‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 28 sur 62 · PARA NE RES · texte numérisé non relu

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davre. Les grands symptômes disparaissent rapidement à la suite d’un bon drainage de l’abcès.

Quand le phlegmon se termine par résolution, la fièvre tombe progressivement ; les symptômes locaux de la période aiguë disparaissent; mais il persiste une induration latéro-utérine, des déplacements des organes pelviens, et souvent la femme est invalide pour la vie.

Deux ou trois jours après l'apparition de la fièvre et de la douleur, le toucher, qu’il faut pratiquer avec beaucoup de précautions, permettra de constater que l'utérus est déplacé. Lorsque la tumeur, formée par le phlegmon, est volumineuse et occupe le ligament large, l’utérus est repoussé en masse du côté sain. Lorsque la tumeur est plus petite, seule la partie de l'utérus en rapport avec elle est repoussée du côté sain, et le col est dévié du côté malade. Le doigt qui touche ne détermine qu’une douleur madérée et atteint difficile ment la tumeur. Le vagin est souple, Il n’y a pas de déformation des culs-de-sac. La tumeur adhérente à l'utérus peut aussi adhérer à la paroi pelvienne mais n’adhère pas au vagin. Dans les cas de phlegmon du ligament large, c’est surtout le palper abdominal qui nous renseignera et nous fera sentir la tumeur ovoïde, étendue transversalement de lPutérus à la paroi pelvienne.

Les phlegmons de la gaine hypogastrique sont mieux appréciés par le toucher. En effet, le palper dans les conditions ordinaires donne peu ou pas de renseignement. Par le toucher on sent une tuméfaction douloureuse dans un des culs-de-sac du vagin. L'utérus douloureux est dévié du côté opposé à la tumeur. Celle-ci adhère à l’utérus et entoure parfois le col. I+

tumeur est dure, lisse ou lobulée, immobile, superficielle; le doigt l’atteint facilement. L’extension de la tumeur en arrière et en avant est variable. Le toucher récital donne de précieux renseignements complémentaires sur l'étendue et les connexions de la tumeur.

Lorsque le phlegmon du ligament large existe en même temps que celui de la gaine hypogastrique, par le toucher et le palper, on constatera les caractères particuliers à chacun d’eux.

MARCHE ET TERMINAISON.—Ia paramétrite se termine par résolution ou suppuration. La résolution est possible tant que le processus n’a pas dépassé le stade de l’infiltration oedémateuse. Parfois ces plastrons énormes se résorbent lentement, mais complètement, avec des réactions générales presque nulles. La suppuration, lente à se produire, est généralement la règle; elle s’annonce par l’aggravation des symptômes généraux.

Le pus peut se collecter en un seul abcès ou en plusieurs; la tumeur se ramollit et il y a alors une légère sédation des phénomènes généraux. La collection peut s’enkyster, se résorber, ou s'ouvrir à l’extérieur ou dans un des organes creux du bassin, Dans les cas d’abcès multiples, ceux-ci peuvent s'ouvrir les uns après les autres, et tenir la femme dans un état de suppuration, pendant des mois et des années,

L'ouverture spontsnée de l’abcès dans le rectum produit de la rectite, des selles sanguinolentes, de la 'iarrhée; dans la vessie, elle est la cause de la cystite, de Purétrite, de l’urétéro-pyélite, de l’hydronéphrose par obstruction de l’uretère, l’urémie et même la mort; dans

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le péritoine, elle y amène la péritonite. L’abcès peut s'ouvrir de plusieurs côtés à la fois.

La mort de la femme peut survenir par septicémie vu hecticité,

Il peut y avoir ulcération des vaisseaux compris dans l’abcès, et hémorragie consécutive; l'atteinte des nerfs produit des névralgies ou des paralysies.

Lorsque la paramétrite guérit, les suites ou les conséquences en sont toujours fâcueuses: brides cicatricielles, stérilité, atrophie des organes &u petit bassin.

TRAITEMENT.—On doit s'abstenir de tout trai.

tement intra-utérin, excepté ‘ans le cas où l’on est sûr qu’il reste Cans l’uté us ua corps étranger en voie de putréfaction. Le traitement est exclusivement médical, anti-phlogistique et résolutif: glace sur l’abdomen, injections chaudes vaginales et reciales. Contre la douleur on donnera les opiacés, le chloral ou l’antipyrire. Dès que l’abeès est collecté, il faut l’inciser au point saillant et drainer.

En règle générale, il ne faut pas trop se hâter d'intervenir ; l’expériene a démontré qu’il est beaucour plus prudent d’attendre que le pus soit bien collecté et que l'abcès soit d’accès facile. La guérison s'obtient Flus rapidement quand l’abcès a été ouvert plus tardivement que hâtivement.

C. PERIMETRITE, PELVI-PERITONITE. —- Certains auteurs dcrivent la périmétrite ou pelvi-péritonite dans le chapîtr: des péritonites, d’autres sous u1 en-tête spécial, parce qu’elle a une individualité clinique distincte et présente un état morbide à part.

La pelvi-péritonite ou périmétrite est une péritorite partielle péri-utérine. ŒElle est presque toujours

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secondaire ‘ consécutive à des lésions infectieuses et suppurées de annexes, et à la Paramétrite, La pelvipéritonite primitive, indépendante, est exceptionneile, Le pelvi-péritonite, observée à la suite d'une perforation de la partie basse de la face postérieure de l'utérus, au cours d’un avortement provoqué, est indépendante de toute lésion annexielle.

ETIOLOGIE ET PATHOGENIE. — L’infection gagne la cavité péritonéale pelvienne de différentes façons :

1° par les lymphatiques, voie la plus commune;

2° par les trompes :

3° par perforation utérine ou perforation du culde-sac vaginal postérieur.

La propagation de l'agent infectieux par la trompe peut se faire de diverses manières: (a) les trompes contiennent du pus qu’elles Céversent par leur pavillon : (b) les micro-organismes peuvent traverser les trompe:, en le ‘‘issunt indemnes; \t) une poche salpinyienne Peut se rompre et déverser du pus dans le péritoine.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE.— Le péritoine envahi devient T’abord le siège d’une injection vaseulaire plus ou mo:ns marquée. Le péritoine se aépolit, perd sa transparunce, La desquamation endothéliale se fait sur une grand surface, puis les vaisseaux bour- &eonnent et transforment la séreuse en une masse d’un rouge vif. Puis apparcit un épanchen . st composé d’un liquide albumineux ou séro-fibrineux dans lequei se forme un précipité floconneux. L’exsudat se trouble bientôt par Papparition des éléments dun pus; on y trouve nombre de b: «ries.

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