INFECTIONS MAMMAIRES
phlegmons et les abcès du 5° les phlegmons et abcès g abcès du tissu cellula rétro-mammaire.
ARTICLE I
EROSIONS, FISSURES, GERCURES, CREVAS- SES DU MAMELON.
L’érosion n’est rien autre chose qu’une abrasion de la surface du mamelon, à peine visible à l’oeil nu, mais extrêmement sensible et capable de causer des douleurs atroces à la femme pendant l'allaitement. L’érosion peut être aussi la chnséquence d'une phlyctène ou d’une vésicule produite par la succion. La simple érosion peut devenir une excoriation., L’épiderme se désquerne et paraît enlevé comme avec l’ongle. Le derme, mis à nu, s’excorie, s’ulcère et saigne à chaque effort de succion. La surface dénudée du mamelon peut présenter un aspect framboisé par suite de l’hypertrophie des pa pilles.
Les érosions et les ulcérations du mamelon sont consécutives au traumatisme que provoquent les succions répétées, à la macération de l’épiderme due à l’humidité de la bouche de l’enfent, et à la stase sur le mamelon du lait qui s'écoule souvent entre les tétées.
Les érosions apparaissent dès la première semaine, généralement du troisième au cinquième jour, quelquefois beaucoup plus tard. Le pramier symptôme est une douleur plus ou moins sigué : ant l’allaitement, Les érosions siègent à l'extrémité du mamelon, ou à l’union entre le mamelon et l’aréole ou même sur l’aréole.
Si les mêmes cguses d’irritation et de macération se continuent, l’excoriation se creuse de plus en plus, s’allonge en général sous forme de fente et prend le nom
, Suivant son (tendue
ndeur. :Les fissures où crevasses peuvent être
simples ou multiples, transversales, radiées où ircu-
laires, de dimension variable. Parfois elles contour-
nent tout le mamelon qui pareît sur le Point de se dé-
tacher, On a même vu des mamelons, minés, disséqués
à la base, tomber tout d’une pièce sous l'effet de la succion.
Les fissures et les crevasses constituent surtout un accident de la lactetion ; mais on peut les rencontrer chez les accouchées qui n’allaitent pas (Velpeau). 1/après de Lee, Winckel et Miygrier la moitié des nourrices en seraient atteintes, Suivant Tarnier la moitié des primipares en sont affligées.
Les Primipares, les femmes blondes, lymphatiques, à peau fine, et celles qui souffrent d’eczéma y sont perticulièrement du mamelon,
succion plus considérables que fait l'enfant blessent le mamelon. La vigueur de l'enfant peut y être pour beaucoup aussi,
En outre des douleurs atroces qu’elles déterminent eu moment des tétées, les <revasses peuvent être la cause de complications ennuyeuses et sérieuses : lymphangites, galactophorites, abcès. Chez certaines femmes, les Aouleurs sont si vives, qu’on est obligé de cesser l'allaitement. Ces femmes s’énervent, perdent le sommeil, et la sécrétion du lait ne s'établit plus chez elles que d’une manière très imperfaite.
Souvent la tétée ouvre les crevasses même peu profondes et les fait saigner ; l’enfant avale le sang mêlé
au lait et le rejetie après per les vomissements ou les selles, Dans ce cas, il faut être sur ses gardes et ne pas porter de suite un diagnostic d’hématémèse ou de melena. Il faut en pareil cas, suspendre temporairement l’allaitement.
La douleur produite au moment des tétées peut, Provoquer quelquefois une réaction fébrile.
Les lésions du mamelon, si elles ne sont pas trop marquées, guérissent très vite dès qu’on suspend l’allaitement ; d’un autre côté, si elles sont profondes, elles peuvent être lentes à se cicatriser lorsque la succion les rouvre fréquemment. Elles peuvent persister pendant trois ou quatre semaines et même au-delà.
TRAITEMENT. — Le traitement est prophylactique et curatif.
(a) TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE. — Le traitement Prophylactique est praïiqué pendant le grossesse et après l’accouchement. Marx conseille à la femme enceinte de supprimer le corset, de se mettre du coton sur la mamelle et d’oublier l'existence de son sein, et il prédit « u’elle n’aura pes de crevasses au mamelon. L’avis a du bon; il est facile à suivre; mais s’y conformer ne préviendra certainement pas toujours les lésions du sein. En effet l’on sait que certaines femmes, de par leur constitution, l’étet de leur peau, la conformation de leur mamelon, sont prédisposées aux affections du sein; aussi faut-il préparer longtemps à l’avance les seins aux nouvelle. fonctions de l’état puerpérel.
Dans les deux derniers mois de la grossesse, la femme portera une attention toute particulière à la toilette de sa poitrine. Le matin, au moins, elle veillera
à la propreté de son sein comme à celle de son visege et de ses mains. Elle se savonne bien la mamelle et surtout le mamelon avec un savon doux et un tampon de coton hydrophile ; puis elle se trempe les doigts dans du message du mamelon tes. L'huile a l'avantage sur onserver où même d’augmen- ; et de n'y pas produire une age qui la rend comme Cassante et crevassante. Certains accoucheurs remplacent l’huile per de l’albolène, du beurre äe coco.
On peut fairs des fric ‘ons, matin et soir, sur le mamelon, avec les doigts et un Ji astringent (cognac, rhum, corce de chêne,
tion faiblement astringente suivante :
Glycérolé de tannin : A Teinture de lavande comp. ..
Eau distillée ., .. +
On laisse sécher sur le mamelon, puis on enduit le mamelon d’un onguent doux.
Quand les memelons sont plats,
rentes manières, de corriger ces vices de conformation de la nature. Durant les quinze derniers jours de la Srossesse, Auvard emploie une téterelle bi-aspiratrice
composée d’une capsule en verre, à laquelle s'adaptent deux tuhes en caoutchouc, destinés l’un à la mère et l'autre à l'enfant. Le tube inférieur (destiné à l’enfant) est débarreasé de la tétine et plongé dans de l’alcool. La femme applique la capsule de verre sur son sein et elle fait des aspirations par le tube supérieur. Cette opération remplit un double but: elle étire et développe le memelon par la succion et elle le fortifie par le bain d’alcool. Charles remplace la téterelle par une ventouse en caoutchouc, dans les cas où le mamelon ne ressort pas suffisamment. Il l’emploie après chaque friction qui a duré de trois à quatre minutes. Il laisse la ventouse en place pendant cinq minutes. Uue pipe bien propre et aseptisée peut faire l'office de téterelle
ou de ventouse. j
K. von Wild (de Cassel), dans le but de feire saillir la pointe des mamelons effacés ou rétractés, fait porter sur les seins les petites ventouses en verre qui servent au nourrisson dans les cas de crevasses du memelon, A cet effet, on enlève une partie du bout conique de la ventouse, de façon qu’il n’en reste qu’une portion d’environ 15 millimètres de hauteur, dont on polit le bord avec soin. Ce petit appareil, appliqué sur le sein et recouvert d’une couche d’ouate, se maintient en place par le simple contact des vêtements. En exerçant une pression uniforme et continuelle sur le pourtour du mamelon, il fait proéminer celui-ci dans la concavité de ln ventouse. Vers la fin de la grossesse, cette saillie du mamelon devient permanente et suffisante pour que V’allaitement puisse s'effectuer sans difficulté; pour la nuit, on enlève l’appereil et on l’immerge dans de l’eau boriquée.
L’eczéma chronique du mamelon et de l’aréole, prédisposant aux 8erçures et aux crevasses, devra être soi- &neusement traité avec une solution chaude de sublimé à 0 gr. 40 p. 100,
Beeucoup d’accoucheurs ont proscrit complètement l'usage du corset pendant la grossesse: cest exiger un peu trop, car les femmes qui ont les seins gros, pesants, pendants, doivent ou porter un corset spécial on des brassières Pour soutenir les seins,
Après l'accouchement la femme doit redoubler cattention pour ses seins. S'il n’a pes été fait de pruphylaxie des maladies du sein avant l'accouchement, aussi tôt que celui-ci est terminé on devra faire la toilette des seins. Il faudra savonner doucement les mamelles pour en enlever les poussières et les matières grasses, Puis on fera une friction du mamelon avec de l'alcool et on y appliquera une compressé imbibée d’une solution antiseptique.
Il faudra ensuite veiller à le, propreté minutieuse de tout ce qui vient en contact avec le sein : doigts de la mère, du médecin, de la garde, pièces de pansemen*, linges de comps, ete, L’accouchée, la garde ou le médecin ne toucheront le mamelon qu’enrès s'être Javé et désinfecté parfaitement les mains, Les linges et tous les
objets qui sont en contact avec les seins seront d’une propreté parfaite ; à Vhôpital et partout ailleurs, quand on le peut, il fant les passer à l’étuve. Les linges de- Yront, au moins, être bien lessivés et repassés. Avant de se servir des bouts de sein et des téterelles, il faudra les désinfecter. On emploie à cet usage une solution d’eau salée ou boriquée, on y dépose ces objets et on porte à l’ébullition. Après chaque tétée, ces mêmes
nn mnt © Le
É Am anES en
objets sont lavés ot mis dans de l’eau boriquée saturée, ou dans une solution de bicarbonate de soude, de borax, ou de naphto! à 1-2 p. 1000,
Avaut chaque tétée on lavera les memelons avec une solution saturée d’acide borione. Après les tétées, on pratiquera les mêmes lotions du mamelon, puis on le recouvrira d’une gaze sèche aseptique ou d'une gese imbibée d’une solution antiseptique (bichlorure ou acide borique) ou d’un mélange de glycérine et d’alcool. Certains accoucheurs emploient, au lieu de compresses antiseptiques, différentes pommades qu’ils eppliquent sur le sein après chaque tétée pendant une quinzaine de jours. Voici une formule du Dr M. J. Thomns:
R Teinture de Benjoin composée .. XV gtt.
: fuile d’olive .. .. 8 grammes.
7 Pre er TT grammes.
Avant et après chaque tétée, on lavera soigneusement les lèvres, les gencives, le palais et la langue du nourrisson, soit avec une solution saturée d’acide borique ou avec de l’eau alcaline, et même dans certains cas avec de l’eau oxygénée pure. Si la bouche de l’enfant est malade (muguet), si elle est le siège d’un abcès (parotidite) ou si elle présente de le suppuration, suite de traumatisme causé par la manœuvre de Mauriceau, il faut redoubler de soins et la bien nettoyer avec de Peau oxygénée. Il vaut mieux même après l'avoir bien lavée, faire usage de la téterelle.
Une autre source d’infection peut exister dans le pus provenant des yeux atteints d’ophtalmie purulente. Quand lenfant souffre d’ophtalmie, on ne peut jemais exagérer les précautions avant de mettre lenfant au sein. Avant d’approcher l’enfant de sa mère, il faut
nécessairement laisser Passer la nériode Maladie, attendre ou Moins que Ja Presque com} tement tarie, Puis quand on juge que le danger | contamination de la mère est amoindri, et
qu'on se décide à mettre l'enfant au sein, il faut tout d’abord bien nettoyer 1.
aiguë de M SüPpuration soit
‘S eux avec une solution saturée d'acide borique. Les Paupières doivent être
ment retournées en dehors pour enlever le pus autant que possible. Puis on instille entre les Paupières quelques gouttes d’une solution d’argyrol à 20%
©. On lave Complètement ]:, figure de l'enfant Pour en enlever Je
PUS qui a bu y sécher, On recouvre e Pières avec une compresse, imbibée d'une solution d’acide borique, qu’on maintient cn place par un bandage bien appliqué autour de la tête, On peut elors mettre l'enfant directement au Sein; même après avoir pris toutes ces Précautions, il est Préférable de faire usage de la téterolle,
Il ne feut pas oublior que les maladies de peau de lenfant, soit à la figure soit aux mains, Peuvent infecter le sein de la mère, aussi faut-il envelopper les mains
malades et panser les Plaies de Je, figure avant de mettre Penfant au sein.
complète-
nsuite les pau-
() TRAITEMENT CURATIF.— Quand les é sions, les Serçures et les crevasses ont fait tion, il faut de toute nécessité suivre fidèlement toutes les règles plus heut énoncées, dans le double but de guérir ces lésions très douloureuses, et d’en prévenir les Conséquences fâcheuses. Il faut protéger Je mare contre la bouche de l'enfant, avec un bont de sein ficiel ou une téterelle,
Certaines gercures du mame
roleur appari-
lon guérissent facile-
ment et promptement, parce qu’elles sont simplement traumatiques ; il suffit d’éloigner la cause (allaitement) qui les produit et elles disparaissent. D’autres sont compliquées par la présence des microbes, et se cicatrisent plus difficilement.
Lusk prétend ‘que, par la seule propreté et l’enlèvement des causes irritantes, les écorchures les plus sérieuses du mamelon guérissent dans l’espace de vingtquatre à quarante-huit heures, à condition toutefois que l’allaitemeut soit suspendu.”
Le premier traitement des gerçures et des crevasses, c'est d'éviter les tétées trop rapprochées, trop prolongées ; c’est même de les suspendre complètement pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures. Pour diminuer la tension excessive qui résulte de la suspension de l'allaitement, on peut, suivant les cas, appliquer un bandage compressif ou des compresses humides chandes; donner des laxatifs salins; comprimer avec les mains, la mamelle mise au repos, de la base vers le sommet, ou se servir d’une pompe appropriée.
Qu'on suspende ou nou ‘’allaitemc't, afin d'activer le travail de cicatrisation on se servira de différents topiques. Après avoir insensibilisé le mamelon pendant 5 minutes avec une solution de cocaïne à 10 p. 100, on -dégraisse le bout du sein avec un peu d’éther ; on touche cheque fissure avec de la teinture d’iode fraîche et on saupoudre ensuite la région avec du bicarbonate de soude. Ce pansement est renouvelé trois fois par jour.
On peut aussi toucher d’abord les érosions et les crevasses avec de l’eau oxygénée, puis employer les moyens suivants: entre les tétées on applique des bouts de sein en plomb; on touche, matin et soir, les ulcéra-
tions et même tout le mamelon nitrate d'argent à 2 P. 100 qu'on
mière du jour; on applique, pendant une he fois par jour,
100; ou on fai
Teinture de benjom., ,, ..
1 gramme ; Baume du Pérou. ttes... 1 gramme Vaseline., ., 8 grainmes
Mais comme la teinture de benjoin et la pommade ne sont pas sans Occasionner de la douleu
Teinture de benjoin . .
+. ..10 grammes ! {
Chlorhydrate de Cocaïne... ,,50 centigrammes l 1]
On peut ajouter à la Pommade 25 à 50 centi. | grammes de cocaïne,
On peut faire aussi des boriquée ou à la lanoline coca Atistol 5 :.
ft tt ++ «+. 4 grammes L [il Vaseline ., .,. 20 grammes ï
Pansements À la veseline inisée, ou encore avec :
Glycérine neutre .. .. ..500 grammes Eau stérilisée .. .. ., ..450 grammes Alcool ., .. .. .. ,. .. 50 grammes Biiodure de mercure .. ., 10 centigrammes lodure de potassium ., .. qss.
Marfan recommande la formule suivante:
Eau de roses .. .. .. .. 40 grammes
Glycérine .. .. .. .. .. .. 20 grammes
Borste de soude.. .. .. .. 8 grammes
Teinture de benjoin. .. .. 12 grammes
S’il me fallait énumérer les différents topiques qu’on a préconisés contre les crevasses du mamelon, je n’en finirais plus; en effet, chaque médecin a sa prescription favorite, et chaque pharmacien sa pommade renommée, On s’est servi d'ichthyol à 25 p. 100, de gaïacol, de beurre de coco, de cérat simple ou phéniqué; on a vanté le cold-cream, les pommades balsamiques, etc., etc.
Voici ma menière de traiter des érosions, fissures, etc. : après la tétée, je fais nettoyer le mamelon avec une solution saturée d’acide borique; on assèche complètement; on met quelques gouttes d’eau oxygénée pure qu’on laisse quelques minutes; on assèche; puis on badigeonne le mamelon avec de la teinture de benjoin composée, et on applique ensuite un tempon de coton absorbant bien enduit de vaseline boriquée. Je suspends au besoin l'allaitement pendant douze ou vingtquatre heures. Dans ce dernier cas, j’applique sur tout le sein des compresses humides chaudes à l’acide borique.
Grand les crevasses sont étendues et profondes, on pratique avec avantage des cautérisations au nitrate d’srgent. Voici comment on opère: on saisit le mame-
être absolument locale, on lymphe sécrétée par la Surface à d'humidité nécessaire.
à 1p. 20, pu ri Mamelon
avec un petit disque de npé dans
la même solution. i
sage de la Cocaïne : ]
l’eau stérilisée au Moment de la tétée Pour éviter l’em-
Poisonnement du nourrisson. Joïse nous met en garde
contre l’usage trop fréquent ou trop Prolongé de la Co-
Caine. “En Produisant, dit-il, l’anesthésie du mamela cocaïne en Prévient lérection
la diminution ,
ARTICLE II LYMPHANGITE.
La lymphangite succède ordinairement aux érosions, aux fissures, aur gerçures ou aux crevasses du mamelon.
SYMPTOMES. --- La lymphangite débute du troisième au dixième jour des suites de couches. D’après Jeannin la maladie se manifeste le plus souvent le sixième jour ; d’après Baumgartner, le septième; d’après la statistique de Varnier, le 4e jour. L’accouchée, jusque-là bien portante se sent tout à coup frissonnante, éprouve
parfois un frisson violent. Subitement la température monte à 39°, 40° ou 41°; le pouls devient fréquent (130). Parfois on note des maux de tête, de la sécheresse de la langue, une soif vive, une douleur aiguë et une sensation de cuisson dans un sein.
La lymphangite peut être superficielle ou profonde.
Dans la {ymphangite superficielle, le sein est habituellement plus gros; il est tendu, dur. On y constate des trainées ou des plaques rouges, luisantes, qui contrastent avec la blancheur de la peau avoisinante. Les trainées partent du mamelon et divergent dans tous les sens en forme d’éventail. En général, les trainées siègent sur le côté externe du sein. La peau à ce niveau est chaude, brûlante, d’une chaleur mordicante; la pelpation y dévèle de petits cordons fins qui sont les lymphatiques malades. On trouve dans l’aisselle des ganglions gros et douloureux à la pression. On peut confondre la lymphangite superficielle avec des rougeurs qui pro-
viennent de solution:
les seins ou de lé
profonde, la Peau reste nor.
une douleur dans li du
intimité de la gite profonde peut être confondue mple engorgement laiteux, ou avec une éva- Cuation insu#‘isante du sein, Cette lymphangite se reroi- Connaît par à Constatation des Cordons durs et doulouprès Teux se dirigeant vers l’aisselle.
S1X- 3 la 1e-là Juve ture Jent | séiguë
Fe. La lymphangite, qui se te He résolution, Peut, dans quelques circonstances, se compli- EE quer de gedactophorite ou d’abcès lymphan
FFE perficiels, La lymphangite pro
FA blication de la
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fonde peut être une comg&alactophorite,
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mêmes résultats,
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ARTICLE III
GALACTOPHCRITE OU GALACTOPHORO- MASTITE.
La galactophorite ou l’ancien abcès canaliculaire du sein, ou la mastite puerpérale vraie ou mieux, comme le veulent Lecène et Lenormant, la mastite de l'allaitement, ou, suivant les Américains, la mastite parenchymateuse, est une inflammation des canaux galactophores,
C'AUSES.—En décrivant les causes, je veux parler, (pour éviter les répétitions), des causes de la galactophorite et des abcès du sein en général dont le point de départ est souvent la lymphangite ou la galactophorite.
Les causes prédisposantes de la galactophorite et de toutes les iuriétés d'abcès de la mamelle sont celles que j’.i données plus haut comme csuses des érosions, des fissures, des gerçures et des crezasses du mamelon ; ces dernières lésions elles-mênics comptent parmi les causes prédisposantes.
Les causes déterminantes des infections du sein sont les micro- organismes. Tuas les germes peuvent être cause d’infection memmaire. Ceux qu’on rencontre le plus souvent sont le staphylocoque, le streptocoque, le colibacille, les anaérobies, le pneumocoque, Poïdium albicans. Souvent l'infection est polymicrobienne.
L'origine de l’infection mammaire est presque toujours hétérogène, mais elle peut être narfois autogène.
Elle est hétérogène quand elle est apportée aux seins par les moins du médecin, de la garde; ou de Ja malade ellemême, par les linges ou objets de Pansements, par Ja bouche, les yeux, le nez, les mains, Ja peau du visage du bébé,
L’iñfection autogène ne peut être niée. Elle est la Conséquence des germes qui hsbitent Ja glande mam- Maire à l'état habituel, Cohn, Newmann, Palleske, Ringel et beaucoup d'autres ont trouvé des microbes dans le lait des accouché?s bien Portentes, cherches de Honigmann, par leur nombre, constituent une contribution importante à l'étude de ce problème. Chez 64 femmes récemment accouchées, 76 recherches faites dans les Meilleures conditions d’asepsie possibles ont permis de Constzter 4 fois seulement que le lait ait entièrement stérile; dans tous les autres cas, Honigmann trouva dans ce liquide le Staphylocoque doré ou le Staphylocoque blanc, Charrin et Budin ont constaté la présence du Staphylocoque blançe dans le lait de nourrices bien Portantes, allzitant des enfants
sains, Cohn et Newmann Ont trouvé 38 foi
$ Sur 41 examens des microbes, le plus souvent des Streplocoques, Kostlin Y a rencontré Presque constamment dn Staphylocoque, D'après Genoud, les Micro-organismes n'hahitent que les replis du mMmamelon et les Canaux £alactophores : ils n'existent pas dans les acini glandulaires,
Les voies d'infection sont: l# voie lymphatique, la voie caniculaire (canaux galactophores), ]
4 voie sanfuine.
L’infection Par la voie sanguine est tr's rêve; la plupart des auteurs se contentent de Ja mentionner Comme possible, Tout de même, il na faut pas oublier
que, dans l'infection puerpérale, le sang peut charrier les microbes jusque des la mamelle, comme il a pu les transporter ailleurs, et qu’ils peuvent y coloniser. Escherich et beaucoup d’autres ont prouvé que les microorganismes, charriés par le sang, peuvent être éliminés par le lait, comme ils le sont au niveau du rein par l’urine.
Pendant de longs siècles, on a fait jouer à l’engorgement laiteux un rôle prépondérant dans les lésions inflammatoires du sein. L’engorgement laiteux joue certainement un rôle dans la mammite; mais seul, il ne peut la produire: les expériences le prouvent surabondamment. Il favorise certainement le développement des germes; mais le facteur le plus important est évidemment le microbe. Kehrer n'a jamais pu obtenir de mamiuite chez les lapines dont il avait obturé les ori-
fices galactophores. Pierre Delbet a fait des expériences sur des chiennes. Il a fait, sur plusieurs mamelles, la ligature sous-cutanée de quelques canaux galactophores, et il a laissé les petits téter. La sécrétion réflexe du lait se faisait autant dans les conduits liés que dans ceux encore ouverts. Jamais il n’apaarut d’inflammation.
Georges Mendailles (thèse de Paris) prête à l’engorgement laiteux une importance capitale dans la production de la galactophorite et des abcès. Pour lui, il existe âeux causes combinées: l’engorgement.et le microbe. “Isolé, chacun de ces deux facteurs perd de son importance; réunis, ils s'influencent réciproquement, augmentent comme en un cercle vicieux leur action nocive.” En effet, il y a beaucoup moins de danger d’infection si la mamelle se vide régulièrement; d’un autre
côté, les microbes chemine Canaux où le liquide est stagnant,
plus difficilement
servé un cas apiès
Gadeud en ont vu d ai vu un cas dernière j'en 21 présentement vingtième jour.
La maladie débute soit par un léger mouvement fébrile, soit Par une douleur dans ] ment une sensation de tension tension s’exagèrant au mome devenir très vive, Le sein pa; plutôt à la Palpation qu’à Vinspection :
est accrue. i aucune rougeur de la peau.
constater les lobules enflamm La pression de ces lobules détermina l'issue du pus par le mamelon.
La température monte progressivement à 37° 8, 38°, 38°5, rarement au-dessus, Dans un cas rapporté Par Boissard, la température est restée normala pendant huit jours. Assez souvent la tempéreture monte tout à coup, comme dans la lymphangite, et s'abaisse aussi rapidement.
D'après Boissard, le début de la galectophorite est
nt plus facila n-nt ‘ans les
seen ia pare
quelquefois si insidieux qu’on n’en peut faire le diagnostic que par la façon dont le nourrisson allaité se comporte. “Le nourrisson, en effet, qui a salé du pus, dit-il, fût-ce en minime quantité, va présenter immédiatement une chute, une descente dans son poids; cette chute peut dépasser 100 gr. dans les vingt-quatre hevres. Mais il y a plus; malgré le traitement institué chez l’enfent, la perte de poids continue et s’accentue. … la chute du poids du nouveau-né a une importance capitale: c’est souvent le premier signe qui vous permettra de faire le diagnostic et de reconnaître, en l’absence de tous les phé mènes généreux, que les conduits galactophores contiennent du pus.”
Dans la galactophorite les ganglions axillaires ne sont pas affectés. S’il y avait coexistence de lymphangite et de galactophorite, il est évident qu’on aurait association des symptômes propres à chaque veriété ou plutôt prédominence des signes extérieurs de la lymphangite; forte élévation de température, traînées rouges et présence dans l’aisselle de ganglions gros et douloureux à la pression.
Le véritable signe pathognomonique de la galactophorite est l'écoulement du pus par le mamelon, soit pur, soit mélangé au lait.
Voici la technique de Budin pour faire sourdre du pus des caraux lactifères: “Le pouce et l’index sont aprliqués si . le sein, à une certaine distance du mamelon, près de la circorférence de l’aréole. On appuie d’abord d’avant en arrière, de la surface vers les parties profondes; puis en continuent à presser, on rapproche les doigts jusqu’à la base du mamelon, et ce dernier est lui-même comprimé d’arrière en avant. S'il nya
qu’une petite i Pus, on le voit sortir sous forme de filaments grisâtres, jaunâtres, qui, Par l'extrémité d’un canal galactophore, des petits vers, plus on moi quide séreux qui s’écoule par aune éteint, ne s’accumule aû sort qu’entraîné Par son de pus que l’on peut faire u sein varie de quelques erées à soupe, les caractères différentiels.
un jaune moins éclatant, plus gri-
grande et plus homogène ; ’imbiber Vouate; le lait Y pénètre lus Profondément : Je Püs y reste t, comme en relief, et pénètre
“4° Sa manière de quitter le mamelon ; Je lait, à Mesure qu’il sort, coule entraîné Par sa fluidité; le pus e‘äccumule d’abord à Vorifice du conduit, Puis, seule. ment lorsque se, Masse ost suffisante, tomibe entraîné. Par son poids.”
L’examen microscopique Peut trancher tons les doutes, s'il en existe.
EVOLUTION. — La galactophorite évolue en général essez rapidement vers Ja guérison (5 à 10 jours) lorsque Je traitement est institué de façon rapide et Opportune.
rechutes et des récidives. Elle peut affecter les deux seins.
Si le traitement est insuffisant ou appliqué trop tardiven:ent, la galactophorite peut être le point de départ d’un abcès, parce que l’infection s'étend au-deià des vaisseaux galactophores et des acini, et envahit le tissu cellulaire périglandulaire.
PRONOSTIC. — Le pronostic est bénin pour la nourrice; cependant la galactophorite peut être le point de départ d’abcès multiples. Le pronostic peut devenir sérieux pour l’enfant. Celui-ci peut souffrir de troubles digestifs, lorsqu'il avale du pus mélangé au lait. En outre, l’absorption du pus par l’enfant peut provoquer des infections diverses (abcès de la bouche, parotidite,
entérite, abcès multiples, broncho-pneumonie, ostéomyélites, etc.), et parfois même, une septicémie généralisée. Le pus qui s'écoule du mamelon peut infecter les yeux de l'enfant.