ADMINISTRATION CIVILE
ORGAHISATIOir ADMINISTRATIVE.
La Suède, pour l'administration civile, est partagée en vingt-cinq gouvernements (tën), qui se divisent en districts, lesquels à leur tour se subdivisent en cantons (hœrad) de quatre à douze paroisses. Les gouverneurs représentent nos préfets, mais avec des attributions beaucoup plus étendues, parce que leurs fonctions ne se bornent pas a l'administration civile ; ils sont aussi chargés de la perception des impôts, de l'administration militaire , et même de quelques fonctions judiciaires.
Au-dessous des gouverneurs sont des fonctionnaires nommés Krvno* fçgàe , qui représentent nos sous-pré-
fets et administrent quatre ou cinq cantons. Ils sont aussi chargés de la recette des contributions qu'ils versent au trésorier du gouvernement (rsentmxstare).
Dans chaque canton est un lœnsman qui exécute les ordres du kronofogde.
Ces employés sont à la fois maires , commissaires de police et même huissiers , étant chargés d'exercer les poursuites et les saisies contre les contribuables en retard.
Les bourgmestres des villes remplissent des fonctions analogues à celles de nos maires, mais avec plus d'attributions. Dans quelques grandes villes, comme Norkôpmg et Gothembourg, il v a deux bourgmestres, l'un pour l'administration civile, l'autre pour la police et la justice.
Charles XIV, dès le commencement de son règne, avait été frappé de la confusion qui se faisait remarquer dans la délimitation du pouvoir judiciaire et du régime administratif. Il en résultait souvent des conflits qui nuisaient à l'expédition des affaires. Le roi s'est efforcé de faire cesser un état de choses aussi préjudiciable. Un comité a été charge en 1819 de rédiger et de présenter le projet d'une nouvelle organisation des bureaux administratifs, en distinguant d'une manière précise les affaires oui doivent être du ressort de l'autorité judiciaire. Malheureusement cette réforme si désirable ne pourra s'opérer qu'avec le . temps. La confusion des attributions . dont on se plaint avec raison en Suède, est surtout sensible dans les campagnes, où l'autorité municipale et le pouvoir judiciaire sont exercés par un même magistrat, le bourgmestre.
Un autre vice du système administratif suédois , c'est que la centralisation y est poussée plus loin peut-être encore qu'en France. Les affaires les moins importantes arrivent jusgu'au roi en passant par une longue filière hiérarchique, et il en résulte que le prince est obligé de signer annuellement plus de douze mille expéditions , d'un intérêt purement local.
L Du reste, les réforme* a'opèreitf
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L'UNIVERS
difficilement dans ce pays ai attaché aux anciens usages; ainsi, le trafic provincial , connu sous le nom de vénalité des emplois, contre lequel Charles XIV avait preserit des mesures rigoureuses aux gouverneurs dès Tannée 1819, subsistait encore en 1831 dans plusieurs parties du royaume, maigre les défenses expresses du gouvernement. Le roi, en ordonnant formellement l'extinction de cette coutume indigne du XIX* siècle, a rendu les gouverneurs responsables de l'exécution des mesures sévères qu'il a prises à cet égard.