Cité par Longet, loc. cit., p
d'ailleurs que dans les faits observés par les chirurgiens, il est rare d'avoir des lésions exactement localisées. La commotion, l'hémorrhagie et l'encéphalite consécutive s'étendent promptement à toutes les parties d'un hémisphère.
Cependant Lorry ' fit quelques expériences très-précises et constata que la pulpe cérébrale est insensible.
Haller 2 émet une opinion à peu près semblable, quoique en faisant d'importantes restrictions. Il dit qu'il faut aller au delà de l'écorce cérébrale pour provoquer des mouvements ou des sensations : et que la moelle du cerveau est la partie sensible. — « Non ergo videtur aut sensum in cortice cerebri exerceri, aut plenam perfectamque causam motus musculosi in eo habitare, cum praeterea plurima expérimenta demonstrent, profuudo demumloco, et a cortice cerebri valde remoto, medullam laedi oportere, ut convulsio superveniat 3. »
Si j'insiste sur ces idées anciennes, c'est que de notre temps seulement elles ont été ébranlées, et que la doctrine de Galien, de Lorry et de Haller a régné sans partage jusque en 1870.
L'importance du rôle des circonvolutions cérébrales dans les facultés intellectuelles, soupçonnée par les physiologistes et les médecins '' a été surtout mise en lumière par Gall. Le mérite de Gall n'est pas d'avoir inventé une absurde théorie, mais d'avoir prouvé, par l'anatomie comparée, par l'étude du cerveau des fous et
1. Mémoires de V Académie des sciences (Recueil des savants étrangers, 1700, t. III, p. 352).
2. Elemcnla physiologiœ, t. X, p. 312 et suiv., lib. X, § XX. Num cerebri medxdla sentiat.