ACTE V, SCÈiNE IH
LA RKINE.
II n'est pas l'heure, non. Kœfekl m'eût avertie.
STRUENSIÎE.
Partez ! Vous devriez être déjà partie.
LA REINE
Méchant! toi qui voulais toujours me retenir! Qu'est-ce qui presse tant?
s T R U E X s É E , avec égarement.
. • Rantzau! qui va venir.
LA REIXE.
Lui!.. Que viendrait chercher ici ton adversaire?
Moi. — Nous sommes d'accord.
LA REINE
Quoi!
STRUENSÉE, iircsciue tUircmcnt.
C'était nécessaire!
Nous saurez tout plus tard.
LA REINE
Eh! bien, tu me dis : vous!
STRVENSÉE.
Pardon ! je ne devrais te parler qu'à genoux. Mais ce cher entretien, il faut que je l'abrège. Par raison.
LA REINE
Souffres-tu?
124 STRUEKSÉE.
SmUENSKE, riant.
Moi! pourquoi souffrirais-jc ?
LA RKINE.
Tu semblés inquiet; que crains-tu?
STRUENSKE.
Pour moi rien, A coup sur; pour toi, tout. Je t'aime. Pars.
LA nEI.NE.
C'est bien.
Je pars. — Embrasse-moi.
Il rcmbrasse, palpitant, et ne rèpoml plus à co qu'elle lui dit que par des signes.
Je vais, émue et tendre, — C'est ma fête, tu sais, dans quinze jours, — t'attendre... Tiens-moi l»ien au courant de tout ce que tu fais... A bientôt! à toujours!
Elle sort, puis revient.
Je t'aime!
Elle sort.
STRUENSEE, tombant sur un canapé.
J'étouffais!