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LEURS RAPPORTS AVEC LES DIFFÉRENTES FORMES DE L’EXCITANT LUMIÈRE

Jusqu’à présent nous avons parlé de l’excitant lumière, sans nous inquiéter de sa nature : il nous faut indiquer rapidement en quoi elle consiste et nous verrons qu’à ses modes ou formes particulières correspondent des modes ou formes particulières d' excitation.

Nous rappellerons rapidement que la lumière consiste essentiellement dans les oscillations d’un milieu subtil nommé éther dont Hooke, Huyg’hens, Young*, Fresnel ont supposé, dont Foucault, Fizeau, Encke, par leurs expériences, ont presque démontré l’existence. La lumière et la chaleur, qui sont rég’ies par les mêmes lois dans leur propagation, leur réflexion et leur réfraction, sont les manifestations d’une meme cause de mouvements vibratoires de cet éther. Il y a chaleur obscure quand les vibrations de l’éther sont peu rapides; quand, la température des corps chauds s’élevant, les vibrations augmentent en quantité, il se manifeste, outre la chaleur, de la lumière. Les corps passent alors successivement du rouge naissant à un orangé de plus en plus clair, jusqu’au blanc le plus éblouissant.

S’il y a identité de nature entre la lumière et la chaleur, il y a l’analogie la plus complète entre la lumière et le son. Nous n’avons pas besoin de rappeler que le son est produit par les oscillations vibratoires de l’air (ou de tout autre corps) et que, selon que les ondes ainsi produites sont plus nombreuses, plus hautes et diversement associées entre elles, on distingue dans le son trois qualités correspondantes : la tonalité , V intensité et le timbre. De même, selon le nombre, la hauteur et les associations di-

verses des vibrations de l’éther lumineux, on a appris à distinguer dans la lumière sa tonalité (couleurs), son intensité et sa saturation (saturation des couleurs correspondant à peu près au timbre plus ou moins pur des sons.)

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