‹ Struensée; drameChapitre 67 sur 91 · I. Al uwk · texte numérisé non relu

I. Al uwk

C'est vrai.

.MAUKUS.

Souffrez que, pour cette raison, On attende de vous tout, hors la guérison.

STnUKNSKE.

Ce que j'apporte, c'est le salut et la vie ! C'est vous qui, par ce doute infâme et par envie. Achevez votre roi !.. Ses instants sont marqués... — Eh ! s'il meurt, tuez -moi !

MARKUS.

Qu'est-ce que vous risquez ?

STRUEXSÉE.

Voyez tous ! Il se meurt ! Quoi ! raison ni prière Ne peuvent rien sur vous?

LAURWIG ET LES SEIGNEURS, le repoussant.

Non, rien ! xVrrière I Arrière !

LAURWIG.

Tu ne nous convaincras que de ta trahison.

Qu'on me laisse essayer, au moins !

102 SÏP.UKNSKE.

Ouoi ? Le poison ?

STI» l KNSKE.

Ah! la tentation est trop forte! J'y cède! Ah ! vous ne voulez pas, messieurs, que je vous aide ? Vous aimez mieux m'aider ? A votre aise ! Le roi, C'est dit, va donc mourir, grâce à vous, malgré moi, — On ne nous croira pas, certes, d'intelligence ! — Or, comme vous aurez aujourd'hui la régence, Demain je suis au faite et vous êtes à bas. Vous l'aurez voulu tous I

Kr.ipiiniU (lu picil.

Mais moi, je ne veux pas !

Briisqiiomcnl, à Ranlzai:, qui a jusque-là tout observé, inimoliiio pi muet.

Vous, témoin qui n'avez rien dit, je vous adjure. Vous devez savoir, vous, comme on me fait injure; Ou'en ce moment, fidèle aux desseins résolus, Les dangers où je cours sont prévus et voulus; Que j'ignore la peur et le cœur qui palpite; Que je ne tombe pas, que je me précipite ; Que, frappé par le roi, je peux le secourir, Et que je veux sauver, puisqiK^ je \eux mourir!

ISA XTZ AL.

La oliose est pourtant grave; on y risque sa tète; Et la prudence veut qu'on doute et qu'on s'arrête Avant de consentir à ces coups hasardés.

Mettant sa iDain sur l'épaule de Strucnséc.

\ oyons, qu'on vous regarde en face !

STRUENSKE.

Regardez !

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