‹ Struensée et la cour de Copenhague, 1760-1772Chapitre 36 sur 42 · NECK.ER, ANCIEN MINISTRE, A REVEREIL, A NION · texte numérisé non relu

NECK.ER, ANCIEN MINISTRE, A REVEREIL, A NION

Coppet, 11 février 1800.

Je ne puis assez vous exprimer. Monsieur, toute la peine que j'ai ressentie en apprenant que vous êtes venu chez moi pendant mon absence.

C'est un grand guignon, car pendant quatre mois je ne m'en étais pas absenté : cela ne m'arrivera plus, et, averti par mon accident, si je m'éloigne de Coppet pour diner, j'aurai soin de vous en prévenir; et, comme j'aurais dû le faire, je vous prie. Monsieur, d'agréer mes excuses.

Je n'ai rien de Paris par delà les détails des papiers, quoique bien pauvres aujourd'hui.

On m'avait écrit qu'un troisième courrier avait été envoyé en Angleterre, mais j'ai quelques doutes en voyant dans le Puhliciste, papier devenu presque officiel, avec quelle insulte on y parle du gouvernement anglais.

Il y aura une fête éclatante le 30 pluviôse, pour l'installation du premier consul au château des Tuileries. On dit que son coriége de gardes est nombreux et magnifique, et qu'ils font ranger les voitures à coups de sabre, quand le soldat heureux traverse les rues de Paris.

Il pourra bien se signaler encore à la guerre, car on dit qu'il est disposé à commander l'armée, s'il y a bataille près du Rhin. Tous ses goûts sont héroïques.

Adieu, Monsieur, mes regrets encore et mes tendres compliments.

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