TRAVAUX DE DÉFENSE
« L'empereur eut d'abord la pensée de fortifier les hauteurs d^s environs de Paris. Le comité de
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défense (i) yemàX à peine d'être établi qu'il le chargea de faire reconnaître en secret les hauteurs et les ouyrages, par lesquels il faudrait^ les occuper pour ne laisser aucune position à l'en* nemi. (a)
«Dès le la janvier, le chevalier AUent, qui était chargé de cette reconnaissance , en présenta les résultats.
« Après avoir déterminé les positions que Tennemi,s'il ne trouvait pas d'obstacles, viendrait . prendre pour dominer Paris, selon que sa ligne d'opérations le conduirait devant la capitale sur la rive droite ou sur la rive gauche de la Seine; il indiquait les moyens de Im ôter ces positions par un dispositif qui donnerait à Paris quelques jours de résistance et à l'armée le temps de dégager la capitale. Dans ce but il proposait sur les principales sommités, et à la tête des faubourgs extérieurs, des ouvrages en terre, détachés et fermés, défendus par des troupes et des pièces de position et destinés à former les points d'appui des forces mobiles. Les faubourgs extérieurs barricadés et
(i) Ordre da ministre de la guerre donné le a6 déoembre x8i3 en exëcation des ordres de Pempereor.
(a) Note de Pemperenr da 29 décembre 181 3.
crénelés étaient rattachés à Penceinte de t^aris. Leurshabitants devaient être organisés en compagnies et ces compagnies eussent fait partie des légions les plus voisines de la garde parisienne. Toutes les troupes de la garde impériale et de la ligne, à l'exception de Finfanterie çt des canonniers nécessaires à la défense des ouvrages avancés, restaient ainsi disponibles pour la défense active. Dans la séance du i3 janvier le comité de défense avait adopté ces bases et déterminé, sur la carte des chasses, remplacement des principaux ouvrages.
«Mais l'empereur, dès le lendemain, fit connaître que ce projet lui paraissait inadmissible, et donna les bases d'un' dispositif qm consistait à mettre les barrières de l'enceinte et quelques points extérieurs à l'abri des insultes d'un corps de troupes à cheval qui marcherait sans artillerie. Ce dispositif de défense consistait à construire en ayant des barrières^ des tambours en charpente percés de créneaux et pour quelques unes d'embrasures, destinés à prendre des flancs sur l'enceinte, à fusiller la cavalerie et à diriger quelques feux d'artillerie sur les principales avenues de la capitale et sur les parties adjacentes des bouleyards extàieurs. Au dehors , l'empereur prescri-
vait simplement de barricader les faubourgs adjacents à Tenceinte et quelques maisons sur les hauteurs (i).
ff En bornant la s défense matérielle de Paris à des ouvrages en bois qui ne pouvaient résister aux premiers coups de canon > l'empereur n'était pas seulement déterminé par Pidée qu'il a conservée long-temps, que cette ville n'avait à soutenir qu'un houra de cosaques, une incursion de troupes légères de l'ennemi: (2) il craignait aussi l'effet que produirait sur l'opinion un système d'ouvrages en terre, dont la force exagérée par la peur ou la malveillance, paraîtrait menacer cette grande population des suites d'une longue résistance jCtle présenterait lui-même comme redoutant les progrès des armées ennemies, jusques sous les murs de la capitale. Tels étaient même à cet égard les ménagements qu'il se croyait obligé de garder, qu'il recommanda de préparer dans les chantiers , les tambours en charpente , de manière qu'on pût en trois jours, les transporter et les monter sur le terrain. Il voulut même que l'inter-
( i) Note de Pemppreur du 1 4 janvier i8 1 4 .
(3) lustruction du a } janvier, correspondance nltérieure .
( "7) rention du ministre de Fintérieur et du corps des ponts et chaussées, donnât pendant ces préparatifs l'idée d'ouvrages plutôt civils que militaires.
<c Les événements hâtèrent l'exécution. Les tambours projetés et tracés sous la direction du général par les officiers du génie , furent construits par les ingfénieurs des ponts et chaussées, qui sous les ordres de monsieur Liard, un de leurs inspecteurs, formaient le corps de génie de la garde nationale (i).
« Pour flanquer ou protéger les parties de ces tambours quinese protégeaient point elles-mêmes , on condamna les issues^ on crénela les murs des bâtiments élevés aux diverses barrières et quelques parties adjacentes des murs d'enceinta On ferma en maçonnerie ou en fortes palissades, les lacunes de cette enceinte qui n'étaient fermées qu'avec des planches. On acheva dans l'intérieur quelques parties du chemin de ronde nécessaires pour établir la communication entre les barrières. Le développement total des tambours et des parties crénelées du mur d'enceinte et des bâtiments était
(i) Gela faisait pins de tort que de bien. •— On royait les trayaax de guemi En Dévoyant employé que des ofEciers civils, il s'ensaiyait qu^on croyait qa^il y ayait disette d^offiders militaires,
d'environ 36oo mètres (364o); ils étaient percés d'environ 45oo (44^0) créneaux et de 91 embrasures.
ff Mais ces embrasures n'étaient comme les créneaux ouverts que pour le besoin. L'artillerie affectée à la défense de Penceinte, ne consistait qu'en 48 pièces de 4 et 24 pièces de 8 ; la moitié des pièces , de 4 ^^^^ 4 pièces de 8 , formaient deux réserves affectées chacune à Tune des deux rives de la Seine. Le reste était réparti entre les principales barrières.
«Les cinquante six barrières de Fenceinte furent divisées en grandes et petites barrières.
« On classa parmi les grandes barrières sur larivegauche de la Seine, celles de Fontainebleau, d'Orléans et du Maine; sur la rive droite celles de Passy, NeuiUjjdu Roule, de Clichj, de Saint Denis, de La Villette, de Pantin, du Trône et de Charenton. Ce sont les entrées auxquelles aboutissent les grandes routes ou leurs embranchements, que le service public et celui des armées obligeaient de tenir ouvertes le jour et la nuit^ et que ces circonstances forçaient de garder et de défendre, comme plus exposées à l'insulte des partis.
« On rangea parmi Içs petites barrières toutes
("9) celles où ne venaient aboutir que des routes vicinales, ou les rues des faubourgs extérieurs. Mais pour diminuer la garde de ces issues, on condamna celles qui pouvaient èive fermées le jour et la nuit et Ton décida que les autres seraient ouvertes le Jour seulement.
€ On concentra Fartillerie aux grandes barrières: une des réserves fut placée à la barrière du Trône, d'où elle pouvait se porter sur la barrière de Charenton , ou sur celles de Pantin et de La Yillette, suivant que Pennemi arrivait parla route de Lagny ou par celles de Meaux et de Soissons. La seconde réserve fut placée à la barrière de Fontainebleau, sur la route que devait suivre Pennemi arrivant par la rive gauche de la Seine; de ce point d'ailleurs cette réserve pouvait arriver avec facilité aux barrières d'Orléans et du Maine, ou se réunir , par le pont d'Austerlitz , à la réserve de la rivé droite.
« Telles étaient les défenses matérielles et l'armement de l'enceinte. ISous verrons, en parlant des forces disponibles, quel était le personnel attaché à ce dispositif
« Au dehors, des ordres ultérieurs de l'empereur avaient fait construire des tambours de charpente aux ponts de S^ Maur et de Charenton
et sur quelques ponts de la Seine. Mais les hauteurs de Paris et ses faubourgs extérieurs étaient encore sans défense, quand les événements des premiers jours de mars et les réclamations des généraux persuadèrent au roi Joseph que Paris pouvait avoir à soutenir les attaques d'un corps d'armée marchant avec son artillerie et que les tamboursdes barrières , cédant aux premiers coups, ne laisseraient pas même le temps de capituler»
a Le roi Joseph se fit rendre compte alors du projet rejeté par l'empereur en janvier et prit sur lui d'ordonner au général Dejean d'en faire l'assiette et le tracé avec les modifications qu'exigeraient les circonstances.
« Le général Dejean se hâta d'envoyer sur le terrain , le peu d'oflSciers de génie qui se trouvaient disponibles, pour déterminer l'emplacement et la forme des ouvrages. Dans sa séance du i4 mars le comité des fortifications réunit ces éléments et détermina un système d'ouvrages , un peu moins solides, mais d'une exécution plus prompte que celle du projet primitif Mais le roi Joseph ne se crut pas maître d'en ordonner l'exécution, et se contenta d'envoyer à l'empereur le plan et l'avis du comité.
« Cependant le a 2 mars, l'empereur n'avait
point répondu. Le roi Joseph instruit des mour vements éloignés que méditait l'empereur, regardait comme inévitable l'arrivée sur Paris, de l'un des corps au moins des armées du Nord ou de Silésie. Le chevalier AUent consulté estimait que si on en avait encore le temps, il n'y avait pas un instant à perdre pour exécuter le dernier projet du comité. Le comte Maurice Mathieu et tous ceux que le roi consultait étaient du même avis.
« Mais telle était la fatalité qui poursuivait l'empereur et la crainte que ses frères mêmes avaient de prendre sur eux une mesure de quelqu'importance, que le roi se borna à ordonner le 23 mars de tracer seulement les ouvrages extérieurs, en préparant tout pour les entreprendre au premier ordre de l'empereur.
« Cet ordre ne vint pas : on devait, en l'attendant,tout préparer pour Fexécution des ouvrages, conduire rartillerie sur leur emplacement et commencer à barricader les faubourgs extérieurs. Mais des contrariétés de détail, ne permirent pas même d'exécuter ces faibles mesures et le 29 mars au matin, les tambours des barrières à peine terminés, étaient encore les seuls ouvrages de défense qui protégeaient Paris.
( ï3a) GARDE NATIONALE.
«Les motifs qui , en janvier, avaient fait écarter le projet d'occuper par des ouvragés enterre les sommités et les têtes des faubourgs extérieurs^ firent rejeter à cette même époque l'idée que l'auteur du projet avait soumise, comme chef d'état major de la garde nationale, d'organiser les gardes rurales des arrondissements de Seaux et de S'. Denis et d'attacher les compagnies des faubourgs extérieurs aux légions voisines de la garde parisienne.
<c Les événements du mois de mars, qui ramenèrent au projet de défense, reproduisirent ces idées d'organisation.
«f L'empereur approuva l'organisation des gardes rurales dans les deux arrondissements et par un décret du i5 mars daté de Rheims, les plaça dans le commandement et sous les ordres du maréchal Moncej.
« Le ministre de Fintérieur (comte de Montalivet) par des considérations tirées de l'ordre civil, avait refusé d'approuver un arrêté pris le 1 1 mars par le préfet de la Seine, pour incorporer les gardes rurales des faubourgs extérieurs, dans les légions voisines de la garde parisienne; le décret
de l'empereur ne statuait pas sur cette incorporalion. Le roi Joseph prit sur lui de l'autoriser.
ff Le maréchal Moncey chargea de cette organisation, deux aides majors assistés chacun d'un adjudant commandant. L'arrondissement de S^ Denis fut confié au sénateur comte de Montesquiou, celui de Sceaux au comte de Montmorency. « Mais il en fut de cette organisation comme des ouvrages de défense. Le temps manqua. Les élevés d'Alfort étaient seuls, (i) au 29 mars, organisés pour la défense du pont de Charénton à Belleville, Bercy et aux environs. Sur tous les autres points, les gardes rurales n'avaient ni armes ni organisation.
<c La garde parisienne formait donc seule au 29 mars un corps régulier et disponible. (2)
« Des décrets du 26 au 29 janvier et un règlement du mois de février avaient attaché à cette garde, des corps d'artillerie et du génie et une compagnie de guides à cheval. Mais le maréchal avait essayé avec peu de succès la formation de cette cavalerie. Le corps du génie , composé
(i) Cette école, éloignée des intrigues de Paris, marcha seule, vite et bien.
(a) Le décret était du i5. Gomment le 3o n^y avait- il encore rien de prêt ? Que fallait-il? un jour pour proclamer, deux pour réunir et trois pour armer....
des ingénieurs des ponts el chaussées, qui exécutaient les travaux des barrières, avait été attaché à k garde nationale , comme un corps chargé de les garder et de les défendre. L'artillerie formait un bataillon de sept cents hommes, composés de trois cents élèves de Pécole polythecnique et d'environ quatre cents canonniers ou servants pris à l'hôtel des invalides (i)^ et ee bataillon devait servir les batteries et les réserves affectées à la défense des barrières. L'infanterie de la garde parisienne en formait la masse principale, et seule en faisait le service ou offrait les. éléments propres à la garde nationale.
ce Les relations étrangères, copiées par quelques écrivains français , ont présenté la garde parisienne comme ayant, au 29 mars, le complet que lui assignait le décret de formation. Il est nécessaire de déterminer quel était à cette époque l'effectif de ce corps, afin qu'on puisse juger avec connaissance de cause de ce qu'il a fait et de ce qu'il a pu faire dans la journée du 3o mars et dans la nuit du 3o au 3i.
« Par le décret du 3 janvier, Tinfanterie de la
(i) Beaucoup avaient des jambes de bois.
garde parisienne était composée de douze légions^ chaque légion de quatre bataillons^ chaque bataillon de cinq compagnies, dont une de grenadiers; ce qui donnait quarante huit bataillons et deux cent quarante compagnies. Les légions correspondaient aux douze arrondissements municipaux et les bataillons devaient, autant que la population le permettait, correspondre aux quarante huit quartiers, (i) Chaque compagnie devait être au complet de cent vingt cinq hommes, on aurait eu ainsi des bataillons de six cent vingt cinq hommes, des légions de deux mille cinq cents et un complet total de trente mille hommes.
« Le complet était calculé sur le nombre de contribuables ou fils de cont^uables, inscrits au rôle de l'impôt personnel pour une cotte égale ou supérieure à dix francs. Le nombre inscrit sur les contrôles s'éleva même à plus de trente mille. Mais le nombre d'hommes en uniforme, on armés,, ne s'élevait pas au tiers du complet et le reste de Forganisation n'était que sur le papier.
« Cette organisation ne s'était faite qu'en dépit et au milieu des obstacles de tout genre. Suivant
( i) On ayait, sous Pemperear , oté le nom de sectioas.
une remarque du chef d^état major, l'empereur avait organisé la garde nationale malgré luiy malgré elle. Les Parisiens se ressouvenaient du treize vendémiaire j ils se rappelaient avec quelle précipitation, l'organisation commencée à l'époque de l'expédition anglaise avait été condamnée et détruite. Le renvoi du corps législatif «t les autres mesures de l'empereur, avaient, surtout à Paris, armé contre lui l'opinion publique: on regardait comme des vices inhérents à sa nature le gouvernement absolu et l'esprit de conquête. La défiance était extrême et parmi les chefs mêmes des légions ou des bataillons, on ne voyait dans l'organisation de la garde parisienne, comme dans celle des autres gardes nationales, qu'un moyen d'obtenir par des contingens d'activité, des levées indirectes et une sorte de conscription indéfinie, ir L^empereur de son côté n'ignorait pas une partie de ces dispositions. Il n'armait qu^avec répugnance une population ennemie de son autoritéj il voulait surtout éviter Vembarras qu'il voyait à mettre en activité la garde nationale et prenait ses mesures pour qu'elle ne put maîtriser le gouvernement. ( i)
(i) Instruction du 24 janvier 1814.
(»^7) If C'est au milieu de ces difficultés que le maréchal Moncey prit le cojtnmandement de la garde parisienne. La scène du ^4 janvier, où Tempereur vint confier à ce corps Marie-Louise et son fils, toucha les cœurs sans dissiper les défiances (i). La réputation d'honneur et de probité du maréchal; ses manières afiables, chevaleresques et, dans tout ce qui tenait aux procédés et aux convenances, une délicatesse dont l'excès même convenait à sa position, inspirèrent peu à peu aux citoyens une confiance entière dans les paroles de ce vieux guerrier, et quand on fut convaincu par sa déclaration formelle que l'empereur ne demandait qu'un service sédentaire et utile à la ville, aux propriétés et à l'industrie comme à rétat,les chefs usèrent de leur influence et les citoyens commencèrent à faire faire leur uniforme, à demander, à chercher des armes. Les premiers règlements d'organisation , de discipline et de service et les ordres du jour préparés par le chef d'état major, avec une "étude approfondie des lois et de l'esprit de cette institution, obtinrent avec Fassen-
(i) Plosieon étaient payés pour les semer.
timentdes chefs un concours libre, efficace et dans lequel une confiance réciproque et la droiture des intentions leva une partie des difficultés. L'adjudant commandant Tourton , chargé du détail de Farmement et de l'équipement, y mit avec beaucoup d'intelligence une extrême activité et un zèle que ne rebutèrent point les obstacles. Mais il en restait d'invincibles dans la misère du temps, qui ne permettait pas à beaucoup de citoyens de s'habiUer, de s'équiper et de s'armer à leurs frais; ni à la ville de faire tous les sacrifices qu'eut exigés la situation des particuliers. Le gouvernement luimême ne pouvait disposer en faveur d'une garde urbaine des armes et des effets d'équipement qu'exigeaient les nouvelles levées , ou plutôt une nouvelle armée à former. Au ag mars, les grenadiers, surtout dans les légions où il y a plus d'industrie que d'aisance, n'étaient habillés qu'en partie: pour engager les fusiliers à faire des uniformes, il avait fallu les distinguer, et en former dans les compagnie s du centre des sections ou pelotons de chasseurs. Malgré ces mesures dix mille hom-^ mes au plus étaient habillés et quatre mille à peine avaient des effets d'équipement.
i< L'arsenal n'avait pu fournir qu'un petit nonbhre de fusils de munition de modèle anciea ou
(i39) étranger. Le reste des armes à feu était des fusils, la plupart sans bayonnettes; des carabines, ou mousquetons achetés de hasard» ou ramassés, sur le champ de bataille, des fusils de chasse, et même des fusils de pacotille dont Tusage était dangereux. Pour y suppléer on fabriquait sous le nom de lances (i), des piques ornées de banderolles. Mais elles ne pouvaient servir tout au plus que dans Vintérieur. Les fusiliers ne les prenaient dans les postes qu'avec répugnance, ou les rejetaient même avec dédain et leur préféraient la plus mauvaise arme à feu.
« Tel était au 26 mars le petit i^ombre de fusils que , pour mettre les gardes nationaux qui avaient des uniformes en état de paraître à la revue du 27, il fallut qu'à la prière du chef d'état major, et sur sa promesse de les faire réintégrer dans la journée du a8 (2), le général Ôriiano prêta deux mille fusils destinés à la garde impériale. Ce ne fut que le 29 ou le 3o au matin qu'on distribua à la
( 1) n faut le fanatisme de la liberté ou de k religion, poor que des. lances puissent servir k quelque chose. Quand on e^X forcé de les preik> dre, on s^en s<>rt mal.
(3) lis furent réintégrés k sept ou huit prés.
garde nationale, les quatre mille fusils de munition qui faisaient la meilleure partie de son armement
« En un mot, V effectif de la garde nationale au 29 mars était de douze mille hommes armés et sur ce nombre huit mille étaient en uniforme et six à sept mille seulement avaient des fusils de munition à bayonnette. Ce fut avec cet effectif que la garde parisienne^ en vertu d'un ordre donné par le roi Joseph le 33 mars, releva le 29, dans les postes des barrières et de l'intérieur, les troupes de ligne qui devaieHl^arder les faubourgs extérieurs et faire au dehors le service des reconnaissauces. Dans l'intérieur, les légions occupaient déjà les postes d'honneur aux Tuileries et au Luxembourg, un poste central à l'hôtel de ville, et dans chaque mairie, un poste d'arrondissement. Elles prirent les postes des grands établissements publics tels que le trésor, la monnaye, la caisse d'amortissement, la banque, le mont de piété, etc.;. mais la gendarmerie de Paris, les vétérans et la ligne conservèrent encore les postes des hôpitaux et prisons, ceux des quais et marchés et les autres points de l'intérieur les plus essentiels à la police civile et militaire.
« Dans la garde de l'enceinte^ les petites barriè-
res furent seules remises en entier a la garde nationale. Les grandes barrières continuèrent d'être occupées 9 concurremment avec la garde parisienne par des postes de la ligne et de la gendarmerie de Paris, sous les ordres d'un officier de la ligne que le général HuUin y avait placé avec le titre de commandant d'armes ou de barri^e.
<( La garde parisienne fournissait aux grandes barrières des postes de vingt cinq grenadiers ou chasseurs : on les doubla.
« Douze grande gardes , postes de réserve qu'on avait dès l'origine placés en deçà des parties de l'enceinte affectées à chaque légion , furent portées chacune à cent chasseurs, fusiliers, ou lanciprs; elles étaient chargées de fournir aux petites barrières qui restaient ouvertes le jour, des postes commandés par un officier et de petits postes de surveillatice aux barrières condamnées. Le reste des grand' gardes devait se porter au soutien des barrières menacées.
tf Toute l'enceinte était d'après ces bases, répartie entre les douzelégions. Les quatrième, septième et neuvième arrondissements, dont le territoire est intérieur, étaient, pour ce service, associés aux arrondissements dans lesquels une population plus faible, répartie sur un plus granç}^
rion était, comme on Fa vu, chargé d'organiser (i),
<c Ces cadres devaient faire le service de la place et de la division , et l'empereur voulait qu'au besoin et à défaut de soldats on les formât en compagnies d'officiers et de sous-officiers (^) : mais au 9.9 marsi aucuue de ces formations extraordinaires n'avaient été ordonnées (3).
« Le général-comte HuUin, avait en outre, sous ses ordres, plusieurs compagnies de vétérans. Quelques unes avaient été détachées pour la défense des ponts de la Marne et de la Seine. Les autres étaient employées au service intérieur.
«Par le décret du ^4 décembre iÇii sur le service des places , ou par celui du i o avril 1 8 1 3 sur la gendarmerie de Paris, ce corps et celui des sapeurs pompiers devaient en cas d'attaque passer sous les ordres du général HuUin. Mais ces corps ne pouvaient guères être détournés du service d'ordre et de sûreté qui leur était confié.
(i) Instruction du a 4 janvier.
(a) Ibidem.
(3) En général, il n*y avait ni élan ni action où notait pas Pemperenr, Ije peuple criait aux armes, mais il n'avait pasdechefe. Les provinces de l'Ouest attendaient des ordres pour accourir au secours de Paris et elles n'en recevaient point
territoire, donnait à la légion une trop grande étendue d'enceinte à garder.
«r Sur la riçe droite de la Seine les première et quatrième légions gardaient la gauche de l'enceinte, depuis la barrière de Passy jusques et non compris celle de Clichy. Le centre y qui en formait la partie la plus étendue et la plus susceptible d'attaque, allait depuis et compris la barrière de Oicby jusques et compris celle de Charonne et se trouvait confié aux deuxième , troisième ,cinquième, sixième et septième légions. La rfro/^e, gardée par les huitième et neuvième légions, allait depuis et non compris la barrière de Charonne jusqu'à celle de la râpée.
« Sur la riçe gauche de la Seine y la onzième légion gardait le centre , depuis la rivière de Bièvre îusques et non compris la barrière des Fourneaux: le reste de l'enceinte était occupé, hi droite par la dixième légion et la gauche par la douzième.