau tapage :

« Quoi relever le genou Devant l'Anglais, vil atome!

Vous devenez fou, brave homme, Vous devenez fou. »

De sa rivale, sans peine, Arrachant un bon traité, L'Union a constaté Son droit sur les états du Maine. Demain, faisons exiger, Par monsieur de Saint-Aulaire, Que Peel reconnaisse Alger, Ce sera tout autre affaire; D'actes semblables pour nous, L'Angleterre est économe :

— «Onn'a rien pourvous, brave homme.

On n'a rien pour vous, o

at septembre 1842.

Slïl LA DÉCADENCE 1)1 JEUNE litiMU FIMMIIE.

0 grand poète Ourry, toi dont, levers fascine Le père Etienne, ainsi que le père Jouy, Et qui chantes avec un aplomb inoui Le fier Latour d'Auvergne elle tendre Racine, Laisse-toi de nouveau loucher par Apollon; Et, cédant à ta fogue, ainsi qu'un vrai zouave, Va porter à Bordeaux ce talent si suave Dont tu charmas Carhaix et la Ferté Milon.

.Dans le champ politique où chacun veut faucher,

Où chacun gravement conte sa faribole,

Nous avons, il est vrai, bon nombre de Faudur,

De Ve'ron, surtout de Chambolle; Mais pour la phrase à coups de pieds, à coups de poings, Pour le genre Chicard, la chahut des idées, Henri, lu dominais de soixante coudées, Tu pouvais à Granier même rendre des points.

C'est un faitl voyait-on ta bannière reluire Dans le camp de Lefcbvre, ou celui dOdUon"? Par les charmes de Thiers te laissais-tu séduire? Chantais-tu la douceur de Gui/ot?Ma foi, non!

Le Peuple te disait : « llenri, prenez des douches: » Les Débats, alarmés, du doigt te faisaient chut ! Tu regardais le Peuple avec des yeux farouches ; Quant au journal ventru, tu lui répondais : « Zut ! a

C'était ton sentiment! A tout frein inhabile, Tu marchais isolé. comme fait le Kabyle; Tu révais aux lauriers du grand historien ; Tu voulais nous prouver, ô (ils de la Garonne : Que certain roi fui mis par Dieu seul sur le trône, Et que juillet n'y fut pour rien.

Tu n'es pas, on le sait, un fougueux sans-culotte; Le peuple te paraît un fort mauvais appui. Et toute royauté qui repose sur lui Ne peut être, à ton sens, que de la cameîotte.

Ton regard, tout rempli d'étranges visions,

Ed cherchant à fixer ces images sans nombre,

Voyait toujours flott'T à travers leur pénombre

L'antique monarchie et ses traditions;

Tu t'étais dit : « Juillet est un fait hors nature,

Son vivace soleil fit naître un sauvageon,

Comme un bon jardinier, quand pousse sabouiure,

Greffons le droit divin sur ce rare bourgeon. »

Légitimer juillet! l'idée était bouffonne, Et bien digne vraiment d'une tête gasconne ! Mais tu devais céder à tes instincts ardens ; Comme Astolphe emporté sur le dos d'ilyppogriffe, Barde, sur ta pensée, étemel logogriphe, Tu galopais l'écume aux dents.

Tu ne fus point payé, tant s'en faut, de ta peine: A force de crier, de te ballre le flanc, Ton bras devint perclus, (on jarret chancelant, Et de ta chute, hélas! on vit l'heure prochaine:

Le pouvoir, pour lequel tu succombais ainsi, Au lieu do t'animer dan9 Ion pénible ouvrage, De te crier : « Henri, cher Henri, du courage .. Te laissa tourner l'œil sans te dire : « Merci. »

Cette conduite est vile et n'offre aucune excuse, Et je plains volontiers le sort du jeune Henri; Mais mon talent est faible, ô grand poète Ourry : Ce sujet appartient de plein droit à ta muse.

8 juillet 1811.

AVIS ET CONSEILS ilE )), lilIZIÏÏ

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