III. Arts. IV calligraphie; 13* de
sin; 14° exercices gymnastiques ; 15° chant religieux et musique.
16° Philosophie, éléments d'anthropologie et de logique; notions de grammaire générale et d'histoire littéraire.
Les gymnases ont ordinairement six à sept professeurs; les écoles supérieures , de trois à six , subordonnes dans ces deux genres d'établissements à un recteur. Quelques-uns de ces établissements sont richement dotés par des particuliers ou par l'État. Des bourses y sont distribuées annuellement aux élèves qui se distinguent
Le montant des appointements dfs
Srofesseurs dépend en général du prix es grains qui est fixé chaque année.
Chaque évéque , en qualité d'éphan, a l'inspection des écoles supérieure de son diocèse.
Il existe aussi en Suède quelques institutions particulières. Stockhola en possède plusieurs bien organisées.
3° Enseignement supérieur. Universités. Des deux universités suédoises, celle d'Upsal et celle de Lund , la première est incontestablement la plus importante, puisque sa population est à celle de la seconde dans le rapport de cinq^ à deux. ;
L'université d'Upsal est la plus céV lèbre de tout le Nord; elle doit ses origine à Sten-Sture, l'ancien regeat ou administrateur du royaume , qui h fonda en 1476, à l'imitation de Fonii versité de Paris , alors très-célèbre ;*>| Dissoute en 1583 par suite de Vm\ fluence des jésuites gui firent créa une nouvelle académie à Stockboln, elle fut rétablie en 1598. GusUn Wasa, gui y avait reçu son tion, lui accorda des privilèges et t encouragements de toute espèce, Gustave- Adolphe la reconstitua et I dota de tous les biens patrie
{*) Voyez p. 39 , col, r.
des Waaa. Ccst surtout depuis cette époque qu'elle a jeté un si grand éclat dans le monde savant. Christine se montra très-favorable à l'université suédoise et en prit un soin particulier; mais les constitutions qui servent de règle à cet établissement, et qui constatent ses immunités et ses prérogatives , ne datent que de 1655 : c'est dire qu'elle les dut à Charles-Gustave.
Un chancelier est à la tête de l'université. Le prince royal est revêtu de cette éminente fonction, dont l'étendue de ses connaissances le rend parfaitement digne. La nomination du chancelier est faite par le roi. L'archevêque d'Upsal est de droit vice-chancelier.
L'enseignement se partage entre vingt-quatre professeurs , dont :
Cinq pour la faculté de théologie;
Deux pour la jurisprudence : l'un pour la jurisprudence civile et commerciale, et l'autre pour le droit romain et national ;
Cinq pour la médecine, dont trois pour la médecine théorique et pratique, un pour l'anatomie chirurgicale, et un pour la botanique démonstrative;
Quatorze professeurs de la faculté de philosophie, savoir : éloquence, histoire, littérature, mathématiques, économie politique, chimie, botanique, logique, métaphysique, langue grecque et langues orientales.
Chaque professeur doit donner quatre leçons d'une heure par semaine, excepté pendant le temps des vacances,
3ui durent en tout quatre mois et emi, savoir : six semaines d'hiver et trois mois d'été.
Parmi les professeurs actuels les plus célèbres à r étranger, sont Afzehus , Wahlenberg, Svanberg, Gejer, Fries et Nilsson.
Les professeurs sont nommés par le roi, sur une liste de trois candidats semise au chancelier par le consistoire de l'université, après un concours préalable.
Les honoraires des professeurs, quoique peu considérables en apparence , sont cependant fort avantageux ;
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leurs traitements fixes ne dépassent guère trois mille francs, mais ils donnent des leçons particulières à la plupart de leurs élèves, et les rétributions qu'ils en reçoivent contribuent à leur assurer une existence très-honorable.
Le professeur d'économie politique, Olof Kolmodin, est le seul qui jouisse du logement gratuit. Cette faveur lui est accordée par suite d'un legs institué par Skytte , sénateur et chancelier de 1 université, que Ton suppose avoir été frère naturel de Gustave-Adolphe.
Lorsque les professeurs ont rempli leurs fonctions pendant un certain nombre d'années, ils sont admis à jouir d'une pension de retraite qui, après trente ans d'exercice, est égale à leur traitement intégral.
A chaque faculté sont attachés un certain nombre $ adjoints, nommés par le chancelier sur la présentation de la faculté. Ils ont le droit de faire des cours particuliers, qu'on appelle collèges, et remplacent les professeurs en cas de maladie ou d'absence. Ils doivent aussi s'occuper des élèves nouvellement inscrits qui ne sont point encore en état de suivre les cours publfcs.
Indépendamment des professeurs et des adjoints, le corps enseignant de l'université comprend encore un certain nombre de maîtres qui, sous le nom de docentes, ont la permission de donner des leçons , et de se préparer ainsi des titres à une position plus élevée. Ils doivent, avant d'être revêtus de ce titre, soutenir une thèse de leur composition.
L'université possède encore deux maîtres de langues, l'un pour le fran-
Sais, l'autre pour l'allemand ; un maître e dessin, et un maître de musique. En outre , elle a sa bibliothèque et son imprimerie particulières, son libraire, un manège, une salle d'armes et une salle de danse.
Tous les étudiants, à l'exception de la noblesse oui fait corps à part, sont partagés en différentes nations, oui portent les noms des provinces a'ou ils viennent. Chacune de ces nations a un inspecteur qui , choisi par elle entre les
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professeurs, veilla sur les mœurs et les études de ses subordonnés, et les exerce de temps à autre à discuter sous sa direction. Chaque nation a en outre son curateur et ses anciens , chargés de maintenir Tordre et de diriger les études.
Le nombre des élèves a toujours été croissant. Sous Gustave-Adolphe, il n'était que de cent cinquante; en 1780, il s'était élevé à trois cents; en 1800, à cinq cents; il était, en 1830, de quatorze cent cinquante-trois, dont nuit cent quarante-quatre présents. Les étu* diants vivent séparément chez les ha* bitants, où ils se mettent en pension , ou bien ils prennent leurs repas à des espèces de tables d'hôte. Le soir, ils se rassemblent dans des clubs composés généralement des étudiants de la même province.
Pour être admis à l'université, il faut, au sortir du gymnase, subir un examen qui , depuis 1831 , a été rendu beaucoup plus sévère; aussi, depuis cette époque, le nombre des étudiants a-t-il sensiblement diminué.
Les classes opulentes de la noblesse et de la haute bourgeoisie ne sont nas les seules qui jouissent des avantages d'une éducation libérale; l'instruction s'est également propagée parmi les classes moyennes, et a pénétré jusqu'à celle des paysans. Sur a peu près quatorze cent cinquante étudiants qui fréquentent l'université d'Upsal, environ cent cinquante appartiennent à la noblesse, trois cent cinquante au clergé, deux cent cinquante a la bourgeoisie, deux cent trente à la classe des paysans, trois cent vingt à celle des employés, et deux cents à cette partie distinguée de la nation (les standspersoner (*),
Îiui , comme les capacités de la France, orment une classe de parias politiques.
A l'université de Lund en Scanie, on remarque que le nombre des enfants de cultivateurs est en proportion beaucoup plus considérable qu'à Upsal. Ce S'il y a de certain , c'est qu'en Suède \ diverses classes de la population participent aux bienfaits de l'instruc-
(■) Toyet p. 414, coL %x
tion plus généralement que dans beso*
coup de pays de l'Europe plus riches et plus favorisés de la nature* Les eut diants les plus pauvres, et en même temps les plus distingués, reçoivem un secours annuel sous le titre de jfr pendium. Ce secours est prélevé, mû sur les fonds de la couronne, soit m les revenus de certaines fondations particulières : stipendia magnatwL
L'académie a une garde à elle, distincte de celle de la ville, et qui est chargée de veiller au maintien de b tranquillité publique.
La police des étudiants appartient exclusivement à l'université, d'aprà ses antiques privilèges. Les professons réunis forment, quand le cas l'exige, une cour de justice, qui se divise es deux sections, l'une d'instance, Faut»
d'appel. La première est présidée pv le pro-recteur, l'autre par le rectcar.
Toutes les contestations qui s'élèvent entre les étudiants, et tous les délits qu'ils peuvent commettre, comme, ea
Sénéral, toutes les affaires de l'acaémie, sont du ressort de ce tribunal qui prend le titre de consistoire. Le condamné peut en appeler au chas* celier , et , dans des cas graves , au ni La charge de recteur est ambulatoire. Tous les six mois , il est élu sons les auspices du chancelier de l'université, en suivant l'ordre des facultés, a commencer par celle de théologie.
Pour être éligible, il faut avoir deux ans d'emploi comme professeur. Le recteur est chargé d'une surveillance générale et d'une sorte de magistrature conciliatrice. U veille à l'exécutica des arrêts du consistoire, fait rentrer les amendes , et est dépositaire de Fuse des clefs des archives, de la caisse et de la prison. Chargé de soins nombreux et continuels, il est dispensé de tout enseignement pendant la dorée de ses fonctions. Il ne peut s'absenter
Sus de huit jours dans le cours de innée scolaire, ni plus de quinte durant les vacances. U est alors sup-
Sléé par le pro-recteur. La personne u recteur est sacrée et inviolable.
Son installation se fait dans l'église cathédrale» avec une grande solennité,
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éti
et lorsqu'il dépose ses fonctions, H prononce un discours d'apparat
Après le recteur vient le doyen de chaque faculté, dont les fonctions sont aussi ambulatoires et ne durent égale* ment que six mois. Il est chargé de diriger les études de la faculté, de faire au consistoire tous les rapports
2ui le concernent, d'examiner les thèses, 'y apposer son approbation ou son improbation.
C'est au chancelier qu'il appartient de décerner les honneurs académiques , qui sont au nombre de deux : le doctorat et la maîtrise es arts (doctores et magUtri philosophie). Il y a des docteurs pour la théologie, la jurisprui dence, la médecine et la philosophie. Ces derniers portent aussi le titre de maîtres es arts. C'est le roi qui nomme les docteurs en théologie. Le nombre des maîtres es arts est limité i à 75, et la décision royale de 1 831 , dont > j'ai déjà parlé , a rendu fort difficiles les i trois épreuves successives que les cani didats subissent (pro exercitio, exat men rigorosum, pro gradu). Les i facu Ités peuvent cependant avec la peri mission du roi accorder le brevet de i docteurs à des savants d'une érudition célèbre, sans qu'ils soient tenus de pasi ser par ces épreuves ; njais de telles , faveurs sont rares. Du reste, qui- ( conque quitte l'université pour entrer , dans les fonctions publiques, de quelque genre qu'elles soient, est tenu de subir un examen préalable. Ces examens sont publics et ont lieu deux fois Tan.
Les bâtiments de l'université sont considérables; mais je renvoie, pour en parler, à la description que je donnerai plus tard de la ville d Upsal.
L'université de Lund, fondée en 1666 par Charles IX, pour retenir la jeunesse scanienne, qui, jusque-là, avait fréquenté l'université de Copenhague, a une organisation analogue à celle de l'université d'Upsal , et a , comme elle , le prince royal pour chancelier. Elle doit des améliorations nombreuses et des agrandissements considérables à la protection du roi régnant, qui vient, tout récemment encore (octobre 1837),
de la visiter, et d'y signaler sa présence par de nouveaux bienfaits.
AD*l»IST*àTlO* miUOIBDlS. COURS.
Le christianisme , comme on Ta vu plus haut , n'a été introduit en Suède que vers l'an 830 de notre ère (*). Pour célébrer cette époque mémorable, Charles XIV, en 1830, ordonna un jubilé solennel. A cet anniversaire se rattachait aussi l'adoption, par le clergé suédois , de la confession d Augsbourg en 1530 , et sa participation à la grande lutte soutenue en 1630 sur le sol allemand pour le maintien de la foi protestante.
La religion de l'État est , comme le dit la constitution , la pure doctrine évanqélique telle qu'elle est interprétée dans la confession d'Jugsbourg et qu'elle a été reçue par le décret au synode d'Upsal àe Vannée 1593. Un seul point essentiel dans lequel elle diffère du luthéranisme , c'est qu'elle admet la hiérarchie ecclésiastique , et <jue cette hiérarchie aboutit au roi. Ainsi la Suède a un archevêque , celui d'Upsal, et onze évoques, qui sont nommés par le roi, sur une liste de trois candidats présentée, pour l'archevêque, par le clergé du royaume, et pour les évéques, parles curés du diocèse. Bien plus, les cures royales elles-mêmes, c'est-àdire celles des villes et de quelques communes, sont à la nomination du roi.
Pour les seules cures consistoriales, les paroisses ont le droit d'élection , et cest la voix du peuple qui décide entre les candidats. Quelques cures sont à la nomination des propriétaires de certains fiefs.
Les affaires de la religion ont été pour les deux derniers souverains de la Suède l'objet d'une constante sollicitude. Afin de faire disparaître le schisme qui s'était manifesté dans quelques diocèses, Charles Xm, en 18U, chargea un comité de rédiger un nouveau psautier. La même année, un
(*) En i83i le roi à accordé les fonds nécessaires pour élever dans l'Ile de Bjôrxn . un monument à. la mémoire d'Anscnaire (Angarius), qui introduisit le christianisme eu Suède*
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nouveau rituel fut publié par ordre du roi , et , peu de temps après, une ordonnance régla les dispositions à observer pour Tes examens religieux.
En 1824, une divergence <f opinions s'étant manifestée au sujet d'un nouveau livre d'évangiles rédigé par un comité ecclésiastique, le roi décida lue l'on continuerait à se servir de ancien jusqu'à nouvel ordre.
La législation ecclésiastique réclamait depuis longtemps une révision qui la mit en harmonie avec les progrès de l'esprit humain. Le roi, pour appeler l'attention du clergé sur ce point, ordonna, en 1813, la publication des lois et ordonnances en vigueur qui modiûent ou expliquent le code ecclésiastique de 1686. Plus tard, en 1823 , une ordonnance royale chargea trois ecclésiastiques versés dans la jurisprudence cléricale de reviser les lois et ordonnances ecclésiastiques , et de présenter un projet sur les améliorations dont elle était susceptible.
Après un travail de dix ans , cette commission a présenté , en 1833 , un projet de code ecclésiastique. Mais les consistoires ayant adressé au roi un grand nombre d observations contre ce travail , ce prince les a remises à la commission , en lui prescrivant de dresser, avant tout , un recueil complet des arrêts et résolutions d'après lesauels les changements dans les lois religieuses ont été déterminés , et de rédiger ensuite le code en question , de manière à ce que tout ce qui concerne la discipline soit séparé de la loi ecclésiastique proprement dite.
Néanmoins, Quelques réformes importantes ont été opérées. Ainsi un ancien usage voulait que les conseils d'administration des églises pussent, en expiation de certains délits jugés par elle , infliger la peine de l'exposition à la porte du temple. Cette pénalité ecclésiastique ne pouvait être maintenue sous le régime constitutionnel , où Ton ne reconnaît qu'à la loi civile le droit de punir les citoyens. Le roi , en 1831 , prononça l'abolition de cette peine.
Le clergé jouit en Suède d'une exis-
tence honorable et d'une grande al sance. Le revenu de l'archevêque d*Up sal et celui des évéques se composes!
de leurs bostxUen?o\i propriétés afled tées à leur entretien. Ils prélèvent d outre la dîme sur les habitants de quatre ou cinq paroisses situées dans h voisinage de la résidence épîscopale, et cette dtrae est désignée sous le nost de prébende. Quoique curés de ces paroisses, les prélats y exercent rarement les fonctions curiales, et se font remplacer par des vicaires. La totalité des revenus de l'archevêque dIJpsai n'excède pas vingt mille francs. Le pta riche des évéches, celui de Ldnkôpirç, peut rapporter quatorze mille francs, et le plus pauvre, celui d'Hernôsand, environ six mille lianes.
«Les curés , à Stockholm , reçoivent du gouvernement de modiques honoraires: le surplus de leur traitement dépend de la générosité de leurs paroissiens, et il parait que, sous ce rapport, ils n'ont pas beaucoup à s'a plaindre. H y a cependant peu de convenance dans la manière dont ils opè* rent la perception de cette partie <i< leurs revenus. D'abord le casuel n'est fixé par aucun tarif : la quotité en est abandonnée à la discrétion des paroissiens; pour le surplus, voici comment on procède : dans le premier mois de chaque année, le chantre de l'église parcourt successivement toutes les maisons de sa paroisse; il est porteur d'un registre qu'il présente, et sur lequel chaque habitant inscrit la somme qu'il consent à payer pendant Tannée pour l'entretien du curé, et ensuite séparément pour celui du vicaire et do chantre. Il y a dans cette manière de solliciter une juste rémunération quelque chose de dégradant pour le caractère sacerdotal ; néanmoins, il paraît que les curés ne s'en trouvent pas trop mal , car , par ce moyen , ils parviennent à se former un revenu oui varie de six à dix mille francs , et ceJw du curé de la cathédrale s'élève m double de cette somme.
«Le revenu des curés de campagne se compose de leurs bostelles, qui forment leurs presbytères; du casuel,
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toujours payé volontairement, et enfin du produit de la dîme , qui se prélève uniquement sur les céréales, les autres productions delà terre en étant exemptes. Les presbytères sont entretenus avec un soin remarquable ; les curés ne négligent rien pour la culture de leurs terres : fis y vivent avec leur famille, ordinairement nombreuse, et y vieillissent entourés des respects des habitants. Cette douce et paisible existence attire dans cet état une foule de jeunes Cens qui , en sortant d'achever leurs études, embrassent cette carrière.
Après la mort d'un curé, sa veuve peut, si elle le désire , résider pendant deux ans au presbytère ; et les habitants regardent ordinairement comme un devoir sacré de la soigner, de manière au moins à la préserver des nécessités les plus absolues ; mais elle doit ensuite pourvoir elle-même à ses besoins. Cet avenir serait bien désolant , et peu de femmes se décideraient, avec une aussi triste perspective , à unir leur sort à celui cf un ecclésiastique. Aussi la plupart des jeunes curés , qui ont calculé les avantages et les inconvénients de leur position , se gardent bien de s'engager légèrement dans les liens du mariage , et , avant de rechercher la main d'une femme , ils ont bien soin de s'assurer qu'elle possède des moyens suffisants pour garantir l'avenir de leurs enfants. Lorsqu'ils ont une fortune indépendante du revenu de leur cure , alors c'est différent ; ils peuvent se marier comme ils le veulent, il n'y a plus d'inconvénients ; mais si ni l'une ni l'autre de ces conditions ne se rencontrent, il n'y a pas à balancer : le curé doit chercher, par la plus sévère économie , à conserver quelques ressources à sa famille. Au résumé , les ecclésiastiques font ordinairement de fort bons mariages : une vie tranquille et le presbytère, de la considération et les dîmes , du respect et le casuel , tout eela promet des jours heureux, une existence très-sortable.
«Ilyadescuresdecampagnedontlero* venu est beaucoup plus considérable que celui des évéchés : quelques paroisses de, la belle province d Ostrogothie payent
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à leurs curés plus de quatorze nulle francs par an. La cure de Vingaker, en Sudermanie , rapporte douze mille francs. Cependant le ternie moyen du produit des cures de campagne est évalué entre seize cents et deux mille quatre cents francs (*). »
Le roi s'est efforcé de faire disp*»
rattre cette inégalité, par une répartition plus judicieuse des biens ecclésiastiques, soit en apportant quelques changements dans la délimitation de certaines cures , soit en faisant intervenir le gouvernement dans les démêlés entre les paroisses et leurs pasteurs, au sujet de l'acquittement des dîmes et autres droits ecclésiastiques.
Les ecclésiastiques chargés de la direction des paroisses ne sont pas les seuls qui excitent la sollicitude du gouvernement Une décision royale de 1830 statue que les prédicateurs de# prisons de Stockholm et de Carlscrona* ainsi que ceux des hôpitaux de Malmô* de Wadstena et d'Upsal , sont admis à faire valoir comme doubles les années pendant lesquelles ils auront été chargés de ce service. Mais les prédicateurs des autres prisons, dont les devoirs sont moins pénibles , ne pourront faire admettre chaque année de service que pour dix-huit mois.
L'année suivante, les ecclésiastiques remplissant les fonctions d'instituteurs adjoints dans les écoles publiques* ont été admis à la même faveur que les prédicateurs de Stockholm et de Carlscrona , en récompense des fonctions laborieuses qu'ils ont à exercer*
Du reste, des garanties sont prises pour que les fonctions ecclésiastique* soient remplies par des hommes dignes par leur caractère et par leurs connais? sances d'une aussi importante mit* sion. Une circulaire du gouvernement, adressée, en 1813, aux consistoire*»
a réglé le mode d'examen des citoyens qui entrent dans les ordres, et des ecclésiastiques déjà ordinés qui sollt* citent des cures.
Aux terrioesd'un décret royal de 182Q* nul ne peut entrer dans les ordres s*
(*) Daumout , Yoyegt en Saèfew » >
tttlftiVÈRS.
*eré¥ avant Wge dte vingt-trois ans, <Par ortté sage mesure, Tes ministres kiu cuit», avant de commencer leur apostolat, mit appris à connaître et à pratiquer les devoirs de citoyen.
' Uhe circulaire du roi , adressée , en 1824, aux consistoires, leur prescrit tfe' toillef scrupuleusement à ce que les membres du clergé remplissent, leurs detdfrs avec exactitude.
' D'après uti rapport du comité d'instruction publique , le roi étant autorisé à croire que réruditîon des jeunes gens destinés à fcr prêtrise manquait quelquefois de profondeur , par suite ira système d'enseignement qui leur était appliqué , a décidé , en 1831 , que ebftains changements seraient apportés aux règlements en vigueur dans les universités; et, pour donner à ces améliorations toute l'extension désirable, il a décrété que le nombre des chaires théologiques à l'université de Lund serait, à l'avenir, égal à celui des ehtrires du même genre a l'université dTJpsal.
* Le gouvernement suédois n'at également négligé aucune des mesures propres1 à favoriser la propagation du christianisme dans les provinces sentontrfonales des deux royaumes. En 1815 , l'établissement d'une société bU Bftyoe a été autorisé à Stockholm , et total lui a accordé le règlement qu'elle désirait.
1 En 1825, le roi a publié nue instruction1 rel&tive aux inspections annuelles qui doivent être faites chaque année en Laponie, pour y obsefver les progrès du christianisme. Un règlement a lié établi àf la même époque pour l'adttrtntetratibri des fonds alloués aux église» de la Lapante , et p^our faciliter ngnselgatemenl religieux dans cette eérttrée; etiftt Charles XTV îï ordonné, «tf 18f6 , que te catéchisme suédois fdt Mchrif en lapon.
'- C'est également dans ki Itort de pro* placer l'instruction religieuse que le roi a fait construire deux chapelles sur ttr frontière duVermlafrd e tue Ht Norféçfr, afin de ftére jonfr du service divin les paysans finian.dai s qui habitent cctteimtiête: Dca &taas ont été
faitâ pour l'établissement d'une école, et le catéchisme suédois a été traduit en finlandais pour être enseigné dans cet établissement.
La liberté des cultes existe en Suède, avec cette restriction que nul ne peu; obtenir même le plus mince emploi s'il ne professe le culte luthérien. Ce n'en que depuis 1781 que l'exercice de la religion catholique a été autorisé. Le nombre des personnes qui appartiennent à ce culte n'excède pas 18O0. Q sont , pour la plupart vdes étrangers allemands , français et Italiens ; il n'y a parmi eux aucun Suédois. On en compte 869 à Stockholm , 329 à Gotheaibourg; le surplus est réparti dans le reste de la Suède. La reine et la princesse royale professent publiquement la religion catholique , et elfes ont à Stockholm une chapelle desservie par un vicaire apostolique.
Les juifs ne sont admis en Suède gue depuis cinquante ans. Ils ont maintenant des synagogues à Stockholm, à Gothembburg , a Norkœping , et a Carlskrona. Leur nombre n est que de 867 dans la première de ces villes, de 156 dans la seconde , et de 100 environ dans chacune des deux autres.