STIILEASEE
LA REINE
A)î ! tu pensais à moi, dis ?
STRi EXSÉE.
Rien qu'à toi, mon iime!
La mort fait à l'amour jaillir toute sa flamme! Attendu par la mort qui réclamait son tour, Comme je savourais notre céleste amour!
Comme je savourais cet amour qui m'enchante, Pris déjà du frisson de la mort approchante !
Ainsi, pour ton grand cœur, le péril effacé?...
STRLENSÉE.
N'était qu'un mauvais songe. Et le bonheur passé. Seul présent, seul réel, à celte heure suprême. Perdait tout dans l'idée ineffable : elle m"aime ! Quoi de plus? elle m'aime! Et mon cœur, à son tour. Avant qu'on le brisât, se fondait en amour ! Nous nous sommes aimés! ah! qu'importe le reste! Et tout en moi. penché vers toi, mon bien céleste. Pour ces vingt mois d'amour, de bonheur triompliant, Tout te remerciait, ma reine, mon enfant !
LA REINE
Oh ! je t'aime!
Un souhait manquait à mon délire :
Ce songe du passé, que je dois me relire Sans elle, et que la fin menaçante agrandit, Oh ! pouvoir à ses pieds le dire !
Tombant à genoux.
le l'ai dit!