‹ Structure des circonvolutions cérébralesChapitre 41 sur 86 · Boston, Med. and SurgicolJournal, juillet · texte numérisé non relu

Boston, Med. and SurgicolJournal, juillet

levant un lambeau de l'écorce grise, et en excitant la substance blanche sous-jacente, il fallait un excitant plus fort pour amener un mouvement. En remettant en place le lambeau sectionné, les mêmes courants seraient impuissants; la conclusion de l'auteur de ces expériences est qu'il y a excitation de la substance grise elle-même.

Carville et Duret sont arrivés à un résultat analogue, relativement à la nécessité d'un courant plus fort quand la substance grise a été enlevée.

Hermann1 et Braun2 ont obtenu des résultats assez différents. Hermann a montré qu'après avoir cautérisé le cerveau et détruit la substance grise avec des agents chimiques, il suffisait de courants très-faibles pour obtenir un mouvement, et qu'en coupant des tranches cérébrales, on obtient un effet tout aussi net à mesure qu'on se rapproche des régions centrales. Dans certains cas cependant il fallait augmenter ; dans d'autres cas, diminuer la force du courant.

Braun a ajouté à cela un fait important, c'est que, si on sectionne les fibres blanches situées au-dessous du point excité, l'excitation ne détermine plus les mouvements qu'elle produisait avant la lésion. Or la section n'eût point empêché la dérivation des courants. Par conséquent, en excitant la surface, on n'excite pas les corps striés; mais on agit sur la substance blanche sous-jacente à la substance grise ou sur la substance grise elle-même. En remettant la substance grise coupée au-dessus de la couche blanche sous-jacente, et en électrisant cette partie,

1. liber electrische Reizversuche an der Grosshimrinde, Pfliiger's Archiv, t. X, p. 77.

2. £cA7mrtf's Beitrâge, etc., 1874, t. VII, p. 127. Beitràge zur Frage uber dcr . lektrische Erregbarkeit des Grosshims.

on constate qu'elle est devenue inerte par suite de la section.

D'autres faits bien constatés prouvent aussi que l'on n'agit pas sur les corps striés en excitant la périphérie du cerveau. Ainsi, dans un cas, Carville et Duret, ayant constaté sur un chien que des courants électriques énormes ne pouvaient produire de mouvements dans les muscles, firent l'autopsie de ce chien et constatèrent une lésion considérable du centre ovale, interrompant la continuité physiologique, mais non la continuité physique du corps strié avec l'écorce cérébrale. Cependaut, le corps strié était intact. Donc l'excitation électrique ne diffusait pas jusqu'au corps strié '.

Ferrier a constaté aussi que l'excitation du corps strié, ou des pédoncules, avait de tout autres résultats que l'excitation de l'écorce du cerveau 2.

Enfin, MM. Franck et Pitres, dans les recherches remarquables qu'ils ont entreprises sur les fonctions des hémisphères cérébraux, ont constaté très-fréquemment ce fait, que l'électrisation des corps striés est absolument sans résultat, quand on excite le corps strié lui-même, en ayant soin d'éviter l'excitation des fibres blanches de la capsule qui pénètrent dans le noyau de substance grise x.

La conclusion générale est donc celle-ci. — En excitant l'écorce cérébrale, on a des courants de diffusion à la périphérie et à la profondeur. Mais ces courants

1. Carville et Duret. Note sur une lésion pathologùpte du centre ovale rite: un chien. — Arch.de phys., 1875, p. 136.

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