‹ Suger et son tempsChapitre 9 sur 39 · IL DEVIENT CONDISCIPLE DU FILS DU ROI · texte numérisé non relu

IL DEVIENT CONDISCIPLE DU FILS DU ROI

noncer qui doublait le prix de ces qualités, en lui permettant de les rendre manifestes à tout le monde. Sans doute, il devait celte facilité à l'étude qu'il avait faite des grands maîtres et à une mémoire qui ne perdait rien de ce qu'elle avait une fois reçu. Plus lard, et à une époque où les plus nombreuses occupations absorbèrent tout son temps, il lui arriva souvent, dit son secrétaire, de réciter tantôt vingt, tantôt trente vers d'Horace; c'étaient sur* tout ceux qui contenaient quelques préceptes utiles qui élaient restés dans cette téte parfaitement organisée et qui ne retenait pas les choses par les mots, mais les mots par les choses. Les amusements du jeune moine avaient quelque chose de sérieux et d'élevé. Un jour, dit-on, ses condisciples le surprirent esquissant sur lesableles lignes majestueuses d'jan magnifique édifice : c'était l*abbaye de Saint-Denis telle que Suger la rêvait, telle qu'il devait plus tard la faire bâtir.

Il était alors en usage que les princes fussent élevés dans les abbayes; c'étaient les grands centres intellectuels de l'époque, et, outre le prix inestimable d'une édu« cation chrétienne, on n'eut trouvé nulle part d'aussi vives lumières. La dévotion que les rois avaient pour le patron de la France contribuait à maintenir cette coutume, et ce qui achève de l'expliquer, c'est sans doute Vnnîon politique qui réofnait entre les abbes de Saint- Denis et les rois de France, et leur alliance étroite contre les grands vassaux du voisinage. Philippe I^, se conformant à cet usage, avait conûé aux moines de Saint-Denis l'édueatton de son fils, qui devait régner plus tard sous ie nom de Louis le Gros. Ainsi la Providence rapproctiait, dès leurs premières années, le monarque et le ministre, leur faisait sucer la même nourriture inlellec-

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fcuelle, et créait eatre eia cette ui^ioo 9k intiine, qui àêlê

d'un âge où l'on apprend à se bien connaître, parce que per3ûaae ueâonge encore à ge (mhev. D'après le» détails que Suger lui-même a consignés dans la via 4e Lonia le Gros» qu'il a pri» plai;iir à écrira* ce prince profita de boane heure de l'éducatioa qu*U recevait à Saint^Dania.

ibeilas-leltraa ornèmii et j^ïivmt ^ lèifnt, et la religion jeta de prqfoadaa racioeg daiia aao coeur. A tmsa ani^ sa atature était déjà êï i^aute et m ^H^îupi^j^ioo ai 'vi^ goureuae, qu'oa lui m doanait viDgt^deuK. Son port était

majestueux, :sls manières nobles et engagcanteSj et ses avantages persoûuels expliquaient» autant que son rang, l'empressement qu'on lui témoignait. Mais le prince était ménager de sa laveur et ne ae livrait pas iaùiement; il ctioîaiasait avec un soin particulier ceux auxquela il ac« cordait sa bieaveillance. Entre tous il distingua bientôt Suger, et, parmi tous les moines de Saint-Denis, ce fut pour lui que le prince éprouva le plus de penchant. Son esprit si vif et si gai, son caractère si doux et si facile, plaisaient à son royal condisciple plus qu un ne saurait dire, il ne pouvait se ldS3er de l'avoir auprès de lui, et souvent on le vit quitter lus t>iMgneurs qui venaient le viailer à Saint-Denis, et négliger la chasse et les autnea exeroices que les jeunes bommas de ce temps aimaient avei) passion« pour s'entretenir avec Suger, dont il préférait la oonversatiofi à ton» les amiisemeots et 1 loua leB plaisira. Suger i^ultiva celte £avenr ummM; aveç i mtelliganee pteiiie d'à-propoa at la caractère complaisant et dou:i^ dont ii était doué, il augmenta chaque jour seb droits à l'amitié de son royal condisciple. Ce fut le point do d(q)nrt de sa loilane. Ouand Louis dut quilier l'abbaye de Saint- Denis pour retourner à la cour, ^t lorsqu'ayant

It VA A LA COUh il

été fiêCMBH 90W héritier pi-éum^f de la eou!M)nne, il prit ea ittjaia la eoaduita ^ aflaim, il i# souviai êùA ami, rappela AU pfiè« de lui, lui eonfla quelques êiiiiiid^ quii Suger remplit avec succèg, ce qui lui m attira dô plua eonaidérai»iM ; a^mt ainai qua A'éebeloû an 4MMoi| il devait amver au faite des hoiiaeurs.

Ce fat aepandttl i'ablié de SaéiH-Oeaia itti«àne le conduisit le premier a la cour, il avait été frappé, oïl l a (Ut, «Le ia aiij^riarité d'aaprit du jawa r^iigieaE ; ati ■ wya nt «M aervieea qu'il p<Hivait rendre à uo ordre fai avait de h vastes intéréia temporej^^ il ebaitcba da koûBB beujra à eompléler, par l'expérienee da» fraodea ââairea, réducatioo qu'il avait re^^ue daut> le cloitre» La puamièM aeaaaion quiae préaeata aeoftblera d'ima MliM

bien délijeate pour un si jeune religieux. Il s'agissait des difikuitéa a4àa«itéas par la iiaisou acandaieuae qu'aeire^

tenait Philippe P avec Bertrade, qu'il avait enlevée à

f auiquaat fiiMuifi d'AnjoUt nmu 9Wt i'epouaar laun* jKëoie, ém vivanl de aa temm léfitime, Berthe, All^e da Flûraol, iMMUte Hollande et de Vsm» Ui roi avait Ifiompé ou oorroflipii plitftouaa éiKéqpia» pour faire éMa* rerla nullité de son premier mariage, et il avait maiijdé ylaaiaBea pfélala, eaAra aukea Tafctievéque de Raima al Yves, évéque de Chartres, pour célébrer son mariage

Awc la aaulaaae d'Aojaa. Yvaa de Gbartm répaadil» avea

uneiibertH (ont apostolique, qu'il ne conseniirail jamais ni à l>énir ce mariage ni à y assiator, parce que 3ari irade était la féma^ du «aaite d'Âajou, ot paroe que lé jugftffleat pelalif à la miliité du prrmirr aiariacfi dn rot «'avait paa reçu la aaneftioB du pape. Le rai paaaaoulBej il tuittva un évéque de cour assez iadie paur bénir son aaiiage aveotaéjnftde, nafiBnmt 4iuaiqiaa béoétoatf

ii SUGËH l£ï son TKMi'S

que Philippe lui abaiidonija, et il consomma sa faute. Mais Yves n'abandonna pas la cause de ia religion et de la morale; il écrivit à Tarchevêque de Reims, qui refusait d'accepter le titre de légat du pape, parce qu'il voulait éviter d'avoir a prononcer dans cette cause, que l'Église avait le droit d'attendre plus de zèle et plus de courage d'un évèqoe. Gomme il arrive souvent, il suffit d'un homme de fermeté pour rendre le courage à tout le monde. Hugues assembla à Autun un concile où le roi fut excommunié pour avoii épousé une seconde femme du vivant de sa première. Le roi en appela au pape, qui, voulant conduire cette affaire avec modération, suspendit l'effet des censures et cita Philippe au concile de Plaisance, qu'il voulait tenir lui-même. Philippe ne se pré* senta pas et obtint de nouveaux délais. Urbain devait venir bientôt en France pour tenir le concile deClermont, où fut résolue ia première croisade, et le roi espérait que» le souverain pontife étant une fois sur ses terres, il pai viendrait aisément à le faire circonvenir et à lui arracher l'approbation qu'il désirait. Mais Yves de Chartres avait mis le pape au courant de cette mallieureuse affaire par des lettres dans lesquelles il lui en exposait toute la suite. Aussi ce saint pape demeura-t-il inébranlable^ et il manda à tous les évéques de Fraoce d'exhorter Philippe à faire pénitence de sa faute et à mettre un terme à une liaison coupable qui scandalisait le royaume et affligeait l'Église.

Un seul évéque eut le courage d'obéir au pape : ce fut Yves de Chartres. On le vit, avec une fermeté évangélique, exhorter le roi n rentrer dans le devoir, et sa voix s'é« leva avec une courageuse autorité au pilieu du silence universel. Au lieu de se rendre à de si sages exhortations,

SCANOÂLB DOiSNi; PAB FHILiPPS I*' 13

Philippe s'irrita, comme si la ceiisui ' do ses vices était une attaque contre son autorité, et comme si ses passions avaient droit au respect aussi bien que son rang. Il ap* pesantit doue sa main sur Yves de Clxartres, le persécuta, le fit jeter en prison. Le saint évéque fut admirable dans celte épreuve. Le peuple de Chartres avait pris les armea pour le délivrer; il lui défendit de rien tenter par les armes, ajoutant qu'il ne convenait pas à un évéque de ' rentrer par la violence dans son église, et que, quant à lui, il préférait mourir lui-même que de devenir roccasion d'un seul meurtre. Les seules armes qu'il permit d'employer en sa faveur, ce forent des prières adressées à celui qui dispose des événements. De sa prison il écrivit au roi une lettre pleine des plus beaux sentiments. Il lui disait c qu'ayant été élevé par lui à Tépiscopat, il € lui devait un respect et une obéissance subordonnés « seulement à ce qu il devait à Dieu; qu'ayant été assez i maltaeureux pour l'avoir offensé par les avis salutaires

« que, comme un bon et fidclc pasleur, il lui avait don-

< nés, il s'était vu en butte aux plus mauvais traitet ments : les biens de son évèché avaient été pillés, et il i avait ete iui-méme jeté dans une prison; que cepen-

• dant il espérait de la miséricorde de Dieu que le roi € apprendrait un jour que les piqûres de ceux qui nous

< aiment sont plus utiles que les baisers trompeurs de

• ceux qui nous llaUent. »

Cette lettre ne produisit rien. Les remontrances et les menaces du saint-siége n'eurent pas plus d'effet; alors le souverain pontife se décida à lulminer une excommunication contre Philippe et contre Bertrade. Philippe, pour faire lever les censures qu'il avait encourues, promit de donner satisfaction à TÉgiise; mais, n'ayant pas tenu sa

ptQmm^t il fiU excoïKWunié de aouvâau par un coQole tenu à PoUii^r^ (llOO). Ce eoncila fut troublé par daft seé-* ne» de \iùlem^ Ued^i^r^^. Giiili^umts duc d'Aquitaine, qui as^stait au mmlB^^ qui aa trouvait da» une (HiiéiUûn d4i^i iiiiurmiiip et âoi^di i^un^iiuiaiiiîle que c^Ue du roi, voutoitê'4WQwAi>y<^inrowicati(M^

pu flêcliir laa legati, il ^ofiil r^i^scmblcjc aprc> avoir

^otâré de jarriUa» «mca»* £0 fat l# êi§MU d'uae

<imeule. Des séditieux, placés dans les galeries ôupérieuim de Vèttim^ iéncèreut une grdia de pierrea a^tre iea Pères du Goncije, Ceux-ci, avec uno intrépidité apostolique« ùièf^ui ieura nùir^ U préswi^eat ieura làkê nuôs aux pierriOB qui voiaiettt de toutaa parta. Catte jAtaayuUié iuipûéd aux i^iiieuj^ ; ye^Lajmminucixùon^ qu'on jLVdU vouJtt einpdeberi fut prooMeee^ t'afiat ao fut tel 4aa« yen de (e^npa après, riûUpiM^ ci j^er irade, étaul \maê à i^ns, virent toutaiiea égliafi» ad fermer devant euK, et m furent

aduii^ aiaiii^ aucun acte derelij^iou. Bientôt in aouvelle de re^oommunicalion ae répendit dans tout le royaume, et le roi fut comme abandonné par ses sujets : on évitait aon ii&fmtf mi eraigoait aon contael^eouune a il evait été atteint d'un mel contagieux. Ce qui ajoutail à i'îndigna^ tigu pui^lique, i^'eat la comparaiso^i qui a'étabiia^ajJk na* tereHement entre tant de prinaaa ehrétiena ipii allaient rcpaudj^ tout leur gaug pour aiTaciier la leuibeau du Christ aux inAdèies, et ce roi de Franae qui^ m iDOflient où ia cbri^tieuié aemblaU i^'cbianW tout entière pour aller aeatatir une ai aaiHe canae* a 'endenuii éwa de

lioiiteubcs voluptés.

piùiippe demeura dans aon endurcisaement pendant tout le ponliflcat d'Urbain. Ce ne fut que sous le pontifi-cat suivant, eelui de Pascal U| qu'il revint à iulHUéme

TYBS DB €H4RTRI8 BT 9BIMPPB I«' ||

et stneea sérieuBemem à te véeraoîliêf avec VÈgim^

Pa&c^l II i^Jiarg^â i>oa légat AlbaQ^ da terminer eetia a&iiB a^ae les évéqiias de Fraoee, et eafaii-eî aaaefobla

àcetoiretua concile parUculicr dans la ville de Beau-

8#u6f, 90 jMÎili^ Le roi y j^rui avee tort^ade dans rattitude d'un suppliant, liak cette grande aiïaife MUt âûbou^ au p44% à ^ufiê d'uM o^otei^ipu qui s'élava ent«a la légat et leaévéquaa. Laaévé|iiaa vanlaiaiit hisser la reBgouêàbïïïié de la «^Ueuce au légat, et préteadaieot que, d'apràa lea termaa da la faulle« ils m devaient avoir qu'une influence euuéuilative et nuii une fltttorité déltbérative dana cette affaiae; le légat da pape

voulait, de son côté, Inisser rinilialive du jugeaient aux évèfiiea et n'intervenir qiia pour la aaœtionfier. Cette réserve, qu'il fallait peut-^tre attribuer, des deux cùlés, à la i^iUquâ, faisait kaiiier iea cUoses en loiigueiAr, et le loicoBimeiicait à aMrriter eoatre ces lenteura qui l«ii |iarainaient ii^urieu^es, lorsque Yves ik Chartres, ce nobk et eourageut évéque, dé&ndaat la causa du roi, coaiHia il avait déf euUu celle da Dieu, reprociia pubîiqueuient iiSL évéques eette iadéceote diseuiaioa, prit la main de Piiiiippe, qui était agenouille, et le faisant relever ;

< Prioae, lui dit-il, sortons d'iei, je me ehasge noi^ayoe

< de votre absolution, t

Alars ùd grand â¥âque, 4iui n'avait 4étes4é 4120 la iiauta de son roi, sans cesser d'aimer sa pereoaM, juatilla par aa eofiduite la j^asa dans laqi^a ii lui diaaii que tas piqÉrsada eam qvA noua aîttaiii neua sobI pic» proAUbles que les baisers trompeurs de ceuiL qui nous flattent, il écrivit au pape et l«i rapporta avec des temea ai viA la manière indigne dont on en avait usé avec le roi, que le toaverain pontife nomma un autre commissaire et d'aur

Ires juges. Lambert, évéque d'Arraff, proposé par Yves^ et agréé par le pape, remplit parfaitement sa mission. Plein d'égards pour le prince, au lieu de le citer à Arras^ lise rendit lui-même à Paris, où il convoqua plusieurs évéques» arehevéques» abbés, au nombre desquels se

trouvait Tabbe de Saint-Denis, qui amena avec lui Suger. Le roi parut devant le concile avec Bertrade, tous deux en habits de pénitent: «Avec une grande humilité, < dit Lambert, dans une lettre au pape Pascal, les c pieds nus, renonçant au péché, et demandant que c rexcommunication fût levée. » Quand il eut prononcé le serment exigé par le pape, on le releva de toutes les censures portées contre lui.

Ainsi se termina, après treize ans, cette grande affaire, la première à laquelle Suger prit part, maigre son extrême jeunesse. C'est à ce titre que nous l'avons rapportée avec quelque détail. Elle nous a paru en outre trèspropre à donner une idée exacte du temps où il vivait, et de la mission qu'y remplissait le clergé. Il était l'âme même de celte société. A Ciermont, il donnait le signal de la première croisade qui allait ouvrir la période des guerres héroïques du christianisme contre l'islam, de la grande lutte delà religion qui portait dans le dogme de la liberté humaine le germe de la civilisation de rOcci» denti contre la religion qui dans le dogme du fatalisme

portait le germe de l'abralissement et de la barbaiie du monde oriental. A Beaugency» il soutenait les droits de la conscience humaine contre les scandales tout-puis* sanis, montrait qu'il y avait une limite à i'auloritesu* préine elle-même, et -des bornes qu'elle ne pouvait pas ' Iranchir, et mainteimit avec une fermeté admirable le principe de toutes les égalités ; l'égalité religieuse de tous '

ÀSPBGT DK LA FRAKCB FÉODALB 17

les booimeft devant les lois de l'Évangile. Qaoi de pins in-

struclif et de plus beau qu'un pareil spectacle ! Quelles garanties pour les sujets, et quelle estime ne devaient-ils pas faire de l'Église ! Quoi de plus admirable que la conduite de cet Yves de Chartres qui, tempérant la fermeté par le respect, el ennoblissant l'obéissance du sujet par la géoéreuse liberté de i'evéque, ne céda rieu ni aux menaces ni aux violences du roi, tant qu'il résista à rÉglise, et n'eut plus rien à lui refuser dès qu'il le vit à genoux I

Apartirde ce momeiU, Suger commence à avoir part aax affaires. Il venait d'assister à la victoire obtenue par l'Église sur la fierté et la sensualité féodales, qui avaient tant de peine à se plier au joug des vertus évangéliques; raffaire qui suit va l'initier à la politique de la société dans laquelle il vit. On sait dans quelle situation se trouvait alors la France. La féodalité levait ses mille létes crénelées au-dessus du sol. Les possesseurs de fiefs aspiraient à l'indépendance, et le roi, chef presque toujours im[)uissant de celte oligarchie turbulente, était sans cesse contraint à guerroyer avec ses vassaux. Sou* verain dans ses domaines, sa souveraineté sur les do* maines des autres était presque illusoire. Sa puissance ne s'étendait pas fort loin. • La souveraineté propre, dit

* M. Sismoadi, ne s'exerçait guère que sur Tlle-de- ( France et une partie de l'Orléanais, ce qni répond aux « cinq départements de la Seine, de Seiue-et-Oise, de < Seine-et*Marne, de l'Oise et du Loiret. Encore s'en fal- « lait-il beaucoup que ce petit pays, qui n avait guère c que trente lieues de l'est à l'ouest et quarante du nord

• au sud, fi\t entièrement soumis à la couronne. Au « contraire, la grande affaire du roi Louis le Gros, pen<

c iiàMi iout ÀOD n^ue, lui de reduij^ à I obeUéaac^^ loi € eonieft de Cbaoïnoiit et de OenuMi, les seigoeiirs iê

€ ^oùilhery, do jiu:a:oit i A.*4..a:v, loucv, du Moul*

• morencyt du PitUei, ei ua graod uumbre d'aulre» bA-

• ronâ qui, clans 1 enceinte du ducho de France et du

• doioAu^e propre de» roî$, m tetumï^i à leur rea«

f dre aucune obéissance. Aa nord daee pelil État, le

t UMttlê de Vtrin^doiji eû Picardie^ qui apparlcuâU 4IU ff père de Pbiiippe, ue répoodaii guère qu'à deux dépar^

• kmenls actuels, et le comté de Boulogne qu'à uu seul, f Mais Je comté de Flaudre en comprenait quatre; il

• l'gaiail eu étendue le royaume de i'iiilippe cl le sur- « passait beaucoup en population ei en richesse. La mai"* f son de Champagne etdeBlois, divisée entre ses deux i brancbes, couvrait seule six di^partcments et resser* f rait le roi au midi et au levant; la maieoQ do Bour- < (pogac eu occupait trois; le roi d'Augieterre, comma c duc de Normandie, en possédait cintj ; le duc de Bus* c tagne, cinq autres; le comte d Anjou, pic^ trois* c Ainsi les plus proches voiains du roi, parmi les grands c seigneurs, ciaient SCS égaux eu ^mi^acc. U^autaiiX c pays situés entre la Loire et les Pyrénées^ et qui om» i prennentaujour 1 liui IreiUe-lrois dè|jarkiaeiUs, quui- I qu'ils reconnussent la souveraiueU) du roi de FmaeSt « ils lui étaient réellement aussi étrangers que les trois c rc^aumes de Lorraine, de Bourgogne et de Provence,

i qui relevaient de l'empereur; ces derniers répondent

ii âujourd bui à vingt et un depariemeats(l)« > Ainsi, Jusque dans le dncbé de Fraaee et même dans

ia capitale, la roi i^iuU tt^uu en tciinc par les comtes de

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