‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 36 sur 62 · PERS · texte numérisé non relu

PERS

EF E Fe

LE Le 1

APPLIED IMAGE Ine 1653 East Main Street

Rochester, New York 14609 USA (716) 482 - 0300 - Pho

(716) 288 - 5989 - se

givite est fréquente chez la femme enceinte et elle se continue dans les suites de couches chez la femme qui n’a pas de soins de propreté de sa bouche. Ainsi dans un cas de diarrhée et de-gingivite, on peut penser, si Von a donné des injections vaginales ou utérines au sublimé, à l’intoxication par le sublimé, mais on ne peut laffirmer. (Tarnier).

Dans l’intoxication par le sublimé ou dans V’infection puerpérale, on peut avoir des manifestations cutanées se traduisant par de l’érythème, qui offre l’apparence de la rougeole, de lurticaire ou de la scarlatine. * Ainsi au premier abord, le diagnostic, s’il n’est pas fait prudemment, peut errer aisément.

H.—MALADIES INFECTIEUSES GENER. 4- LES. — Pendant les suites de couches, on peut rencontrer des maladies générales aiguës, pouvant donner dieu à des causes d'erreur.

(a).—Grippe—La grippe se distingue ordinairemeut par ses symptômes particuliers: courbature intense, phénomènes pulmonaires, coryza, céphalalgie frontale, douleurs provoquées par les mouvements des globes oculaires. On examinera soigneusement le vagin, l’utérus, les annexes, car il ne faut pas oublier que la grippe prédispose aux infections secondaires à streptocoques et à staphylocoques ; elle facilite la localisation du streptocoque dans l’utérus.

(b).—Fièvre-typhoïde.—La fièvre typhoïde qui débute pendant les suites de couches présente beaucoup d’analogie avec la forme typhique de la septicémie puerpérale. Le diagnostic est moins difficile à établir qu’autrefois parce qu’on a la ressource du séro-diagnostic. Malheureusement encore aujourd’hui on établit trop fré-

quemment un diagnostic de fièvre typhoïde, pendant les suites de couches, en se basant uniquement sur la marche et la persistance de la température et sur la prostration générale de la patiente, Les cas de fièvre typhoïde pendant le post-partum sont plutôt plus rares qu’on semble ordinairement le croire. Mais souvent le médecin couvrira le diagnostic de l'infection puerpérale Par celui de fièvre typhoïde, pour couvrir sa propre responsabilité. Cependant l’accouchée typhique n’est pas toujours indemne de toute infection utérine, ct bien souvent il faut traiter simultanément la fièvre typhoïde et l'infection puerpérale.

(c) Tuberculose aiguë, granulie, — Dans les cas douteux, on aura recours au procédé de L. Fournier qui consiste à rechercher le bacille de Koch dans les urines après centrifugation. Ici encore la tuberculose Prédispose à l'infection puerpérale.

(d) Malaria—La malaria est capable de se ré- Veiller pendant les suites de couches et nous faire croire à l'infection puerpérale. On fera le diagnostic par l’intermittence des accès, l’anammèse et l’action des sels de quinine. On peut rechercher dans le sang le microbe spécifique de la malaria ou le microbe de l'infection. En tout cas, on doit examiner attentivement le vagin, et l'utérus et faire Vanalyse bactériologique des lochies. La malaria et l'infection puerpérale peuvent fort bien se présenter simultanément ou se compliquer l'une Vautre.

(e) Maladies éruptives, — Dans certains cas, le diagnostic peut rester en suspens entre une scarlatine vraie et une septicémie franche s’accompagnant d’une éruption scarlatinoïde généralisée.

(f) Pyélonéphrite. — Quand la pyélonéphrite a déjà été constatée pendant la grossesse, il est assez facile d'éviter un faux diagnostic à une rechute pendant le post-partum; mais quand elle a passé inaperçue pendant la grossesse ou qu’elle est à la phase pré-suppurative, le diagnostic peut errer assez facilement quand l'accès se montre quelques jours après l'accouchement, ce qui n’est pas rare. Dans la pyélonéphrite, la température peut s’élever brusquement après un violent frisson, et les accidents infectieux prennent un type rémittent, essentiellement irrégulier. Dans la pyélonéphrite, il est rare que l’état général soit inquiétant comme dans l'infection puerpérale, ce qui est en contraste manifeste avec la température. Mais il faut pour ainsi dire rechercher la pyélonéphrite, y penser. Les urines généralement claires, transparentes pendant la phase pré-suppuratire, ne nous disent rien de caractéristique, si l’on n’en fait pas l'examen microscopique qui mettra æn évidence !a bactériurie. Ce n’est qu'après un temps variant de quatre à dix jours qu’appazaîtra la pyurie, alors que le hassinet deviendra gros et douloureux.

(g) Les périlonites qui apparaissent dans le cours du post-partum ne sent pas toujours d’origine utérine. Elles peuvent provenir d’un appendicite, d'une perforation de l'intestin.

HYPOTHERMIE.—Jusqu'ici j'ai parlé de lhyperthermie qui peut accompagner les suites de couches et je n’ai rien dit de l’hypothermie qu’on peut rencontrer dans des cas mortels. L’hyperthermie et la fièvre n’accompagnent pas nécessairement l’empoisonnement du sang et les infections de la morbidité puerpérale. On peut au contraire constater de l’hypother-

mie ou une température normale dans des affections: graves de l'économie, D’après Lenhartz, l'hypothermie se rencontre dans trois conditions: 1° dans le collapsus grave ou l’adynamie qui complique la perforation de l'utérus ou de l'intestin, (comme accident d’une délivrance par le forceps). Lenhartz rapporte le cas typique d’une femme qui vécut pendant sept jours sans élévatiun de température, si ce n'est une légère élévation quelques instants avant la mort. 2° Il peut y avoir: des périodes sous-fébriles dans des cas ordinaires d’infection, dans des circonstances diverses, Ainsi dans un cas probant d’endométrite putride et infectieuse, le nettoyage de la cavité utérine fut suivi d’une température normale, pendant quatre jours après lesquels ane endométrite septique s’affirma avec un résultat fatal. 3° Lfhypothermie terminale: ce phénomène se constate quelque temps avant la mort dans les cas graves de septicémie ou de pyohémie.

ARTICL :

Page 1