‹ Struensée et la cour de Copenhague, 1760-1772; mémoires de Reverdil ... précédes d'une courte notice sur l'auteur et suivis de lettres inéditesChapitre 33 sur 37 · MADAME DE GABELL A REVE M) IL · texte numérisé non relu

MADAME DE GABELL A REVE M) IL

Décembre 1767.

Votre visite m'a un peu soulagé le cœur. J'ai beaucoup pleuré et j'en avais besoin. Je pleurerai longtemps. Vous méritez tous mes regrets, comme vous avez acquis mon estime et ma plus tendre amitié.

J'ai peine à réaccoutumer à l'idée de ne plus vous revoir. J'ose quelquefois espérer que cette absence ne durera pas longtemps. Vous savez sur quoi je fonde mon espérance. Adieu, Monsieur, ce mot est terrible par le sens qu'il renferme. 11 m'attendrit trop pour vous répéter encore tous les sentiments que j'ai pour vous et qui dureront autant que ma vie.

Ayez la bonté de m'indiquer comment vous pourrez recevoir mes lettres sur la route.

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