INTRODUCTION V
service, à T héritage de son frère Manassès récemmeul mort. Le frère du roi, « Henri, moine indigne de Clair* vaux» comme il s'intitule, écrit également à Suger «qu'il lui est pénible qu*à son occasion Féglise de Beau* vais soit troublée* Il avait dit aux clercs^ dès les premiers momeuls, de ne s'imposer des efToris inutiles à cux^ mêmes et à l'église un délai préjudiciable. » Il prie Sager d'intervenir pour qu'on choisisse sans retard une autre personne capable aliam personam idoneam. Les chevaliers du Temple oui éprouvé une injure : un clerc Tenant à leur chapitre a été brutalement saisi et indignement mutilé; le roi écrit à Suger pour qu'il ait à prendre en main Ja cause des Templiers autaut que la sienne, plus que la sienne, et pour cjuil lire des personnes qui ont commis ce crime une Tengeance exemplaire, car tel est le Touloir du roi : <( Ui de rtbm ei personis eorum qui clericum venientem ad eorum capUulum decurtare membriset absciudereprœsump* seruntf pœnam condignam^ gravem et manifestam mindum quod intelligiiis velle nostrum^ tota dili^ gmtia faciatis. t
La commune de Beauvais lui adresse à son tour une supplique parce qu'un seigneur a confisqué à un de ses membres ses chevaux et Fa obligé de payer lui-même une somme d'argent pour sa propre rançon : « Le sci<gneur notre roi, lui dit-elle, nous a confiés à votre main,
1KKI8 Tom supplions de faire rendre à eehii qui a juré la oommane a^ec nous {juratus)^ Targent qu'on lui a extorqué, et de prévenir le retour de semblables avanies. » Que des monastères placés sous Tobédi^nce de saint Bernard et fondés dans farebevèehéde Boui^es viennent à manquer de grain pour l'hiver, aussitôt saint Bernard écrit à Suger : c Nos frères du diocèse de Bourges manquent de pain et nous apprenons que les greniers du roi dans eette ville, en sont pleins. Veuillei donc en ftiire donner à notre monastère car Thabitude du roi est d'é* tendre sur lui ses bienfaits, a itaque rogamm vos ut prœcipiatis ei dari de annona illa quantum t)isum fuerit prtêdmtim vesirœ^ nam et dominus rex, dum in hac terra êêset, eU benefaeere solebat. »
Puis ce sont des affaires d'un grave intérêt politique qui viennent solliciter rattention de Suger. Quand un litige s'élève au sujet de la possession de la tour Sainte Pallade, entre Tarebevéque de Bourges et le comte Ro« dolphe, le premier écrit à Suger et en réfère à son auto* rite en ajoutant que, si ce n'avait été par déférence pour lui, il aurait aussitôt convoqué les communes et {ittaqué les armes à la main, Tusurpateur de son droit : nos autem non sustinuimmus quin statim convocata com* mwiia super eum irruerimus*
C'est surtout à la fin de la croisade, lorsque le roi, ne pouvant se décider à quitter la Terre SaintCi dont la