‹ Structure des circonvolutions cérébralesChapitre 49 sur 86 · Mém. de la Soc. de biol., 1853, p. 9k · texte numérisé non relu

Mém. de la Soc. de biol., 1853, p. 9k

Ja section du grand sympathique l'hémisphère du côté de la section était plus chaud que l'hémisphère du côté opposé. En cela, les artères du cerveau se comportent comme celles de l'œil, de l'oreille et de la face. M. Vulpian1 a répété ces expériences en excitant le nerf sympathique au lieu de le sectionner, il a vu dans plusieurs cas les vaisseaux se resserrer de la manière la plus manifeste.

L'excitation du nerf sciatique, d'après M. Nothnagel, amènerait aussi une dilatation réflexe des vaisseaux de la pie-mère. Mais ce réflexe sur les capillaires encéphaliques a été révoqué en doute, et je ne pense pas qu'il y ait lieu de regarder le fait comme hors de contestation, quoique M. Regnard, dans un travail intéressant2, ait vu des excitations périphériques amener la congestion du cerveau (Expér. 1 et III).

Il faut remarquer aussi, avec M. Vulpian, que, par l'excitation du sciatique, souvent les vaisseaux de l'oreille se resserrent (après la section du grand sympathique), et que le même phénomène se produit probablement dans les vaisseaux de l'encéphale. Il est donc possible qu'il y ait de la périphérie aux vaisseaux de la pie-mère des actions vasomotrices, tantôt avec dilatation, tantôt avec constriction, selon que le grand sympathique est intact ou sectionné.

Au point de vue pathologique, M. Brown-Séquard a pensé que la contraction réflexe des vaisseaux de la pie-mère pouvait produire l'excitation cérébrale par auhémie, et consécutivement l'épilepsie. Cette théorie

1. Loc. cit., t. I, p. 109; t. II, p. 120 et suiv. On trouvera dans cet ouvrage l'historique très-complet de la question; il est donc inutile de le reproduire ici.

Page 1