‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 23 sur 62 · FORMES OU MANIFESTATIONS DE L'INFECTION PUERPERALE · texte numérisé non relu

FORMES OU MANIFESTATIONS DE L'INFECTION PUERPERALE

SYMPTOMES COMMUNS AUX DIFFEREN- TES FORMES D'INFECTION. — I] existe certains symptômes communs à la plupart des cas d'infection puerpérale à savoir:

1° La fièvre: en dehors de la légère élévation de température qui suit assez souvent immédiatement l'accouchement, toute élévation de température doit faire penser à l'infection puerpérale. Même les infections légères et franchement localisées s’accompagnent Presque toujours de phénomènes généraux. Ceux-ci sont parfois si peu marqués qu’il faut les rechercher minutieusement et fréquemment pour les découvrir ou les dépister. Si l’on se contente de prendre la température matin et soir, à 8 heures et à 5 heures, elle pourra paraître tout à fait normale; si on la prend régulièrement toutes les deux heures, on sera souvent étonné de

ce rh 2 2: Sn de ue en e nee ot te ==,

tm im th if monéié i

remarquer, à d’autres moments de la journée, une élévation d’un demi ou d’un degré.

La fièvre débute généralement du troisième au cinquième jour des couches. Son intensité et sa marche varieront avec les formes cliniques de l’infection. La température sera plus accusée et sa marche plus rapide dans les formes localisées avec intoxication ou dans les formes généralisées,

2° L’accélération du pouls est fréquente dans toutes les variétés d’infection. Elle est moins marquée dans les infections simplement localisées. Elle précède souvent la fièvre. Dans les infections généralisées, elle est généralement plus apparente que dans tous les autres cas où la température s’élève pour une autre cause. Liebermeister donne comme suit le nombre de pulsations qui doit répondre à telle température: température, 98, 6° F., pouls, 78; température, 100,4° F., pouls 88; température 102, 2° F:, pouls, 97; température 104° F, pouls, 105; température, 105° F., pouls, 109. Quand il y a dissociation entre les deux phénomènes, le pronostic devient grave.

3° Le frisson est beaucoup moins fréquent qu’autrefois, parce que, en général, l’infection est aussi moins grave qu’anciennement. Le frisson peut être violent, léger, ou n’être qu’une simple sensation de froid ou d’horripilation, de chair de poule. Il manque fréquemment dans les cas légers.

4° Les troubles de l’involution utérine sont très fréquents, même dans les cas légers, parce que, dens presque toutes les infections localisées au vagin, il y a en même temps endométrite. Quand l'utérus est malade, il reste gros, sensible à la pression et plus mou; le col

est perméable. Dans certains cas d'infection généralisée et grave, on ne constate aucun signe du côté de VPutérus.

5° Modifications des lochies.—Les lochies peuvent être modifiées dans leur couleur, leur odeur, et leur quantité.

6° Symptômes du côté de l'estomac et de l'intestin. —La langue devient plus ou moins saburrale ; l’estomac digère mal et les intestins se météorisent plus ou moins.

Il existe presque toujours de la céphalalgie.

ARTICLE I

Page 1