Strickers Handbuch, etc., loc. cit
3. Observations on the Brain of the Chacma Baboon (Cynocephalus Pwcarius). — Journal of mental science, jan. 1876, p. 502. Ce mémoire est très-remarquable et très-intéressant.
k. Loc. cit.
t>. Loc. cit., plates 2 et 3.
telle couche de cellules est plus ou moins épaisse et a des prolongements plus ou moins longs chez des animaux très-différents. D'ailleurs cela a été peu étudié ; on sait seulement que les différences siègent presque toujours dans les lobes occipitaux.
Au contraire, la structure de l'écorce cérébrale du singe a un très-grand intérêt. On peut, en effet, jusqu'à un certain point, espérer trouver dans la comparaison avec l'écorce du cerveau humain une raison de la différence énorme entre l'intelligence de ces deux espèces animales, ou du moins, sans se permettre d'hypothèses aventureuses, établir une comparaison entre l'absence ou l'augmentation de volume de certaines cellules, d'une part, et, d'autre part, l'augmentation ou la diminution de l'iutelligence.
Major a étudié successivement le nombre et l'apparence des couches, le caractère général des cellules nerveuses, et de leurs prolongements, et le nombre de ces prolongements : voici ses principales conclusions.
1° Chez le singe et l'homme, le nombre et les dimensions relatives des couches corticales sont à peu près identiques. Il n'y a aucune différence quant à la nature intime des cellules, et leurs réactions sont identiques.
2° Toutes les couches de cellules, sont semblables sauf la seconde couche dans les circonvolutions frontales1. Chez l'homme, on y trouve beaucoup de grandes cellules, tandis que, chez le singe, ces cellules sont rares. Major suppose, non sans quelque vraisemblance, qu'il y a une relation entre le volume et le nombre de ces cellules chez l'homme, et la faculté du langage, spéciale à l'homme et localisée dans les lobes frontaux. De plus,
1. Major dit la seconde couche, p. 510. — Il semble cependant que ces larges cellules appartiennent plutôt à la troisième couche (ammonique).
il semble que la vieillesse et l'affaiblissement intellectuel chez l'homme coïncident avec la dégénérescence de ces grandes cellules, de telle sorte que leur nombre, relativement peu considérable chez le Chacma-Baboon, serait un signe d'infériorité.
3° En général, le nombre des prolongements cellulaires et, par conséquent, la sphère d'action de chaque cellule, est plus considérable chez l'homme.
Major a encore étudié les altérations séniles des éléments nerveux de circonvolutions sur les animaux, et il a insisté sur la dégénérescence pigmentaire des cellules nerveuses1.
g 7. Substance blanche des circonvolutions.
Nous passons maintenant à l'étude de la substance blanche des circonvolutions, et de même que nous n'avons pas décrit la substance grise nerveuse , de même nous ne décrirons pas la substance blanche en général, mais seulement cette région de la substance nerveuse immédiatement sous-jacente à l'écorce grise, et qui forme l'axe des circonvolutions.
Très-anciennement, on avait eu l'idée que les circonvolutions cérébrales étaient le résultat du reploiement d'une lame périphérique, puisque Sténon s'élevait avec force contre cette idée et cette erreur des anatomistes. « Certains nous feront même passer en un besoin la substance du cerveau pour une membrane 2. »
Cette idée fut reprise longtemps après par Gall, qui s'exprime ainsi : « Chaque circonvolution consiste en
1. On the morbid histology of the brain in the lower animais. — West Riding Lunatic Asylum médical reports, 1875.
2. Exposition anatomique de la structure du corps humain, de Winslow. Amsterdam, 1752, t. IV, p. 210.
deux couches fibreuses qui sout recouvertes entièrement d'une épaisseur presque égale de substance grise. C'est de la même manière que sont formés les feuillets du cervelet... Les deux couches fibreuses formées par les faisceaux ascendant et divergent, sont accompagnées aussi par les fibres qui sortent de la substance grise; de sorte que chaque circonvolution est composée : 1° de fibres nerveuses très-fines rentrantes; 2° de fibres de faisceaux divergents; 3° de l'enveloppe extérieure de substance grise. C'est sur cet ai-rangement qu'est fondée la possibilité de séparer l'une de l'autre les deux couches de fibres sans les endommager, et d'étendre en une surface et de déployer chaque circonvolution ou duplicature'. »
Cette idée de Gall est peut-être exacte, mais il faut avouer que les recherches modernes sont fondées sur de tout autres procédés. Toutefois, quoique le microscope permette de mieux juger la question, elle offre encore de bien nombreuses incertitudes.
On sait quelle est sur ce sujet l'opinion très-probable de Meynert (adoptée par M.; Charcot). La périphérie du cerveau est un système de projection. De même qu'en géométrie descriptive on peut avoir la projection d'un solide sur une surface, de même l'écorce grise du cerveau est la projection des fibres nerveuses contenues dans les centres ganglionnaires de l'encéphale. A cela il faut ajouter que ces centres forment un système de condensation, puisque le nombre des fibres opto-strio-médullaires est bien moindre que celui des fibres opto-strio corticales. Meynert a décrit en outre un système d'association formé par des fibres anastomotiques qui réunis-