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nourri au sein possède un Pouvoir bactéricide beaucoup Plus puissant que celui des enfants élevés à la bouteille.
Quel est le mécanisme de la sécrétion laiteuse ?
Le lait est le résultat d’une prolifération cellulaire considérable de l’épithélium des acini glandulaires, d’un gonflement énorme de tous les éléments cellulaires aux dépens des liquides hématiques en circulation au moment de la lactation, et d’une transfonmaticn sous j’influence spécifique du noyau, de tout le protoplasme cellufaire ainsi enrichi.” (Keiffer).
“Au sujet du mécanisme par lequel l’épithélium aammaire sécréte le lait, deux opinions sont en présence, dit Marfan : - d’après la première, la mamelle est une glande holocrine; d'après la seconde, une glande mérocrine.”
“Longtemps, continue Marfan, on a assimilé fa eécrétion des glandes mammaires à celle des glandes sébacées. On supposait que lépithélium mammaire se gonfle, s’infiltre de graisse et de divers principes, puis éclate, se déchire, mettant en liberté des globules gras, de la matière protéique, du Jactose; le noyau tombe luimême dans la lumière et est éliminé avec tous les débris de la cellule dont la destruction donne le lait. Les cellules disparues sont remplacées par de nouveaux éléments, issus de la prolifération de l'épithélium situé à la profondeur contre la paroi. La glande mammaire serait done une glande holocrine.”
La théorie de Partsch et Heidenhain, qui a été Vobjet de critiques, a cependant été adoptée par un grand nombre d’auteurs. “Etudiant, dit encore Marfan, les modifications anatomiques qe subissent les cellules épithéliales de la glande mammaire de la chienne en
lactation, Partsch et Heindenhain ont vu que les cellules polyédriques se gonflent, deviennent sphériques et plus claires ; les noyaux se multiplient, et on voit apparaître dans le protoplasma des gouttelettes de graisse qui font saillie vers la lumière de l'ulvéole glandulaire en re- Pou:sant une certaine quantité de protoïlasma ; toute la partie saillante—vouttelettes de graisse et protoplasma—tombe dans la lumière du conduit glandulaire; le protoplasma se dissout dans de liquide sécrété, et le globule graisseux devient libre. Mais, pendant que la Partie superficielle de la cellule est ainsi expulsée, la partie profonde—noyau et protoplasma—répare la perte de substance, régénère la cellule, et le même processus recommence aux dépens de la même cellule. L’épithélium sécrète donc le lait sans se détruire. Dans cette conception, la glande mammaire est une gande mérocrine-”
“En réalité, dit Ribemont Dessaignes, la sécrétion lactée résuite de la fonte àa moins partielle des cellules des conduits et des acini glandulaires.”
Le lait est formé de deux parties: une solide et l'autre liquide. La partie solide est constituée par les globules graisseux visibles au microscope et par des granulations fines de caséine insoluble. Pour plusieurs ouvrages de chimie physiologique, ces granulations seraient phosphatiques et coustituées par du phosphate tribasique de chaux. Les globules sont régulièrement sphériques de volume variable et n’ont pas de membrane denveloppe. Ils sont parfaitement émulsionnés dans le sérum du lait. Ces globules graisseux de beurre représentent un mélange de
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nombreuses matières grasses; palmitine, stéarine, oléine, butyrine, etc.
Le partie liquide, dépourvue des globules, est limpide et porte le nom de sérum. Le sérum est constitué par de l’eau contenant en dissolution la caséine, l’albumine, la lactose et les différents sels: phosphate de chaux, chlorures de sodium, de potassium, phosphates de soude, de magnésie, de fer, etc.
Le lait renferme des gaz libres: acide carbonique, azote, oxygène; il contient des ferments solubles ou zymases: l’amylase, la monobutyrinase ou lipase, des oxydases, un ferment dédoublant le salol, un ferment glycolytique et un ferment protéolytique.
Voici la composition moyenne du lait de femme, d'après Marfan: pour 1,000, caséine et albuminoïdes, 16; lactose, 65; beurre, 35; sels, 2.5; gaz dissous, 212 oc.; densité à — 15° 1,032.
La composition du lait au litre, d’après Grimbert, est la suivante:
Maximum Minimum Moyenne Densité .. .. .. .. 1035 1028 1031 Extrait .. .. .. .. 163.80 112.00 131.57 Baume 7. 61.80 17.50 39.05 Onsdine .. .. .. ,: 14.00 8.50 11.17 Lactose (anhydre) . 77.66 67-62 71.82 Sols. 2.70 1.07 1.87
Substances indéterminées .. .. .. 11.07 4.26 7.66 La composition du lait varie, non seulement d’un jour à l’autre, mais suivant les heures de la jouruée et suivant le moment de la tétée. La quantité de lait produite en vingt-quatre heures est variable pour chaque
femme, et chez la même femme elle diffère suivant l’é. poque de l'allaitement, Elle est en moyenne de 1000 à 2000 grammes, mais peut s'élever jusqu’à 3 litres, Certaines femmes n’ont nas de lait, c’est l'agalactie ; d’autres ont du lait en telle abondance, qu’elles en sont épuisées, c’est la galactorrhée. L’habitude de nourrir favorise le développement des mamelles et la sécrétion lactée. Les femmes de bonne constitution, avec les cheveux noirs, ont généralement un lait plus riche et plus abondant que les blondes et les rousses. Les deux seins ne sécrètent pas exactement le même lait; la qualité et ln quantité peuvent différer de l’un à l’autre et l’enfant a des préférences pour l’un ou pour l’autre, Pendant la menstruation, chez les femmes qui sourrissent, le lait devient plus concentré. L’enfant est
plus agité, crie souvent ; il digère mal, les garde-robes sont moins jaunes, moins homogènes ; le poids de l’enfant cesse de s’accroître,
La sécrétion lactée diminue généralement chez la nourrice qui devient enceinte; cependant chez certaines femmes le lait reste aussi abondant.
Une alimentation riche, abondante, substantie!le communique au lait ses propriétés. Cependant ce qui profite n’est pas tant la quantité des aliments ingérés que la quantité digérée. L’abondance des boissons augmente la quantité du lait, mais en diminue la qualité.
L'influence du système nerveux est manifeste svr la qualité et sur la quantité de la sécrétion lactée, Les émotions vives, les chagrins communiquent au lait des Propriétés qui peuvent provoquer des troubles de la digestion chez le nourrisson. Les maladies aiguës dimi-