ACTE I, SCÈNE I
RANTZAl.
La crise est donc bientôt dans ses jours décroissants?
MAB Kl" S.
Hélas! non. Au dernier accès, \oilà deux ans, La période aiguë a duré la semaine.
R ANTZAU.
Et le mal d'à présent est de trois jours à peine ! Ce Struensée, alors, pourrait donc à son gré Enrayer la souffrance à son |)lus haut degré?
M ARKUS.
Vous ne le croyez pas? Et lui non plus, je pense.
Mais alors son défi?.
Il serait bien hardi !
RAXTZA L.
MARKl S.
Nest que de l'impudence.
R ANTZAU.
Non, il ne risque rien.
Il l'a belle à promettre un miracle! il sait jjien Qu'une santé royale, une tête sacrée Confiée à nos soins, ne sera pas livrée, Avec tous les dangers qui sont dans l'inconnu, Aux essais du premier empirique venu.
R ANTZAU.
Donc, si l'on prend au mot sa science trop neuve?.
M ARKUS.
On la verra, piteuse, échouer ii l'épreuve.
llHMlt !
30 STRLEXSÉK.
RANTZM.
i:t (|iian(l il <li( qu'il peut calmer la crise?..
M A It K l S.
l'.A.NTZ A l .
Vous en êtes certain, docteur?
MARKIS.
Absolument!
On l'iitciKl (le nou.vc:iu lus cris.
IIA-NTZAI.
|{iicor! Veuillez fermer de grâce celle porte.
Miiikiis va fcriiKT nu fond la porte de droite.
Hieii! — .Maintenant, docteur, écoutez. 11 m'importe De mater dans cet lioninie un rival dangereux.
Comnient?
I! ANTZAl .
j)cpuis deux ans, il est assez heureux, (le Struensée! Il m'a d'abord conquis moi-même. Il ne révélait pas encor l'homme à système. Il fut un an mon aide et presque mon ami. Tn Jour, il m'a quitté, brusque, hostile à demi. Il axait ((■(> n't^st pas déjà si malhabile!) Remis sur pi(>d l'enfant royal, faible et débile.
Disons qu'il fui, non pas liabil(% vii<ilant. Faire suivre un réijime. est-ce a\oir du talent?