CHAPITRE XVI
Chorillot. — Le chemin de fer de la Oroyt. — L'agricnltiiref le salpêtre, le guano. — Systèmes économiques et financiers de U répobliqae du Péron.
Lima, le 21 novembre 1876.
Plusieurs lignes de chemins de fer permettent de rayonner facilement autour de Lima,, soit pour gagner la côte , soit pour atteindre les hauts plateaux de la Cordillère, soit pour aboutir aux haciendas de la plaine.
Le séjour favori , pendant Tété , du monde élégant de la capitale , se nomme Chorillos; c'est un grand village formé de maisons et de villas charmantes où| fuyant les chaleurs , on vient chercher la fraîchear que procure le voisinage de la mer. Le pays environ^nant est bien un peu monotone ; mais les habitués de cette plage, ayant des mœurs éminemment sociables, se contentent parfaitement des ressources apportées par chacun. Chorillos commençait seulement à recevoir ses hôtes ordinaires lorsque je le visitai; mais ayant eu plusieurs fois Toccasion de me trouver dans quelques réunions à Lima, j'ai pu me rendre compte du charme véritable qu'exerce, sur l'étranger comme sur rindigène , cette société aimable et accueillante, pleine d'entrain .et de gaieté.
Il est une autre excursion que le touriste ne doit pas manquer de faire, c'est d'aller visiter le chemin de fer de la Oroya. Le tracé de la ligne, dont les travaux d'art sont à peu près tous achevés aujourd'hui sur un parcours de deux cents kilomètres , s'élève jusqu'à la hauteur de quatre mille huit cents mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette entreprise grandiose est due à un Américain du Nord , M. Meiggs , qui a conçu le projet de reliçr la côte avec le versant de TAtlantique, dont les contrées presque vierges encore seraient ouvertes ainsi au commerce et à la civilisation. Peutêtre un jour arrivera-t-on par là à mettre en communication entre eux le port de Callao et ceux du haut Amazone , déjà atteints par les bateaux à vapeur d'une Compagnie brésilienne ; mais, pour réaliser ce plan, il faudrait trouver une voie navigable se rapprochant davantage de la Cordillère , par un des affluents du grand fleuve. Malheureusement, les cours d'eau explorés jusqu'à maintenant présentent en plusieurs endroits des cataractes ou des rapides impraticables , même pour les petits navires.
Don Ëmilio Sanz , un ancien ami de collège que j'ai la bonne fortune de retrouver dans son pays natal, veut bien me proposer d'aller visiter cette curieuse voie ferrée. Nous partons donc un matin de Lima, et le train nous amène bientôt jusqu'aux premiers contre-forts des Andes. Là, le convoi commence à gravir la montagne sur des pentes de plus en plus rapides; nous traversons un premier pont jeté hardiment au-dessus d'une large vallée, où résonne étraur
gement tout cet enchevêtrement de barres qui Tacillent et sonnent la ferraille. Le tablier de ce pont, établi sur trois piles seulement, n'a pas moins de cent soixante-quinze mètres de longueur; j'aperçois au fond, à quatre-vingt-dix mètres eu dessous denoaSi un torrent qui a fait donner à cet endroit le nom de puente de las Verrugas (le pont des verrues), à cause de la particularité qu'ont ses eaux de couvrir de tumeurs ceux qui en boivent ou qui s'y baignent. Ce ruisseau va se jeter, un peu au-dessus de Lima, dans le Rio RimaCj qui seul alimente la ville»!... Heureusement, me dit-on , le mélange des eaux détruit pour les habitants cette influence déplorable.
La route, dont la pente inclinée atteint au maximum quatre pour cent, devient de plus en plus accidentée : nous parcourons tantôt un tracé en lacets, tantôt de longs tunnels creusés dans la montagne , aboutissant à des ponts suspendus d'un effet saisissant dans ces gorges sauvages. Parfois, la largeur seule de la voie dessine en corniche, sur le flanc du rocher, un passage à ciel ouvert surplombant des précipices d'une profondeur vertigineuse. Pendant le trajet, un entrepreneur de ces travaux m'assure que, s'il avait à sa disposition un autre moyen de locomotion, il le préférerait, quel qu'il fût, à ce chemin de fer pour ainsi dire aérien : c'est peu rassurant!
Le train s'arrête à San-Mateo, situé à trois mille mètres de hauteur : c'est la dernière station ouverte aujourd'hui à la circulation. Il y a quelque temps, les
locomotives remontaient jusqu'à Anchi; mais la route, faute d'entretien suffisant, se détériore, et la ligne d'exploitation, au lieu d'avancer, diminue de mois en mois. (iCS fonds manquent aujourd'hui pour la continuation de cet ouvrage qui a déjà coûté près de deux cents millions de francs, et le gouvernement péruvien hésite maintenant à consacrer une somme d'une quin« 2aine de millions qui serait suffisante pour assurer son achèvement. Cette œuvre remarquable restera donc peut-être ébauchée ou tombera en ruine avant même d'avoir atteint son but !
Après une nuit passée à San-Mateo, nous poursuivons à dos de mule notre voyage d'exploration, pour visiter le reste du tracé dont les travaux d'art deviennent de plus en plus hardis à mesure que nous nous élevons. Nous suivons les anciens sentiers de la montagne : souvent notre guide est obligé d'étayer certaines parties du chemin, pour permettre à nos montures de poser le pied sur une pierre où elles puissent trouver un point d'appui... Ces moments où l'on se voit ainsi suspendu au dessus de l'abîme , à la merci du moindre faux pas de sa mule , sont particulièrement désagréables ; mais il n'y a pas de choix; car si l'on met pied à terre pour franchir les passages périlleux , on ne tarde pas à se convaincre qu'il vaut encore mieux se fier à ces quatre pieds prudents et fermes qu'à son inexpérience personnelle.
Nous atteignons dans la soirée la région des neiges : à cette hauteur (4,768 mètres), la voie traverse un tunnel creusé dans lé mont Meiggs, et commence alors
à descendre cd pente douce le versant opposé, jusqu'au village de la Oroya. Ce point extrême de la ligne n'a actuellement aucune importance, mais il pourrait en acquérir beaucoup , s*il devenait le centre du {ransit, d*une part pour les produits miniers d'argent et de houille qui sont extraits des gisements situés sur les hauts plateaux avoisinants, d'autre part pour les céréales fournies par les riches vallées de Test, dans le bassin de TAmazone.
Laissant sur notre droite le mont Meiggs, nous continuons encore notre ascension à plusieurs centaines de mètres, et arrivons enfin à V hacienda A^ Morococha, où nous nous proposions de visiter des mines d'argent. Je ne dirai rien de cette excursion, ni du paysage sibérien qui se déroulait devant nous, ni des promenades qu'il fallut faire dans les galeries souterraines : tout cela m'eût sans doute beaucoup intéressé si, dès mon arrivée, je ne m'étais senti pris de ce terrible soroche dont j'avais déjà eu Toccasion de ressentir les désagréables efiets. Je passai là- haut vingt-quatre heures interminables : il me semblait à chaque instant que Tair respirable allait décidément me manquer; en même temps un violent tremblement nerveux, causé par les mouvements désordonnés du cœur et des artères, me secouait comme si j'avais été en proie à une fièvre ardente.
Décidément je choisirai de préférence, pour y planter ma tente , un lieu de séjour autre que cet endroit à cinq mille mètres d'altitude, où la température varie , de minuit à midi , entre 5 degrés de froid et
25 OU 30 de chaleur, et où la pression barométrique est de 16, alors qu'elle est de 30 au Callaol
En revenant à Lima, nous sommes allés visiter à Santa Clara, non loin de la ville, une hacienda de cannes à sucre appartenant à un riche propriétaire, M. Llona. J'ai déjà eu l'occasion de parler de ce genre d'exploitation, je n'y reviendrai donc pas; je dirai seulement que je fus frappé de la magnificence de cet établissement, monté avec les plus grandes recherches de luxe , de perfection dans les machines, et pouvant produire par jour vingt-quatre mille kilogrammes de sucre. Tout autour de Tusine s'étendent d'immenses champs de cannes, sillonnés par un petit chemin de fer qui amène, jusqu'au cylindre destiné à les écraser, les plantes coupéesà ras du sol par des travailleurs chinois.
L'industrie saccharine a fait, depuis quelques années, de grands progrès au Pérou ; on a passé brusquement de la petite culture et d'un système très-primitif à la grande exploitation agricole et industrielle. Le luxe dans la perfection et le fini des machines est même devenu une véritable exagération, car chaque grand propriétaire a mis son amour-propre à posséder un établissement plus beau et plus coûteux que celui du voisin. Il en est résulté un fait désastreux : la plupart des spéculateurs ont englouti là des capitaux dont l'intérêt se trouve plus que compromis par le manque d'alimentation à toute cette activité mécanique ; les usines, faute de plantations suffisantes, chôment une partie de l'année , et leurs entrepreneurs se ruinent en s'endettant.
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Et pourtant, les nombreux essais de culture bits dans ces dernières années ont démontré qu'une grande partie de la côte peut produire la canne, et que, de plus, cette culture convient parfaitement à la nature du sol et du climat. La bonne qualité du sucre fabriqué place déjà la république à la tête de tous les pays producteurs de l'Amérique du Sud, et Ton estime généralement que cette contrée, d'où l'on exporte annuellement aujourd'hui cent millions de kilogrammes, pourrait, en très-peu de. temps, en fournir plus d'un milliard.
Mais ici se pose un grand problème pour Tavenir agricole du Pérou : les seuls travailleurs employés maintenant dans les haciendas sont les coolies chinois; et, quand ils viendront à manquer, ce qui arrivera dans un avenir prochain, comment les remplacera-t-on? U ne faut pas compter sur les indigènes, trop peu nombreux sur la côte pour répondre aux besoins de ces exploitations; il n'y a guère lieu non plus de fonder des espérances sur le colon européen : sollicité de toutes parts, il préfère les contrées vers lesquelles sont déjà établis des courants d'émigration, et où le travail peut être moins pénible et plus lucratif. Le gouvernement péruvien , il est vrai , se flatte en ce moment d'attirer de la Chine une immigration libre ; à cet efiet, il vient même de subventionner un service direct de bateaux à vapeur entre les deux pays ; mais s'il ne réussit pas dans cette entreprise , et si ses espérances sont vaines, quels bras resteront à l'agriculture?
L'exploitation de sucre pourrait bien avoir le sort de
celle du salpêtre et du 'guano; ces deux produits, naguère encore les grandes ressources du budget péruvien , mal administrés , et pour ainsi dire livrés au pillage , tendent de plus en plus à devenir des valeurs négatives entre les mains d'un gouvernement aussi léger que besoigneux.
Qu'est devenue, en efiTet, l'industrie du salpêtre? En 1873, le nitrate de soude, qui jusqu'alors était franc et libre de droits, fut grevé d'une taxe de sortie, sous prétexte qu'il faisait une concurrence dangereuse au guano imposé. A cette époque, les producteurs et exportateurs, prévoyant que cette taxe serait infailliblement encore élevée, s'empressèrent d'augmenter la production du nitrate, afin d'établir en Europe, à l'abri de ces soubresauts, un fort stock de marchandises. En 1875, leurs prévisions se réalisèrent : l'impôt fut doublé ; mais cette mesure n'arrêtant pas l'exportation qui donnait des résultats exceptionnels, le gouvernement de M. Pardo, ne voyant pas qu'il sacrifiait les intérêts économiques du pays à l'avantage momentané du fisc, éleva encore les droits de sortie. Le salpêtre continuait cependant à donner à la douane des revenus considérables^ alors l'État renouvela quelque peu l'histoire de la poule aux œufs d'or : il crut avoir tout intérêt à monopoliser une aussi importante source de revenus, et, serrant encore la vis de l'impôt, finit par paralyser complètement l'industrie particulière : il avait égorgé la poule! La plupart des propriétaires, ne pouvant plus vendre en Europe leurs produits à un taux rémunérateur, se
virent contraints de céder à rÉtat leurs entreprises industrielles. Celui-ci n*a pas su en tirer parti, et Texploitation du nitrate de soude , aujourd'hui considérablement entravée, menace de ne pouvoir se relever de la crise qu'elle traverse.
L'histoire des concessions de guano est tout aussi fâcheuse. Personne n'ignore d'où provient cet excellent engrais, si recherché aujourd'hui pour l'agriculture dans le monde entier : les bandes innombrables d'oiseaux qui , depuis des siècles , peuplent les côtes du Pérou et de la Bolivie^ se sont chargées d'accumuler sur les rochers du bord de la mer et des îles avoisinantes le précieux engrais auquel la sécheresse exceptionnelle du climat conserve des qualités ammoniacales qui en font le principal mérite. Les îles ChinchaSj situées sous le 14;* degré de latitude, ont jusqu'à ce jour fourni en grande abondance le guano entassé par couches variant de dix à quarante mètres de hauteur, sur des espaces considérables; certains points de la côte n'en sont pas moins abondamment fournis. Les navires qui arrivent pour prendre leur chargement s'approchent du rivage, et par une sorte d'immense tube en toile mettent en communication la cale du bateau et les travailleurs; ceux-ci y jettent le guano , qui , par ce conduit , s'entasse dans le bâtiment. L'opération est donc des plus simples, les ouvriers doivent être peu nombreux , la valeur de la marchandise est considérable.
Depuis 184:0 surtout, l'exportation du guano a pris sa plus grande extension ; le gouvernement s'en est
tantôt réservé le monopole exclusif, tantôt, à court d'argent, il a cédé ses droits à des particuliers^, en échange d'avances de fonds. C'était là une pente glissante pour un Etat dont les finances, toujours obérées, Tobligeaient sans cesse de recourir à des expédients : il en est résulté que cette source de richesse s'est trouvée hypothéquée plusieurs fois en garantie d'emprunts qui, en se succédant, n'ont pas toujours scrupuleusement respecté les gages antérieurement donnés.
La situation actuelle est la conséquence inévitable de pareils agissements : un premier contrat, datant déjà déplus de dix ans, faisait consignalaire du guano péruvien la maison Dreyfus, dont le siège est à Paris; or le gouvernement, manquant souvent des fonds dont il avait toujours un pressant besoin, dut plusieurs fois recourir aux consignataires pour obtenir des avances : celles-ci lui furent faites d'assez bonne grâce dans le début, mais puidemment refusées dans la suite. Il fallut alors trouver d'autres ressources, et les emprunts de 1870 et 1872 n'eurent pas d'autre but : le premier hypothéquait l'exploitation du guano, après la cessation du contrat Dreyfus ; le second hypothéquait des gisements nouvellement découverts et qui furent à tort déclarés très-riches. Mais sans tenir compte de ses engagements, le gouvernement, à la cessation du contrat Dreyfus, s'est immédiatement empressé d'en signer un nouveau, avec la maison Raphaël, de Londres. Cette combinaison, acceptée parles porteurs de huE^ péruviens en Angleterre, ne l'a pas été par les
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mêmes en Belgique et en France. De là vient qae, aujourd'hui, la maison Dreyfus, ayant avancé aa Pérou des sommes supérieures à ses engagements, se prétend en droit de continuer Texportation du guano jusqu'à ce qu'elle soit rentrée dans ses avances, sans que le gouvernement puisse Ten empêcher; la maison Raphaël, de son côté, étant nouveau consignataire, peut faire valpir se» droits, puisqu'un contrat en honne forme les lui garantit; enfin les porteurs de bons, à leur tour, surtout ceux de l'emprunt de 1870, se considérant comme privilégiés, ont plus que raison de réclamer la priorité sur tous autres !
Au milieu de cet imbroglio, le gouvernement ne semble pas autrement embarrassé, et sans *doute il compte sur le hasard ou sur la 4)anqueroute pour trouver une solution à Tétrange situation dont il est Tauleur. Le hasard pourra le servir, en ce sens que le guano est peut-être encore loin de se trouver épuisé au Pérou ; c'est même une opinion fort répandue qu'il reste à découvrir, sur la grande étendue des côtes, de nombreux gisements cachés aujourd'hui sous le sable. Il est difGcile d'être fixé à cet égard, car tes évaluations sur les dépôts connus sont elles-mêmes Irès-inexactes ; à plus forte raison est-il impossible d'apprécier les quantités pouvant encore être exploitées. Un jour ou l'autre cependant cet engrais finira par disparaître; puisse-t-il au moins, pendant quelques années encore, assurer au Trésor péruvien des ressources dont il ne sait malheureusement pas plus user avec mesure qu'il n*estliabile à ménager son crédit.
Quoi qu'il en soit, la situation financière et économique du Pérou parait aujourd'hui gravement compromise : ce pays, possédant des produits naturels dont il trouvait partout un écoulement facile et lucratif, s'est endormi pendant trop longtemps dans Tinsouciance complète de Favenir. Chaque nouveau gouvernement amène à sa suite une foule de favoris du pouvoir : ceux-ci, devenus fonctionnaires, sont, au premier changement, retraités pour le reste de leurs jours ; leurs veuves mêmes et leurs enfants continuent à jouir d*une pension souvent fort élevée. Il en résulte que chaque citoyen croit TEtat tenu de lui faire des rentes, et les finances, obérées de ce côté, entamées ça et là par des spéculations hasardées , se trouvent bien vite épuisées.
Le Pérou, lancé, sous la présidence du colonel Balta, dans une série d'entreprises aventureuses , a vu construire des chemins de fer, établir des docks, élever des monumenis publics qui tous sont plutôt encore de lourdes charges que des sources de revenus. Après des journées sanglantes, don Manuel Pardo, élu président, a, sous prétexte de remaniements nécessaires, contribué à ruiner non-seulement le Trésor, mais aussi le cré4it public. La meilleure preuve à Pappui est que la rente péruvienne, cotée à Londres, il y a quatre ans, à 74t, est tombée aujourd'hui à 12! Le papier-monnaie, seule valeur en circulation, perd de jour en jour : j'ai vu tomber le « sol » à 25 pence quand, au pair, il serait à 48. Le comiflerce soufire naturellement de cet état de choses , l'importation
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diminue, et il semble impossible que bientôt, à bout de ressources et d*expédients, le Pérou ne subisse pas une de ces crises terribles dont un pays se relève difficilement.
Il ne faudrait pas croire cependant qu*on soit dans la prostration à Lima : la situation paraît seulement originale, et chacun, se réveillant économiste, développe dans les journaux un moyen nouveau de sauver la patrie. Quant à la révolution, elle est, je Tai déjà dit, à Tordre du jour, et le premier prétendant venu, réactionnaire ou radical, se croit en droit, siToccasion s'en présente , de tout mettre à feu et à sang pour le plus grand bien de ses concitoyens.
Voilà le Pérou, tel qu'il m'est apparu... serons-nous donc forcés bientôt d'accoler à ce nom, jadis synonyme de richesse, le trop sinistre mot de banqueroute?