SCÈNE in Les Mêmes, ERIC, JEAN
JEAN) p3assant Eric deTdnt lai.
Marche !
Qu'est-ce ?
JEVN.
Un bandit que, dans la salle basse, J'ai trouvé dérobant une aiguière.
ERIC
Par grâce, Fais donc vite et m'accroche au plus prochain sapin.
Tu t'appelles ...?
ERIC
Un homme à qui tu pris son pain .
Moi?
ERIC
Tu ne pouvais pas me laisser mon servage ?
On mangeait mal, mais on mangeait; ta loi sauvage M'a perdu ; je croyais être libre ; insensé !... Quand j'ai dit : « Payez-moi », mon maître m*a chassé.
Quand j'ai tendu la main, on m'a fermé la porte ;
Je vole, on va me pendre. Eh 1 pendez-moi, qu'importe?
Cela m'épargnera le saut du haut d'un pont.
"^ RANTZAU
Struensée, écoutez : le peuple vous répond.
Il est encore enfant !
Donnant sa bourse à Eric.
Tiensi prends.
ERIC, saffoqué»
Quoi !... Cette somme?
Prends, et ne te plains pas désormais d'être un homme. Au nom du roi, sois libre.
ERIC, arec embarras.
Ahî pardon; j'avais faim.
Vive le roi !
Il sort joyeusement, suivi de Jean..
RANTZAU
Fort bien, mais attendons la fiii.
Appuyant sur le mot.
Votre aumône, car c'en est une, à rien n'obvie : Qu'avez-vous à donner aux autres ?
J'ai ma vie.
RANTZAU
Sans doute, mais peut-être aussi la nôtre à tous Et celle de Christian qui se confie à vous...