ÉVÉNEMENTS DU
« Telle était le 29 au matin la situation mili* taire de Paris.
ff Le départ de Timpératrice et du roi de Rome ( I ) , résolu en secret et préparé avec prudence, avait toutefois transpiré. On parla de s*jr opposer. Mais dans la garde nationale un senti-
(i) Grande faute ou grande trahison.
( i'is )
ment unanime se manifesta pour proléger au besoin leur départ, et en général la libre action du gouvernement, des fonctionnaires publics et des particuliers. Un seul des grands dignitaires, le prinœ de Taleyrand fut arrêté à Fune des barrières, mais aucune réquisition, aucune plainte, aucun avis de cet incident ne parvint au maréchal , ni au chef d'état major.
« Cependant tout, dès l'aube du jour, annonçait à Paris l'approche du danger et les craintes qu'il inspirait.
« On évacuait les papiers et les effets précieux du gouvernement. On brûlait dans les ministères les papiers inutiles et dont la publicité pouvait nuire à l'état ou aux particuliers. Beaucoup de familles hâtèrent leur départ et allaient rejoindre celles qui s'étaient déjà réfugiées surla Loire et en Normandie. Les fonctionnaires publics et les citoyens que retiennent leur service ou de grands intérêts, envoyentla plupart, loin de ce théâlre d'hostilités, leurs femmes et leurs enfants. Paris devient en même temps le refuge des familles qui abandonnent les lieux occupés ou menacés par l'ennemi, et des convois de voitures^ de bestiaux, de meublés et de denrées de lôùte espèce encombrent les javenues, obstruent les barrières delà
( '49 ) capitale. Une vaguq inquiétude porte et retient hors des maisons, sur les places, les quais et les boulevards, sur les routes et le? hauteurs une partie de la population.
« On affiche sur tous les murs, on met à l'ordre du jour de la garde nationale la proclamation suivante: ^ Le roi Joseph^ lieutenant-général de K l'empereur, commandant en chef la garde natio- « nale, aux citoyens de Paris. Citoyens, une coirlonne ennemie s'est portée sur Meaux,ellesV «e vancepar la route d'Allemagne} mais l'empe- « reur la suit à la tête d'une armée victorieuse. Le « conseil de régence a pourvu à la sûreté de l'imf( pératrice et du roi Je Rome. Je reste avec vous. « Armons-nous pour défendre cette ville , ses « monuments j ses richesses , nos femmes , nos en-
c< fants, tout ce qui nous est cher. Que cette
« vaste cité devienne un camp pour quelques ins- (i tants, et que l'ennemi trouve sa honte, sous les « murs qu'il espère franchir en triomphe. ^ L'em- « pereur marche à notre secours,- secondons-le « par une courte et vive résistance et conservons « l'honneur français.»
Mais presqu'en même temps on lit dans le mauiteur la note suivante: « Le 26 de ce mois l'em- ^ pereur a battu à Saint Dizier le général Wizin-
tf get'ode, lui a fait 200a prisoniiiers^Iui apris des: « canons» et beaucoup de voitures de bagages. Ce «r corps a été poursuivi très loin. »
, « On en conclut que l'empereur de sa personne peut arriver à Paris, en même temps que Fenne^ mi> mais qn'il ne peut être suivi que de loin de son armée et même de sa cavalerie.
« L^empereur lui-même ne pouvait arriver qu'autant qu'après l'affaire de Saint Dîzîer,ils'y S6rait décidé tout de suite. Mais il fallait qu'après; avoir cessé de couvrir Paris , pour agir sur les derrières de l'ennemi, il changeât de plan et que )a défense de cette ville, dont il avait fait une ligne secondaire , devint le sujet principal de ses combinaisons. Toute incertitude^ tout retard dans un temps si décisif,, devaient lui faire manquer i'un et l'autre but
« Le roi Joseph, mieux instruit sans doute des projets de son frère que des desseins de l'ennemi,, croyait tout à la fois n'avoir à repousser qu'un de ses corps d*armée, et ne comptait pour la défense que sur la réunion des corps du général Compans et des maréchaux Mortier et Marmont aux forces, que commandaient le maréchal Moncey et les généraux HuUin et Ornano.
« Ces trois chefs militaires mettent la procla*
mation du roi Joseph à Tordre du jour des corps qu'ils commandent. Le maréchal Moncey rappelle aux gardes nationaux leur honorable institution. Il les invite à prendre les armes au moindre appel. c< Ceux qui ne peuvent participer à la gloire de « repousser Tennemi, doivent prétendre au moins « à celle d'avoir contribué au calme et à la sûreté « de la capitale. »
« En même temps il assimile le service de la garde nationale à celui qui se' fait dans les places, lorsque l'ennemi est en présence. Un tiers seulement doit se reposer, un tiers sert de piquet, le dernier tiers occupera les postes et doublera les plus importants. Les neuf légions qui défendent la rive droite de la Seine, placeront entre les grand' gardes , des réserves destinées à soutenir les postesdes grandes barrières. Les trois légions de la rive gauche, où l'enceinte n'est point, d'après la direction de Fennemi, exposée à. une attaque immédiate, fourniront à l'hôtel de ville une réserve centrale destinée à se porter au soutien des barrières menacées, ou sur les points de l'intérieur où l'ordre public serait troublé. Les chefs de légion se concerteront avec les maires pour la garde et la surveillance des ponts, des places et des établissements publics. A chacune des barrière s
principales , un chef de bataillon commandera les postes et les réserves. Il protégera la Kbro circulation des troupes, de Partillerie et des voitures. Il assurera les communications à l'inté-* rieur et ^u dehors; dégagera les rue^ principales^ maintiendra Tordre dans le quartier, et se concertera pour la défense de l'enceinte, avec les commandants militaires des faubourgs extérieurs, (i).
« Le général HuUin concourt aux dispositions de défense, autant que le permettent la faiblesse des troupes dont il dispose et les besoins variés de la police militaire.
« Le général Ornano fait ses dispositions pour que les réserves de la garde , puissent le soir même se mettre en ligne avec le corps du général Compans et se porte lui-même avec une partie de sa cavalerie jusqu^au village de Pantin. Le roi monte à cheval avec son chef d*état major pour reconnaître les déboudiés par lesquels Pennemi peut se porta: sur Paris et spécialement sur leshauteurs^ jm le dominent.
« Le chef d^état major de la garde nationale, qui a parcouru les débouchés dans les reconnais-
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(i) Ordre du jour du 'Jq mar&.
sauces ordonn ces par l'empereur (i) et pat le roi lui-même (2), reçoit ordre de Paccorapagner et dans cette excursion rapide lui indique sur le terrain et sur la* carte des chasses les débouchés et les positions. Le roi Joseph sort par la barrière de Pantin. Il reconnaît en passant le point où la route des petits ponts repint la route d'Allemagne. Une colonne ennemie peut à Ville-Parisis ga^ gner cette route par le pont de Mitry sur le canal de i'Ourcq et combiner ses mouvements avec ceux des colonnes qui suivraient les routes d'Allemagne et de Senlis; Un peu en deçà de Pantin, le roi Joseph trouve le général Ornano avec sa cavalerie et l'engagea se porter en avant de Pantin jusqu'au moulin de la Folie pour éclairer les débouchés de la plaine entre Noisy-le-Sec et Bondy. Le roi observe en passant le village, ses hauteurs et ks escarpements qui forment ou prolongent à la gauche la position de Romainville et se lient par le^i maisons élevées de Pantin au poste que ce village ofii-e entre les hauteurs et le canal. De ce point, le roi se porte rapidement sur Rosny, au
(1) Note da ad décembre |8iS.
(a) Ordre du i5 mars t8i4-
point où les colonnes ennemies qui s^avanceraient par les routes de Montfermeil et de Lagny ,s'élèveraieutsur les hauteurs pour se porter de niveau sur la position de RomainviUey ou descendre dans les bois de Yincennes, masquer ou insulter le château, et tourner les tambours construits sur ]a^ rive gauche de la Marne aux ponts de S'. Maur et de Charenton. (i) Quelques hussards de Pescorte et des officiers d^état major se portent en. avant et sur cette route, comme sur celle d'Allemagne, ne trouvent ni coureurs de Tennemini aur eun indice de ses approches. ..^ Le roi se dirige ensuite sur les ponts de SMMauf et de Charenton. Il y trouve les tambours, de larive gauche achevés et défendus par quelques canons et des vétérans. Ces anciens soldats sont secondés à S\ Maur par quelques gardes nationaux f à. Charenton par les élèves dMJfort (2)
ff. Cet appareil de défense pouvait être utile, si
(1) L^nnemi ne maiu^ pat de suiyre eette route si bien indiqui^c. L^bypothèse icisouteiuie devint une réalité,. les positions fureut occupées sans ooiïp férir et les. ponts tournés,. conune on Pavait soupçonué , sans y apporter remède..
(a) H faut ajouter qu^eu^outre des éléresd^Alfort, il; y avait encore à Cbareiitou des gardes natioDaux.du fiUag«,q«i se conduisifcnl aveQ un généreux courage.
les corps des maréchaux Mortier et Marmont, qui arrivaient de Nangis et dont l'artillerie encom^ brait en ce moment le pont de Charenton, n'é-^ taient suivis que par les troupes légères de Fen* nemi, et si les corps ennemis, qui sur la route d'Allemagne étaient opposés au général G)mpans, négligeaient dans la journée du lendemain, les débouchés de Montfermiel et de Lagny. (i)
« Telle fut cette reconnaissance ou plutôt cette course rapide , où le roi Joseph ne put prendre qu'une idée imparfaite du terrain. 11 demanda seulement sous quel point de vue, il convenait de le distribuer, entre les corps d'armée appelés aie défendre. La réponse était simple il importait de confier aux troupes les mieux constituées, les villages de la plaine qui formaient des points de défense uniques et que ne protégeaient ni l'art ni la nature.
<r Des troupes moins aguerries pourraient au contraire sui&re à la défense des hauteurs, où les positions successives de Romainville et du parc S\ Fargeau avaient sur leurs flancs et sur leurs approches des escarpements ou revers, des bois.
(i) lU étaîmt Irap bm avertis ou avisés paor oala.
des vignes, des enclos, en un mot, des accidents du sol et delà culture qui favorisaient les chicanes, la retraite et les retours offensifs. Après cette course rapide et ce court éclaircissement, le roi Joseph chargea simplement le chef dictât major delà garde nationale de se rendre le lendemain de bonne heure, sur les points attaqués, d'y observer avec soin, pour lui en rendre compte, les forces et les mouvements de Tennemi.
« Le roi Joseph était pressé de voir les maréchaux ducs de Trévise et de Raguse. Ils étaient arrivés et leurs troupes défilaient ISepuis le matin.
tf Elles venaient de Nangis et a>j^ient marché en colonne de route sans apercevoir Fennemi. (i ) Le duc de Raguse, arrivé le premier, avait porté 8a cavalerie à Montreuil, aon infanterie à S\ Mandé, Vincennes etCharonne^ laissant les villages t?n arrière an duc de Trévise, dont les troupes à pied occupaient Charenton et Gonflans, tandis que le général Belliard était avec sa cavalerie à Bercy et dans le faubourg de Picpus.
(i) Aussi iiuîlc part on ne voyait cet ennemi, qai devait le lendemain se trouver avec une armée de soixante mille hommes k La Villette.
« Ces logements OU bivouacs laissaient sur la même ligne Bagnolet et Roroainville au général Compans et Pantin aux réserves de la garde impériale.
« Mais avant de dire par quelle fatalité Romain* ville et Pantin furent laissés à l'ennemi, jetons un coup d'œil sur ses mouvements et sur ceux du faible corps qui lui disputait la position de Ville- Parisis. #
«Ce corps venait de se renforcer par trois bataii* Ions de jeune garde arrivés de Paris. Le général Compans , qui n'avait en tête que les corps d' Yorck et de Rleist, essaya de leur disputer le débouché de A^ille-Parisis. Une manœuvre de flanc fit essuyer quelques ])^rtesà Pennemi, mais la supériorité de ses forces, qu'il lui suffisait de déployer, eut forcé le général Compans à la retraite, si d'autres considérations n'eussent amené l'ennemi lui-même à désirer une suspension d'armes de quelques heures. On en convint de vive voix aux avantpostes. Le généi^al Compans en profita pour se repher tranquillement sur Paris, et l'armée de Silésie pour se porter à sa droite, sur les routes des Petits-ponts et de Senlis et céder à la grande armée les débouchés des routes d'Allemagne et de Lagny.
« Le général Ornano, après avoîir éclairé la plaine en avant de Pantin, s'était replié en deçà de ce village et avait posté les réserves de la garde dans la plaine entre le grand faubourg de La Villette et les près S*. Gervais. Le général Compans arrivant à la nuit, vint se poster à sa droite sur la butte de Beauregard qui domine les prés S*. Gervais et tient au village de Bellevilla »
L'armée de Silésie marchant par les routes des Petits-ponts et de Soissons vint établir son avant garde au grand Drancjr , le corps de droite sous le comte de Langeron, au Bourget et à Blanc Ménilj le corps d'Yorck (i) Kleist à Aulnay ; Woronsow à Ville-pinte.
« La grande armée arriva par les routes d'Allemagne et de Lagny. Sur cette route les corps du prince royal de Wurtemberg et de Giulay ne purent s'avancer au delà d'Ane l. Mais Barclay de Tolly porta les réserves et les gardes Russes et Prussiennes jusqu'à Bondy, où les souverains prirent leur quartier général. Le corps deRajenski et la cavalerie dePahlen se portèrent surNoisy-le- Sec. Les coureurs, pénétrant jusqu'à RomainvîUe
(i) Yorck ^i ayait changé de parti ea Prusse •
^et Pantin, n^ trouvèrent personne; et soit qu'il Youlutétendre ses ressources, ou se garderàjNoisy par des postes avancés, le général Rajenski fit occuper fortement ces points, dont peut-être au premier instant, il n'apercevait pas toute l'importance.
c< Cependant Poccupation de ces points avancés n'était à Paris l'objet d'aucune inquiétude. Un incident qui pouvait éveiller l'attention, fut expli- <jué par d'autres causes. L'ingénieur du corps des sapeurs pompiers de la ville de Paris (i), envoyé par le général Hullin sur la route d'Allen^agne avec un seul gendarme d'ordonnance, tomba à Pantin au pouvoir des cosaques. Il essaya de se faire passer poujr parlementaire et demanda à être renvoyé ou conduit au quartier général de l'ennemi. Mais il était sans trompette et portait l'uniforme deè pompiers qui ressemble à celui du génie. On le traita comme prisonnier de guerre et il fut obligé de passer la nuit au bivouac des cosaques. A l'état major de Paris, lorsqu'on ne le vit point revenir, on ne manqua point de raisons
( i) M. Peyre architecte , fils de celai qui a hâti TOdéon en premier lieu ; car la reconstruction de POdéoa actuel est due k ^architecte de la chambre des pairs , M. Baraguey. Oo n'a changé (fxe ilntéricnr.
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pour expliquer son absence, et ceux qui le crurent pris, ne se doutèrent point qu'il Teut été si pris de la capitale.
« Cependant , après en avoir conféré avec les maréchaux, le roi Joseph arrêta les dispositions suivantes: le lendemain 3o, à la pointe du jour, le maréchal duc de Raguse devait occuper la position de Romainville et les généraux Compans et Ornano devaient défendre le pré Saint-Gervais et Pantin, et le terrein entre les hauteurs et le canal de rOurcq. Le corps du maréchal Mortier prendrait la ligne, entre le canal et Montmartre, occupant les longs faubourgs de La Yillette et de La Chapelle. Le roi Joseph aurait son quartier général à Montmartre. Le général HuUin devait y placer un poste. Le reste de ses troupes avec la garde nationale ferait le service intérieur, garderait les barrières et défendrait les parties de l'enceinte que l'armée ne couvrirait pas.
« La réserve d'artillerie de la garde nationale, postée à la barrière Fontainebleau^ reçut l'ordre de se réunir à celle qui occupait la barrière du Trône, pour n'y former qu'une seule réserve de 28 bouches à feu. Le major Evain (Auguste) de l'artillerie de la ligne fut désigné pour la commander. Des canonniers vétérans de* la garde impériale y
(iCi)
furent attachés comme pointeurs. Le reste des canonniers et servants était composé des élèves de l'école polytechnique. Les batteries furent attelées avec des chevaux de poste et de rivière, en vertu d'un marché passé par le préfet de la Seine avec le maître de poste et le directeur des coches d'eau.
« Les ordres du roi Joseph n'exigeant aucun changement essentiel dans le dispositif arrêté pour leslégionsde la garde nationale par les ordres du jour des 28 et 29, le maréchal Moncey se contenta d'écrire quelques mots aux chefs de légion, en leur annonçant que d'après des lettres du 27, l'empereur venait au secours de la capitale; que les maréchaux étaient arrivés et entraient en ligne; mais que l'ennemi serrait Paris de plus près, et que la journée du lendemain s'annonçait comme devant être hostile : il leur prescrivait de faire prendre les armes aux légions , dès qu'ils entendraient battre la générale. Il les autorisa à faire battre un rappel à la première pointe du jour ; à fortifier les postes de l'intérieur et de l'enceinte et à tenir le reste en réserve pour se poster, d'après ses ordres, sur les points qu'il leur désignerait
« En leur recommandant d'assurer la tranquillité intérieure de la capitale , il les engagea à occu-
(iC. )
pcr au dehors de Feaceinte quelques ayant-postes et à porter sur les hauteurs et spécialemeat sur les buttes de Montmartre et de Saint Chaumont des forces qui augmentassent celles de Tarmée aux -yeux de Pennemî. « Je ne veux point, dit-il, en «c donner l'ordre, mais je verrais avec la plus vive « satisfaction des officiers, sous^fficiers, grena- «( diers et chasseurs de bonne volonté, se présen- « ter pour occuper cette ligne d'avanl-postes. Je « voudrais qu'en une occasion d^une aussi haute t( importance et qui n'exige qu'une courte démons- « tratiou la garde nationale ne restât point ca- « chée derrière ces hauteurs qui la dérobent même •c à la vue de Tcnnemi (i).
K Ce n'était pas sans motifs que le maréchal se bornait à une invitation dont il n'espérait pas ce qu'il a obtenu (2). Il était difficile avec douze mille hommes mal armés de maintenir Tordrç au dedans, de garder l'enceinte, et d'entrer en ligne avec une force capable de seconder l'armée ou d'imposer à l'ennemi. Un corps composé de pro* priétaires fonciers ou industriels^la plupart établis
(i) Ordre du maréclal Mottcey du 19 mars au soir. (2) Ce qu^il a • btenu prouye qu\>ii tôt fait bien davautage si Ton tyfat mituprif.
et pères de famille^ offrant le mélange de tous les âges entre vingt et soixante ans^ en gi'ande partie étrangers ail maniement des armes ^ que plusieurs mêmes ne devaient recevoir cjue le lendemain (i), n*était réellement propre qu^à remplir le but prin» cipal de son institution, c'est-à-dire, à rendre les troupes de ligne disponibles, cnles suppléantdans la garde de Tenceinte et dans le service intérieur; tout service extérieur, s'il eut été prescrit, aurait jeiiouvelé les craintes et les défiances qui, dans Je temps, avaient fait révoquer Tordre donné par Fempereur, d'escorter de Meaux à Versailles, les prisonniers de Champ-aubert (a). Aujourd'hui comme alors, demander comme obligé un service d'armée, c^était renoncer à l'obtenir comme volontaire* Les opinions unanimes sur le maintien de l'ordre, étaient divisées sur là défense. Uq grand
(i)£t poaf<]aoi pas la veitle?
(a) Le maréchal» dans la disposition des esprits,, regarda ooinme Inexécutable on ordre daûs lequel les Parisiens ne verraient qu^un appel indirect k un service extérieur et d^amiéei Sur les etplioations don^ n^s par le chef d^ëUt major^ le roi loseph autorisa le miflistre de la guerre k révoquer cet ordre» Le chef d^état major en consigna les motifii au bureau du mouvement et les donna au général Gourgaud , que remperear envoyait ponr demander rezplieatiou du monvemenl* ré^ trograde des maréchaux Oudioot et Vietor rar la rivière d'ifèiefi '