‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 16 sur 62 · LE · texte numérisé non relu

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qui ne dit pas toujours la vérité, reste à la vue ou à la portée de la malade, du mari, de Ja mère ou de la bel!» mère, La température, inscrite sur cette carte, ne doit jamais dépasser la normale parce que souvent la patiente et l'entourage s’effraient facilement et sans raie son d’une élévation passagère d’un ou de deux degrés, quand, cependant il n’y a aucun danger; on « alarme, on se lamente, on se décourage, La carte d'observation de la famille doit laisser tout le monde dans la tranquillité et le repos,

L'autre carte de température, la vraie cellei, celle du médecin et de la garde, est tenue à l'abri des regards de la famille. La garde-malade ira la montrer au médecin à son arrivée. Je tiens absolument à ce que mes garde-malades viennent au-devant de moi à mon entrée dans la maison de mes patientes, ou que, si elles ne Peuvent le faire pour un raison ou une autre, elles viennent me reconduire non pas à la porte de la chambre, mais à la porte de la maison. C’est ainsi que, dans lun ou l’autre cas, je Puis voir en toute liberté ma carte d'observation, faire mes remarques et mes recommandations à la garde, sans susciter aucun commentaire, ou sans éveiller l'attention de la patiente, qui cherche, par tous les moyens possibles, à lire dans les figures ou À saisir, dans les paroles, le moindre signe ou la plus légère intonation indiquant un symptôme donteux.

Je prends souvent moi-même la température, comme par distraction pour ne pas froisser la garde, quand j’ai des doutes sur la véracité de celle-ci ou quand je ne la connais pas parfaitement.

Quand il n’y a pas de garde auprès de la patiente, ie médecin doit prendre la température lui-même avec

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un thermomètre. Il ne faut pas se contenter de prendre le pouls ou de toucher la peau. Le thermomètre seul nous renseigne sur la température exacte,

Le moindre écart dans la température doit éveiller l'attention du médecin qui en cherchera immédiatement la cause.

POULS. — En même temps qu’on prend la température, on compte le nombre des pulsations. Si le pouls est lent et s’il n’y a pas d’élévation de température, on peut être tranquille, les suites de couches sont physiologiques. Mais, même avec une température normale, si le pouls est à 90,’ on doit soupçonner quelque chose d’anormal ; il faut se tenir sur ses gardes +: ‘ien surveiller les différents organes. Le médecin peut

compter les pulsations en arrivant auprès de sa patiente, mais il na pas alors les véritables caractères du pouls qui bat presque toujours plus rapidement, Après avoir causé un certain temps avec la patiente, l’accoucheur reprend de nouveau le pouls qui s’est tranquillisé.

EXAMEN DE L'ABDOMEN. — Le médecin explore méthodiquement l'abdomen chaque jour. Il sut par le palper l’évolution utérine. 11 constate la hauteur, de l'utérus, sa iargeur, son volume. La hauteur seule de lutérus n’indique pas son degré d’involution ; c’est eurtout son volume qu'il faut considérer pour obtenir cette indication ; en effet, l’utérus, en bonne voie d’involution, peut être situé très haut. Il est dans ce cas repouseé en haut et à gauche par le rectum rempli, mais surtout en haut et à droite par la vessie distendue, par une rétention d’urine. La vessie, formant une tumeur globuleuse, fluctuante, très appréciable à la vue et au

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