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Qu’elles sont de vraies carpelles et non des nervures carpellaires nous en trouvons la preuve dans le Dichaea coriacea Barb. Rod. (Tab. II. fig. 6.) Cette espèce, originaire des montagnes du Rodeio, à Rio de Janeiro, ainsi que de Minas Geraes, est venue me montrer que ces carpelles ne sont pas toujours stériles, et que toutes sont
Fig. III.—a. Les carpelles qui se lient et se rendent intérieures et placenifères. b. Les carpelles qui se lient en couvrant la suture des intérieures. c. Les carpelles qui deviennent stériles. d. Etamines qui s'unissest en trois. e. Stigmates unis. Les lignes pointillées montrent le changement des carpelles et la direction des étamines qui s'unissent.
propres à être ovolifères. En prenant son ovaire, ou mieux son fruit, en y faisant une coupe transversale, on voit que toutes les carpelles se sont intimement liées, et qu'il n'en reste qu'une de libre, celle du dos, justement l'une des trois qui sont toujours stériles. L'union de celles qui sont fertiles avec les deux autres stériles, est faite d’une telle manière, que ni le parenchyme, ne le
Une preuve exemplifiée qu’elles sont des carpelles et non des norvures carpollairos.
Modifications qu'ont souffert le calice ot la corolle en so transformant en périanthe.
Los organes qui composent une fleur,
révèle, car leurs positions sont distinctes si on les compare avec celle du gynostème, et aux faisceaux des vaisseaux vasculaires. La carpelle qui dans toutes les espèces est toujours stérile, est ici fertile, et les deux autres deviennent aussi placentifères, pendant que celles qui sont toujours fertiles, deviennent stériles. C’est là une exception, mais qui vient nous prouver, que nous n° pouvons les prendre que pour de vraies feuilles carpellaires. En faisant aussi exception parmi ses compagnes, elle présente ses stigmates sans la torsion, que nous verrons plus loin, et sont placés en s’opposant aux sépales, l'ovaire et le rostelle n'étant formés que par la dorsale seulement. Cette espèce en faisant exception, interrompt la loi de l'alternance, et devient plus anomale, mais cette anomalie vient porter une vive lumière dans la question.
Pour prouver que les trois valvules, considérées jusqu’à ce jour comme trois carpelles, sont au nombre de six et non de trois, je montre la coupe transversale de l'ovaire du Sarcoglottis ornithecephala Barb. Rod., l’ancien Serapias fascculatia Vellozo, copiée du naturel et augmentée deux fois. (Tab. II. fig. 1. 2.)
Après ces exemples qui sont venus à propos, je vous montrerai les autres modifications.
Le calice et la corolle ont souffert aussi des modifications dans le nombre de leurs divisions, ainsi que dans leurs positions. Des six sépales, trois ont avorté, et des six pétales trois?sont unies aux autres, le calice de- : meurant tri-sépale, par avortement, et la corole tri-pétale, par l’union. L’androcée et le gynécée se sont unis aussi et en ont formé le gynostème, Par le diagramme que j'ai déjà présenté on saisit bien ces transformations.
Par mes observations, je conclus donc, que théoriquement, comme dans la phrase de Darwin, que le type