‹ Struensée, drame en cinq actesChapitre 7 sur 16 · L.\ REINK · texte numérisé non relu

L.\ REINK

Comme vous, Comme la foule, comme ils ont entendu tous.

STRUKNSÉE.

Oli ! j'aurais dû tuer ces lâches tout à l'heure. Grâce !

LA RKINK.

Ne pleurez pas ; regardez si je pleure ! Est-ce que j'ai pleuré quand cet aftVont grossier M'a fait entre vos bras tomber de mou coursier? Et lorsque de mes sens je reprenais l'empir.), Guldberg dardait sur moi son regard de vampire;

M'a-t-il vue un instant ou pleurer ou rougir? Non, non ; il ne faut pas pleurer, il faut agir.

Il faut écoutez-moi : le moment est suprême,

Laissez-moi conjurer le sort. Emmy vous aime.

fSTRUKNSÉE.

Madame

L\ RKINE.

Elle vous aime ; il la faut épouser.

STRUENSÉK.

Que me demandez-vous? Qu'osez-vous proposer?

LA REINK.

De nous sauver tous deux.

STRL'ENSÉE.

Non ! non ! dût la tempête Dans toute sa furie éclater sur ma tête. Dût le flot m'emporter à son premier reflux, Je suis prêta mourir; n'exigez rien de plus.

LA HEINK.

Mais c'est le seul parti qui nous reste peur-être.

Mais pour donner son âme il faut en être maître. Ayez pitié de moi, madame, ayez pitié D'un cœur trop généreux pour n'aimer qu'à moitié, Trop plein d'une autre image ..

LA RELNE.

Oh ! silence, silence !

Je ne veux point ici vous faire violence;

Mais pour votre repos autant que pour le mien, Comte, nous reprendrons plus tard cet entretien, Jusque-là, songez-y, c'est en vous que j'espère, Pour veiller sur le roi, rendre l'Etat prospère, Et préparer au peuple un meilleur lendemain. Notre avenir à tous repose en votre main ; Songez-y, sougez-y !

STRLENSÉE.

Reine, soyez bénie!

Vous êtes ma vertu, ma force et mon génie ; Disposez de ma vie, ordonnez mon trépas. Je suis à vous, madame.

LA RELNE.

Il ne partira pas!

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