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tive. Quand l'enfant meurt avant d’avoir pris le ein de la mère, la montée laiteuse nn est pas moins considérable,
On a cherché la cause de la sécrétion lactée tour à tour dans le placenta fœtal, dans le fœtus, dans l'utérus, dans l'œuf, placenta et fœtus. Pour Bouin et Ancel, c’est une hormone spéciale fournie par la glande myométriale, La sécrétion déclanchée est entretenue par la succion un nouveau-né. La glande mammaire ne se développera pas en entier dès les premiers jours. Le développement sera graduel et proportionné au besoin de l'enfant.
La montée laiteuse peut s'accompagner de quelques ymplômes généraux: céphalée, bouffées de chaleur, soif vive, légère accélération du pouls. Ces symptômes généraux, de même que l'existence des symptômes locaux très marqués, n’indiquent pas qu’il existe de la fièvre de lait: L'accord est unanime aujourd’hui parmi les médecins sur la non-existence de la fièvre de lait, Les médecins américains, comme les autres, ne croient plus à la fièvre de lait. “Bien que les seins, dit de Lee, soient le siège de tuméfaction, de douleur, de chaleur et de rougeur, le Phénomène n'a rien à faire avec Vinflammation ; la patiente n'a pas de température, ou, tout au plus, un demi dogré F. Il n’y a rien de tel que la fièvre de lait.”
Plus on vieillit dans la pratique, surtout la pratique hospitalière, moins on croit à la fièvre de lait. Quand la température s’élève dans les suites de couches, pendent la moriée laiteuse, il faut penser de suite à une
infection puenpérale. Que les seins soient très tendus, très douloureux, que la malade soit excessivement ner-
veuse, peu importe; tout cela a rarement de l'influence sur la température, et ce n’est que par exception que la température s’élève temporairement de quelques dixièmes de degré. Peut-être que la douleur et Virritation nerveuse agiraient sur la température, comme un accès de colère, une très mauvaise nouvelle.
Que la température s'élève dans des cas tout-à-fait ble; mais en règle générale, et la température Plus ou moins cause que de la montée du lait toujours Ja raison dans le tractus génital, soit à la vulve, soit au vagin, eoit surtout dans l'utérus même; j'en ai
s la preuve à ia clinique.
Voici comment on explique facilement cette élévation
beaux de membranes, des caïllots: ces lambeaux, ces -
laccouchement ; c’est a à-dire au moment de la montée laiteuse, que li Ya se manifester par Douze heures après,
cet établie, l'enfant a pris le sein qui a diminué de volume, la température s'est abaissée. Il n’y a pas eu fièvre de lait, i i
resté dans l’utérus a excité des contractions; la succion exercée sur le mamelon par la bouche de l'enfant a réveillé ces contractions ou les a renforcies, en conséquence, le corps étranger a été expulsé. La cause de l'infection ou de Vintoxication est disparue; la température a baissé, non Pas Parce que la montée laiteuse à passé son stade de température, mais Parce que le corps étranger qui causait l'infection Passagère a disparu, ou parce qu’une infection légère et localisée au vagin a été guérie rapidement grâce à la résistance de la patiente,
Une autre preuve que l’établissement de la eéorétion lactée n'occasionne pas de température, c'est que jamais on n’observe cœtte élévation de température le matin alors même qu’à cette heure la femme est dans le plus fort de la montée laiteuse. Quand il y à élévation de la colonne isi
soir que le matin, tion et tous les sym Ôôté du sein sont plus marqués, plus apparents le matin que le soir.
Aïnsi ne croyons plus à la fièvre de lait; quand il existe une élévation de température le troisième ou le quatrième jour, cherchons-en la cause ailleurs qu'aux sæins; on ne la trouvera jemais aux seins.
Blot a attiré l'attention sur un phénomène qu'il rattache à la sécrétion lactée, Il a signalé la glycosurie qui apparaît au moment de Vétablissement de la eécrétion lactée et se continue pendant tout le temps de Vallaitement. Lecomte, Sinéty et d'autres auteurs ont constaté le même fait, Pour Commandeur et Porcher, le sucre éliminé est formé par de la Zactose, et la quantité sécrétée est directement en rapport avec l’allaite-
ment maternel. Cette lactosurie est le résultat de la résorption par les voies veineuses et lymphatiques de la lactose produite dans la mamelle. La lactosurie ne se produira qu’autant qu’il Y aura surproduction ou stase dans la glande, On peut voir également de la graisse s’éliminer par les reins.
COLOSTRUM ET LAIT, —Pendant la grossesse et pendant les deux premiers jours des couches, si l’on exerce une pression à Ja base du mamelon, on fait sourdre le colostrum, mais le troisième jour c’est du lait qui sort. Histologiquement parlant, le colostrum n’est remplacé par le lait que 6 à ? jours après la naissance. Quelle différence y a-t-il entre le colostrum et le lait?
COLOSTRUM. — Le colostrum est un liquide séreux, filant, grisâtre, avec des stries jaunâtres. Le colostrum est une émulsion imparfaite, un lait non complètement élaboré, plutôt c’est l’ébauche du lait véritable. Le colostrum a une réaction alcaline. Sa densité est de 1,040 à 1,060. I] renferme une assez grande quantité de matière azotée. Cette dernière est constituée surtout par de lalbumine ; la caséiñe est peu abondante.
La proportion de caséine augmente peu à peu jusqu'au moment de Ja sécrétion lactée proprement dite, La lactose, d’abord en très petite quantité, augmente peu à peu; le beurre existe dès le début, mais en quantité variable; les sols sont plus abondants que dans le lait.
Le microscope montre dans le colostrum quelques cellules d’épithélium pavimenteux, des granulations très fines de caséine, des globules gras, des corpuscules du colostrum, des débris nucléaires, des leucocytes. Les
globules de graisse sont semblables à ceux du lait, En outre on trouve des globules graisseux très petits, mai formés, souvent agglutinés. L'élément le plus important est représenté par des cellules spéciales, caractéristiques du colostrum, que Donné a appelées corps granuleux, et Henle corpuseules du colostrum. Ce sont des éléments sphériques, mûriformes, volumineux, parfois presque géants. Ils sont constitués par des granulations graisseuses de volume variable et du protoplasma granuleux enfermés dans une membrane d’enveloppe dans laquelle se trouve un noyau gros et presque toujours unique.
Les corps nucléaires en: :1nt sont des débris de noyau qui ont la forme ser ire.
Les leucocytes polynucléaires sont plus petits que les corpuscules du colostrum.
Le globule gras du colostrum est élaboré dans l’épithélium de la glande; il est excrété au moment de la déhiscence de la cellule épithéliale. Les leucocytes arrivent dans la lumière des alvéoles glandulaires par diapédèse. Les comps nucléaires proviennent probablement des corpuscules du colostrum. Les corpuscules du colostrum ‘seraient, d’avrès le plus grand nombre d’auteurs, d’origine leucocytaire. Très peu croient à leur nature épithéliale.
Quand on examine le colostrum entre le moment de l’accouchement et celui de la premiète tétée, les éléments qui dominent sont les leucocytes ; Îles corpuscules du colostrum sont moins abondants. Quand la femme allaive, après la première tétée, les corpuscules du colostrum. subissent des modifications importantes. Le cin-
quième ou sixième jour, les corpuscules du colostrum ont disparu, ou leur nombre devient négligeable,
Le lait reprendra les Caractères du colostrum quand l'allaitement sera suspendu ou quand la mamelle sera vidée incomplètement.
LAIT.—Le Jait humain Proprement dit est un liquide blane, oPaque, crémeux, présentant quelquefois des reflets jaunâtres ou bleuâtres. Le lait est une véritable émulsion dans laquelle se trouvent des gouttelettes graisseuses dissociées. Le lait a une odeur caractéristique; une saveur légèrement sucrée; une réaction alcaline; une densité de 1,028 à 1,034.
Lorsque ile lait est abandonné à l'air, il présente assez rapidement une réaction nentre, puis acide. Pen-
dant la menstruation ou les troubles pathologiques de la glande mammaire, il a une réaction neutre et même acide.
Le lait €. -.u aliment complet; il peut suffire seal à la mutrition, I] contient tous les matériaux néces. saires et dans les Proportions voulues.
Le lait contient des enzymes ou ferments vivants que le plus habile chimiste ne peut n° découvrir ni imiter. Les ferments donnent au lait ses qualités nutritives. Le lait contient des anticorps contre l’i.faction. Jochman a trouvé dans le colostrum un ferment protéo. lytique. Il est cliniquement démontré que les enfants nourris au sein résistent mieux que ceux nourris ariificiellement à toutes les infections. De Lee a vu des enfants apportés à l'hôpital dans un état de collapsus, se ranimer promptement après quelques tétées au sein, Comme si un cordial énergique leur avait été administré. Wassermann a prouvé que le sérum sanguin de enfant
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