‹ Suite au mémorial de Sainte-Hélène, ou, Observations critiques, anecdotes inédites pour servir de supplément et de correctif a cet ouvrageChapitre 8 sur 33 · GARDE IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

GARDE IMPÉRIALE

« L'empereur, en quittant Paris, avait laissé les cadres de trente bataillons, dans lesquels quatre bataillon s, qu'on devait porter ou entretenir au complet de quatre cents hommes, étaient affectés au service extérieur des Tuileries. Deux compagnies,l'une de grenadiers, l'autre de chasseurs ^for-

mant ensemble près de trois cents hommes et le bataillon de sapeurs pompiers de la garde fort d^environ deux cent cinquante, restaient pour le service intérieur du palais. Ces corps ne formaient pas deux mille deux cents hommes , mais les cadres permanents des dépôts de la garde à pied et ceux des Cadres actifs qui ne seraient pas encore organisés, devaient donner en outre trois à quatre mille hommes et porter de cinq à six mille hommes la réserve (ï infanterie.

« Cent hommes de la gendarmerie iï élite et les cadres ou dépôts des autres corps de )la garde à cheval devaient donner une réserve de cavalerie qui serait, selon le moment, de mille cinq cents à trois mille chevaux.

m L artillerie de la garde dey aàt avoir vingt deux pièces attelées y compris une batterie d'artillerie légère. Sur ce nombre, huit pièces devaient être servies par les vétérans de la garde.

« Le général d^Aboville devait commander Partillerîe.

« Le général comteCAar/7e/2i£er, désigné pour commander une division d'infanterie, devait rester à Paris, disponible avec deux généraux de brigade: « Le général Charpentier, disait

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l'empereur dans ses instructions, est un homme vigoureux à la guerre. »

< Lie général Dérîot était chargé du commandement des dépôts i sous les ordres supérieurs du général Ornano.

« Tous les cadres devaient être logés dans Paris, comme centre d'action et d'organisation. « L'empereur estimait, d'après ces dispositions que k garde aurait toujours à Paris de huit à dix mille hommes j <jue les cadres suffiraient à la défense des Tuileries et que le général Ornano pourrait toujours avec deux mille hommes d'infanterie, mille cinq cents chevaux et vingt deux pièces d'artillerie, se porter aux environs de Paris.

' « Cette force ajoutée aux troupes de ligne et à la gendarmerie municipale lui paraissait plus que suffisante pour que le gouvernement fut toujours le maître/ à Paris, et que rien nePohligcât à exiger de la garde nationale un service d'activité « qui causerait de l'embarras et serait pour « les citoyens une fatigue inutile. » (i)

« Telles étaient à la fin de janvier les vues de l'empereur. -

(r/Insfruclion de IVnipereur pour le roi Joseph du 24 janvier i8i4-

vc Mais lés besoins de Farmée avaient obligé tf jr envoj^er la plupart des cadres à mesure qu^ils étaient organisés. Ceux-ci, formés de jeunes gens, ne résistaient point aux fatigues: « La vieille w garde, écrivait Tempereur après les journées de K Craone et de Laon, la vieille garde se soutient, « mais le reste fond comme la neige. » Outre les bataillons destinés à la grande armée, on venait d*en envoyer trois au général Compans quUls joignirent à Ville Parisis.

« Les réserves de la garde impériale, sous les ordres du général Ornano, ne comprenaient au 29 mars que les corps, les cadres et Peffectif déter niinés^

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