‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 30 sur 62 · DS TRE SE · texte numérisé non relu

DS TRE SE

sau thrombosé. L'œdème est parfois si peu marqué qu’il faut prendre un ruban métrique pour constater augmentation de volume du membre. L’œdème peut aussi se localiser à un segment du membre (cuisse ou jambe). En général l’ædème augmente de plus en plus jusqu’à la période d'état. Il devient quelquefois si considérable que le membre en est complètement déformé. Les saillies et les dépressions normales disparaissent; la jambe et la cuisse se continuent sans délimitation pour former un gros cylindre. Parfois l’œdème est si accusé, si dut, la peau si tendue, que la dépression en godet, qu’on a coutume de déterminer par la pression du doigt dans les tissus œædématisés, peut faire défant.

La pern du membre œdématis présente certaines particularités: elle est d’un blanc nacré, lisse, brillante, tendue. La peau est blanche, parce qu’il y a anémie causée par l’arrêt de la circulation dans les capillaires superficiels à la suite de la distension du tissu cellulaire et des aréoles du derme. La peau est lisse, tendue et dure par suite de la même cause. Elle est douloureuse parce qu’il y a compression des extrémités rerveuses et que le contact d’un sang surchargé d’acide carbonique exagère la sensibilité. On y voit quelquefois circuler des veinosités bleuâtres, indice d’une circulation compensatrice par les veines superficielles. Si la philébite envahit les veines superficielles, la peau prend une teinte ceyanique (phlegmatia cærulea dolens). Parfois la peau est rosée (forme lymphangitique) Quelquefois on observe de la rougeur sur le trajet de la veine malade. -

On peut constater par la palpation l'existence d’un

cordon dur avec des renflements nouer sur Le trajet de la veine malade. Cette palpation n'est pas soas danger; elle risque de mobiliser un C&1OT, ile est le plus souvent infructueuse, parce que le vaisseau malade est situé profondément. Dans le cas de thrombose superficielle, dans la saphène, on peut avoir la sensation de la corde noueuse.

Presque toujours les voies lymphatiques sont indemnes, et il n‘y a pas d'engorgement ganglionnaire,

Un signe Presque constant de la phlegmatia c’est l'hydarthrose du &enou par suite de la thrombose des veines péri-erticulaires. Cette hydarthrose précède souvent l'œdème. Lepage l’a constatée dans quelques cas, seulement quand la phlegmatia était en pleine évolution

et même en décroissance.

Assez souvent, et même généralement d'après Pitard, Wallich et Damaschino. la température du côté malade est plus élevée que celle du côté sain de quelques dixièmes de degré. D’après Delestre, 1 peut exister, chez la femme saine, dès les premiers jours des suites de couches, une différence de température de quelques dixièmes de degré entre les deux membres inférieurs, tandis que, dans /es cas de Phlegmatia, on Peut constater un écart de tempériture de un à quatre degrés. Aussi en conclut-il que la constatation dun écart supérieur à un degré, se maintenant pendant plusieurs jours consécutifs, permet de diagnostiquer l'existence d’une phlegmatia.

L’impotence fonctionnelle du membre est plus ou moins complète, précoce et prolongée. Il semble à Ja malade qu’elle a un membre de plomb.

Les symptômes généraux sont subordonnés à Pin-

Der aengg e

SE Re SAR

PR Re DT DE NN DR AS es sn = ss

î £ LA ‘1 k

PE at

tensité de l'infection et de la réaction inflammatoire de la veine. L’élévation de la température, constante au début de la phlegmatia, peut être plus ou moins considérable et se maintenir 3, 4, 6, 8 ou 10 et même 15 jours avant de tomber à la normale,

Dans certains cas la température oscille entre on ou 38°, dans d’autres cas entre 38° à 40°.

Le retour de la fièvre, après que la température s'est maintenue à la normale pendant quelques jours, indique une nouvelle poussée infectieuse, une nouvelle poussée phlébitique du vaisseau atteint ou une phlébite d'une autre veine du même membre, et le plus souvent l’envahissement d’un autre membre.

Le pouls, est presque toujours fréquent et en désaccord avec la température. Il oscille entre 100 et 110. même quand la température est tombée à la normale. Lorsqu'il se produit une embolie, la rapidité du pouls augmente brusquement.

L'état général est ordinairement peu touché et en tout cas il redevient bon quand la température sabaisse.

FORMES CLINIQUES DE LA PHLEGMATIA ALBA DOLENS.—JLa phlegmatia peut présenter cinq variétés cliniques :

10. La forme commune ou à évolution ordinaire, celle qu’on rencontre le plus souvent et le plu: ordinairement ; la forme classique en un mot;

2o. La forme à début pulmonaire;

Page 1